Giono et le travail des sensations. Un barrage contre le vide
Vignes Sylvie
NIZET
31,01 €
Epuisé
EAN :9782707812421
Cet essai étudie la permanence mais aussi l'intéressante évolution du thème des perceptions sensorielles tout au long de l'?uvre de Jean Giono. Partant de la manière dont Giono érige les sensations en barrage contre un vide existentiel de plus en plus menaçant, il montre que c'est en définitive le travail des sensations par un imaginaire et une écriture - donc une poétique et non une philosophie - qui donne au romancier les moyens de gagner ce " pari " du " divertissement " sensoriel qu'il semble opposer au Pari pascalien. Cette étude soutient que, pour Giono, les relations sensorielles unissant l'homme au monde restent, de bout en bout, d'une importance vitale et offrent une irremplaçable matière première, mais que seule la recréation du monde sensible peut faire échec à la menace du vide.
Nombre de pages
299
Date de parution
03/05/2000
Poids
418g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782707812421
Titre
Giono et le travail des sensations. Un barrage contre le vide
Auteur
Vignes Sylvie
Editeur
NIZET
Largeur
150
Poids
418
Date de parution
20000503
Nombre de pages
299,00 €
Disponibilité
Epuisé
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De Virgile aux plus récents ouvrages de David Bosc et de Jean-Yves Laurichesse, cet ouvrage offre une lecture de la sensibilité paysagère ouvrant largement l’empan géographique, temporel et culturel.Cet ouvrage offre un parcours écopoétique ouvrant largement l'empan géographique, temporel et culturel. Le paysage antique épousant les états d'âme successifs de Virgile ; Chateaubriand, Stendhal, Georges Sand et Fromentin sur leur terrain de chasse ? au gibier, mais aussi et surtout aux savoirs et aux sensations ; Alphonse Karr en mystagogue du jardin ; Jeanne Bemer-Savan, Georges Saint-Clair et les héros de Bosco, tous sens ouverts aux stimuli de leur environnement dans une fusion quasi mystique ; Delteil construisant une très originale et sensible pensée « de Midi » aux accents orientaux ; Hemingway dérivant entre enfer et paradis sous les ciels cubains ; Romain Gary en précurseur de la conscience écologique ; les éloquentes voix équines chez Claude Simon et Jean Giono ; la Micheline d'Escarpit sur les pas de Thérèse Desqueyroux parmi les vignobles bordelais et les pins landais ; Michon sur ceux de Flaubert dans le vitrail de la cathédrale de Rouen ; la « poétique de la broussaille » de Gisèle Fournier ; David Bosc réinventant la Provence en la pimentant de japonisme ; et Jean-Yves Laurichesse, de paysages en tableaux et de tableaux en paysages : autant de belles traces à suivre au c'ur du monde sensible.
La caractérisation précise du "genre marine" comme art pictural plaçant l'élément marin au coeur de l'oeuvre, s'est faite très progressivement et avec difficulté. Ce n'est vraiment que dans la seconde moitié du XIXe, avec certains impressionnistes (Courbet, Boudin), que la "marine" retrouve son essence perdue depuis Turner, le précurseur isolé. L'ouvrage de Marie-Antoinette Tippetts, s'appuyant sur un immense corpus de sources, explique brillamment ce phénomène par les puissantes réticences qu'eurent les littérateurs critiques d'art (Diderot, Thiers, Baudelaire, Champfleury, les frères Goncourt, etc.) à se défaire de leur grille habituelle d'interprétation de la nature figurée. On mit ainsi beaucoup de temps à accepter qu'un tableau dépourvu à la fois du "sujet humain", de l'"anecdote" et de l"embellissement" nécessitée par l'idéalisation de la nature, reste un tableau digne de l'art pictural. "Les littérateurs, écrit M. -A. Tippetts, jugent la peinture selon leurs propres critères littéraires. Ils apportent à leur critique d'art tous leurs goûts et leurs préjugés et ne conçoivent que rarement qu'il puisse exister d'autre étalon". Cette étude originale et très renseignée s'ouvre sur la série des ports de France par Claude-Joseph Vernet (1753-1765), et s'achève, aux alentours de 1870, avec les marines de Gustave Courbet.
Pouvant se lire ou se consulter à plusieurs niveaux, cette vaste synthèse (qui ne néglige pas les prodigieuses étrangetés - méconnues ! - de l'Histoire du Théâtre) concerne tous les publics, du très jeune lecteur (qui se laissera imprégner par les illustrations) au "théâtrophile" curieux et cultivé (qui goûtera l'inédit absolu de certaines pages) en passant par les lycéens, étudiants et, bien sûr, enseignants/enseignés des Ecoles de Théâtre. Salué par Jérôme Garcin, à la parution de ce livre en 1992, comme le "Facteur Cheval" du théâtre, André Degaine a conçu et réalisé un livre entièrement écrit à la main (calligraphié !) et, en grande partie, illustré par lui-même. Livre hors norme, sans doute l'événement de l'édition théâtrale de ces dix dernières années, cet ouvrage a déjà remporté plusieurs prix et un énorme succès (35.000 ex. vendus).