Marco ou La Realidad est le deuxième " épisode " de la série des Don Quichotte(s), contes présentant des " chevaliers du réel ", des "bouffons" arpentant chacun une époque dans l'histoire de la société occidentale capitaliste. Leur point commun : dénoncer la réalité telle qu'elle se présente à eux, et, contrairement au Don Quichotte de Cervantès, tenir leur obsession jusqu'au dernier souffle. Philip K. ou la fille aux cheveux noirs, premier épisode de la série, a été publié aux éditions esse que en 2020. Marco ou La Realidad, adaptation théâtrale du roman de Julien Villa, Rodez-Mexico publié aux éditions Rue de l'échiquier fiction en septembre 2022 c'est l'histoire de Marco Jublovski, jardinier communal à Rodez. Totalement bouleversé par la découverte du sous-commandant Marcos et des néo zapatistes, il décide d'occuper le rond-point en face de chez lui en signe de protestation contre la démolition prochaine de son pavillon, dernier vestige du monde d'avant, avant l'expansion d'une grande zone industrielle. Le voilà parti en croisade, placardant ses communiqués et armé d'un " fusil à cauchemar " pour combattre la fausseté du monde avec sa bande de potes et son groupe d'anarco mariachis. Pour lui, Rodez n'existe plus, le Sud-Est mexicain est désormais le seul endroit encore réel du monde. Son pavillon devient " La Realidad " et Marco Jublovski n'est au re que le sous-commandant de Rodez.
Nombre de pages
88
Date de parution
09/04/2026
Poids
150g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782487746275
Auteur
Villa Julien
Editeur
ESSE QUE
Largeur
140
Date de parution
20260409
Nombre de pages
88,00 €
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Avec le sous-commandant Marcos insurgé de Rodez : la France périurbaine a trouvé son Don Quichotte ! A trente ans, Marco Jublovski vit avec sa mère dans un pavillon de la zone industrielle et commerciale du Grand Rodez, où il travaille comme agent communal à l'entretien des espaces verts. Son seul plaisir dans un quotidien où l'apathie rivalise avec l'ennui, c'est sa bande d'amis - les mêmes depuis l'enfance. Un matin, après une fête sur le Larzac, Marco découvre l'existence du sous-commandant Marcos et des néozapatistes. La sensation d'avoir rencontré son double le bouleverse. Du jour au lendemain, il se passionne pour la pensée révolutionnaire et le Mexique. Par une sorte d'étrange hasard, c'est le moment que choisissent les pouvoirs publics pour lancer une procédure d'expropriation au nom de l'essor du Grand Rodez. Inspiré par la lutte des paysans du Chiapas et les grands mythes mexicains tels qu'Emiliano Zapata et Pancho Villa, Marco est bien décidé à résister".
Nous sommes à Berkeley, dans la baie de San Francisco, berceau de la jeunesse contestataire, le 7 novembre 1972, le jour des élections présidentielles américaines. Richard Nixon brigue un second mandat. Philip K. a quarante-quatre ans. C'est un auteur de science-fiction : jusqu'ici un genre de littérature mineure pour adolescents attardés. Philip K. vit dans cette ville, depuis l'âge de cinq ans. Eternel étudiant, il a connu dans sa jeunesse la chasse aux sorcières communistes et le maccarthysme. La guerre froide : le Vietnam, Cuba, les mouvements révolutionnaires aux Etats-Unis, l'affaire du Watergate, tout concourt à développer sa paranoïa. A moins que celle-ci ne soit due aux amphétamines légales qu'il prend depuis tant d'années pour soutenir son rythme effréné d'écriture : les éditeurs de science-fiction payent au rabais et à la ligne. Voici plus de vingt ans que Philip K. passe ses nuits à écrire des romans dystopiques où il est toujours question de réalités cachées, de manipulations psychiques à grande échelle, de jumeaux séparés, évoluant dans deux univers parallèles (la mort de sa soeur jumelle, Jane, peu après leur naissance, l'a traumatisé, et on trouve un peu partout dans ses livres cette même fille aux cheveux noirs). Les jeunes amis de Philip K. voient ses romans comme des paraboles anticapitalistes. On le surnomme dans Berkeley : le roi des freaks. Philip K. , contre son gré et par une suite de malentendus, devient donc un symbole de la contestation américaine, une cible pour l'Amérique réactionnaire qui en cercle la jeunesse de Berkeley et San Francisco. Ce titre est composé du texte de la pièce Philip K. ou la fille aux cheveux noirs et du sous-texte Jane K. écrit en amont de la création de la pièce.
