La justice en examen. Attentes et expériences citoyennes
Vigour Cécile ; Cappellina Bartolomeo ; Dumoulin L
PUF
28,01 €
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EAN :9782130836056
La confiance à l'égard de la justice, sa légitimité et son autorité sont au fondement de la démocratie. Mais quel regard les citoyens et citoyennes portent-ils sur cette institution, son fonctionnement et ses décisions ? A quelle justice aspirent-ils ? Quels facteurs et attentes façonnent leurs propres jugements ? Dans quelle mesure s'approprient-ils ce moyen de défendre leurs droits ? Les citoyens sont attachés à la justice en tant que valeur, repère collectif et instance de régulation des conflits. Leurs critiques relatives à l'institution, aux organisations et à certaines pratiques professionnelles sont la contrepartie d'idéaux de justice exigeants, source de désillusions. De nombreux enquêtés discutent l'autorité de la justice en matière pénale et sa capacité à faire respecter les lois. Alors que dans leurs propos généraux, une majorité d'entre eux regrettent sa clémence excessive, ils sont plus nuancés, en situation de juger face à des cas concrets. Leurs attentes expliquent la double finalité attribuée aux peines : sanctionner et éduquer.
Nombre de pages
436
Date de parution
14/09/2022
Poids
608g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782130836056
Titre
La justice en examen. Attentes et expériences citoyennes
Auteur
Vigour Cécile ; Cappellina Bartolomeo ; Dumoulin L
Editeur
PUF
Largeur
150
Poids
608
Date de parution
20220914
Nombre de pages
436,00 €
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Comprendre les recompositions actuelles de la justice à travers l'étude des principales réformes menées en France, en Belgique et en Italie. Pourquoi et comment l'institution judiciaire est-elle réformée ? Cet ouvrage étudie les recompositions actuelles de la justice à travers les principales réformes menées en France, en Belgique et en Italie, avec des éclairages sur les Pays-Bas, des années 1960 jusqu'en 2016. Il repose sur une enquête de grande ampleur : analyse d'une douzaine de débats parlementaires, dépouillement de la presse généraliste et spécialisée et 120 entretiens réalisés par l'auteure auprès des principaux acteurs des réformes. Envisageant la justice en tant qu'institution, ensemble de professions et organisation, ce livre analyse les réformes comme un processus institutionnel de changement, qui instaure de nouvelles règles ? juridiques ou organisationnelles ? et des représentations du monde différentes. Il ouvre une réflexion sur les changements de l'action publique et de l'Etat. L'ouvrage propose : une comparaison systématique entre la Belgique, la France et l'Italie ; une approche empirique portant sur des réalités judiciaires contrastées et pourtant confrontées à des dynamiques similaires : emprise gestionnaire croissante, transformations du système pénal et des rapports entre justice et politique, qui débouchent sur un nouveau modèle de justice. Il s'adresse aux étudiants, chercheurs et praticiens en sciences sociales et en droit.
Le foisonnement des recherches comparées contraste singulièrement avec le peu de réflexion méthodologique sur l'usage et l'élaboration de la comparaison. C'est pourquoi il importe de revenir sur la démarche comparative, ses atouts et ses dangers : Qu'est-ce que comparer ? Pourquoi comparer ? Comment élaborer une démarche comparative ? Quels cas comparer ? Selon quelle stratégie ? A quelles conditions et avec quelles limites ? Quels écueils éviter ? Ce livre se propose de définir les règles de la méthodologie comparative et d'aider à construire les conditions méthodologiques d'un usage rigoureux et pertinent de la comparaison dans les sciences sociales. Il vise également à réfléchir sur la spécificité de la démarche comparative dans chacune des disciplines : peut-on dégager, au-delà des différences, une logique unique dans la démarche comparative ? Le regard interdisciplinaire se double d'une mise en perspective historique d'autant plus nécessaire que la réflexion sur la comparaison se caractérise, dans l'ensemble, par l'absence de cumulativité. S'appuyant sur des travaux fondateurs de la littérature sur la comparaison et tirant parti des expériences internationales récentes en la matière, ce guide se veut un instrument de travail pour les étudiants et les chercheurs en sciences sociales.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.