C'est l'histoire d'une cité au milieu des années 1990. Des bonhommes qui se racontent des histoires de bonhommes qui se mangent entre bonhommes dans un monde de bonhommes...Il y a Julo le gros, qui se gave de frites et de dessins animés. Dragon Ball est son préféré. Tandis que la télé crache des épisodes à heure fixe, son univers se peuple de monstres et de personnages mythiques. Le jour où le rap débarque sur les radios, Julo rêve de se transformer en MC respecté.Et puis il y a David Feytout, autoproclamé « fils du célèbre garagiste ». Pendant que David roule à fond vers sa tragédie, son poisson rouge entame un voyage initiatique dans les égouts de la cité.Au fil du récit, d'autres personnages apparaissent, dont les trajectoires tissent peu à peu la légende des habitants d'un quartier mis au ban.« Nous tous là, on est comme Goku, Gohan et Végéta. Des étrangers, des guerriers de l'espace venus d'ailleurs. On vit reclus à la cité, mais c'est nous qu'allons sauver les humains ! Et c'est beau ! Dragon Ball, c'est le contraire des justiciers à la con dans les comics américains, comme ce nazi de Batman. »Biographie de l'auteur :Julien Villa est auteur, comédien et metteur en scène au théâtre. Des Dragons dans les halls est son deuxième roman.
La sensibilité mesure la durée de vie moyenne d'une obligation. Un homme à la sortie de son bureau s'arrête et ne repart pas. A la manière d'un moteur qui même immobile reste parcouru d'infimes mouvements, commence un soliloque où l'homme décrit ce qu'il voit, ce qu'il est, ce qu'il devient. A côté, des formules de finances quantitatives, des déclarations du P. D. G d'une entreprise mondialement connue, des inserts plus fictionnels, égrènent une autre musique... L'Immobile a reçu l'aide à la création de textes dramatiques du Centre National du Théâtre en mai 2014. Des extraits du texte ont été présentés le samedi 4 octobre 2014 à la friche la Belle de Mai dans le cadre du Festival Actoral de Marseille. La fiction radiophonique de l'Immobile a été enregistrée en public par France Culture dans le cadre de la semaine "la radio sur un plateau" en partenariat avec Théâtre Ouvert le 11 décembre 2014 à 20h à Théâtre Ouvert et diffusée sur France culture.
Rouge Brut "? Homme de moi, je veux en avoir le coeur. Jusqu'où croire les mots écrits, marqués, répétés sur le front de sa boite, qui me prouve que il n'y a pas autre chose dans le fond de sa boite, Homme de moi livre le vrai, voilà? " Os "Je ne supporte pas le bruit de mastication de la Bouche Enorme derrière sa forêt de micros, trou béant qui, de mots frais, se nourrit. Elle harponne le mot, l'engouffre, puis crache le noyau : un os. De mot". Rouge Brut, Os, deux textes joués, plutôt performés, à deux époques différentes. Deux textes de Stéphane Bonnard qui se répondent sur son obsession de la langue comme lieu du monde.
L'histoire de ce projet revient à ceci que ce que je devais faire n'a pas été fait... c'est pourquoi, je suis là à me demander si j'ai tiré de cette incapacité à m'en tenir et à répondre au dispositif proposé - donné au départ, une espèce de technique ? Ce n'est que plus tard en fait, dans l'exercice que je prends conscience que cette incapacité m'apporte une expression potentielle-nouvelle - quelque chose qui apparaît en se dissimulant (l'expression est belle), la sensation d'une mutation ? Mutation oui peut-être mais à la condition que je ne parle pas que de moi - c'est la transformation indispensable ! Je fais donc un récit sans histoire - où manquent les péripéties mais qui rend attentif, non aux évènements, plutôt à une sorte de sensibilité, une puissance de source, par exemple un vécu qui même s'il n'apporte pas de résultat ferme ou de compréhension définitive - j'appelle ça "passer du ciel à l'étoile" - peut se mettre devant vous comme un musicien avec sa réponse toute prête à être écoutée, entendu même qu'elle peut s'écouter sans oreilles. Eric Da Silva