Originaire de Milan et formée à l'Ecole Polytechnique de Lausanne, Nanda Vigo (1936-2020) se fait remarquer dès les années 1960 par son approche transversale des arts, de l'architecture et du design. Figure importante de la scène artistique italienne des avant-gardes, elle a toujours privilégié l'expérimentation et l'exploration. A partir de 1959, elle fréquente l'atelier de Lucio Fontana, avant de se rapprocher des artistes Piero Manzoni et Enrico Castellani, qui ont fondé la galerie Azimuth à Milan. C'est au cours de cette période qu'elle découvre les artistes et les lieux du mouvement ZERO en Allemagne, aux Pays-Bas et en France. Entre 1964 et 1966, elle participe à de nombreuses expositions ZERO en Europe ; en 1965, elle organise la légendaire exposition Zero Avantgarde dans l'atelier de Lucio Fontana à Milan. En 1971, elle reçoit le New York Award for Industrial Design, pour la lampe Golden Gate produit par Arredoluce et réalise un de ses projets les plus emblématiques pour la Casa Museo Remo Brindisi à Lido di Spina. En 1976, elle remporte le premier prix Saint-Gobain pour le design du verre et, en 1982, elle participe à la 40e Biennale de Venise. Cet ouvrage accompagne l'exposition "Nanda Vigo, l'espace intérieur" au Madd Bordeaux qui présente le travail de l'artiste à travers des installations immersives. Y sont abordés l'architecture, l'art et le design comme autant de champs de création totale, pour donner à voir, à percevoir et à ressentir toutes les dimensions de son travail.
Au cours du XXe siècle, le design est devenu incontournable. Les designers modèlent notre quotidien. Dans certains cas, ils parviennent même à changer nos modes de vie. Marion Vignal et Cédric Morisset nous fournissent des clés pour mieux comprendre cette discipline, entre art et industrie. Designers, mouvements, techniques, marques, concepts, font l'objet de leur analyse pertinente. De Pierre Paulin à Charlotte Perriand ou Ettore Sottsass, d'Ikea à Kartell, du design scandinave au design italien, les deux auteurs nous racontent l'univers du design, son histoire, son évolution et son impact sur notre vie quotidienne.
Ce livre présente des vêtements pour la petite poupée Corolle de 30 cm. Même les petites filles, aidées de leur maman ou de leur grand-mère pourront les confectionner ! Un encart avec les patrons à taille réelle permet de confectionner aisément tenues et accessoires pour poupée (couffin, porte-bébé et sac). Des tissus fins et colorés, Liberty et collection d'une designer textile reconnue, donnent beaucoup de charme aux vêtements ; ces tissus constellés de petites étoiles, de pois or et argent et de motifs délicats enchanteront les petites filles.
Garimorth Julia ; Lévy-strauss Monique ; Singer Ju
A l'occasion de l'exposition "Au-delà" de Sheila Hicks, du 9 octobre 2026 au 8 mars 2027, au Palais des Beaux-Arts de Lille, cet ouvrage rétrospectif et subjectif revient sur le parcours de cette pionnière des arts textiles. Profondément marquée par l'enseignement de Louis Kahn et de Josef Albers, comme par la découverte des textiles des cultures précolombiennes, Sheila Hicks affirme qu'une oeuvre se vit dans son rapport à l'espace, par la vue comme par le toucher. Exposée au Centre Pompidou, aux Biennales de Venise, du Whitney et de São Paulo, présente dans les collections du MoMA, du Metropolitan Museum et du Victoria and Albert Museum, elle crée des oeuvres inclassables, à la fois picturales, sculpturales et monumentales. Dès la fin des années 1960, elle est invitée à intervenir dans des bâtiments prestigieux : à New York avec la Ford Foundation, à Paris avec la Banque Rothschild, ou encore à La Défense pour IBM. C'est dans cette lignée que s'inscrit l'installation conçue pour l'atrium du Palais des Beaux-Arts, qui dialogue avec l'architecture du lieu, tandis que plusieurs décennies de création s'invitent dans les collections permanentes. Sheila Hicks y franchit les frontières entre art, artisanat et architecture, et fait de l'espace le support d'une perception renouvelée.
Avec cet ouvrage, Jean-Louis Cohen, architecte et historien, et Monique Eleb, psychologue et sociologue, proposent une promenade architecturale dans le Paris intra-muros et sa proche banlieue. Trente-trois bâtiments photographiés par Antonio Martinelli sont visités parmi la multitude de réalisations qui ont marqué le XXe siècle. Ils ont été choisis en fonction de leur contribution au paysage urbain, de leur force esthétique et de leur rôle dans la transformation des modes de vie. Des architectes du début du siècle à qui les découvertes techniques ont permis de se libérer des conventions à la génération actuelle qui a retrouvé une dimension intellectuelle après la crise architecturale des années 1960-1970, on suit dans le Paris d'aujourd'hui les transformations d'identité d'une ville dont le centre dense est enserré dans une agglomération de plus de dix millions d'habitants. Par la succession et la mise en correspondance d'édifices en apparence étrangers les uns aux autres, des ossatures de béton des frères Perret aux prismes transparents de Jean Nouvel, Jean-Louis Cohen et Monique Eleb révèlent combien l'idéal d'une architecture rationnelle et lisible aura marqué l'architecture du siècle. This book takes the form of an architectural promenade devised by the architect and historian Jean-Louis Cohen and the psychologist and sociologist Monique Eleb. Thirty-three buildings in Paris and the inner suburbs are presented with photographs by Antonio Martinelli. Selected from the multitude of buildings which have marked the 20th century, each has been chosen for the contribution it makes to the cityscape, for its aesthetic value and for the role it has played in transforming life-styles. From the technical discoveries which enabled architects to break free from conventions in the early 20th century, to the rediscovery of an intellectual dimension by the present generation of architects in the wake of the architectural crisis of the 1960s and 1970s, this itinerary through today's Paris reveals transformations in the identity of the densely-built capital city at the center of an agglomeration populated by over ten million people. By explaining the connections between a sequence of buildings which look very different from one archer, ran no from the Perret brothers' concrete frames to Jean Nouvel's transparent prisms, Jean-Louis Cohen and Monique Eleb reveal the extent to which the long-established French architectural ideal of rationality and legibility has marked the architecture of the 20th century
« Mon ambition est de me consacrer aux grandes décorations murales, à la fresque, qui m'intéresse plus que tout. [?] Vous voyez que mes ambitions sont vastes ! » Première femme à obtenir le Grand Prix de Rome en peinture en 1925, à seulement 22 ans, Odette Pauvert (1903-1966) est une figure méconnue du XXe siècle, à contre courant des avant-gardes. Après un voyage à Pise où elle découvre les fresques monumentales du Camposanto, elle est durablement inspirée par le Quattrocento italien, notamment par Pisanello, Piero della Francesca ou encore Gozzoli. Née dans une famille de peintres et de miniaturistes, elle revendique un style classique et décoratif, et la tradition de la peinture d'histoire et de la fresque. D'abord élève à l'École des Beaux-Arts de Paris, où elle prend part à l'atelier de Ferdinand Humbert, puis pensionnaire pendant 3 ans à Rome, elle intègre les Ateliers d'art sacré en 1929, et passe l'année 1934 à la Casa Velázquez à Madrid, aux côtés d'Alfred Giess et de René Cottet. Elle participe au Salon des artistes français de 1923 à 1966. Peintre du monumental comme de la miniature, elle participe à de grands chantiers comme l'Église du Saint-Esprit à Paris, qui sera sa commande la plus importante, et se distingue tout particulièrement avec ses autoportraits, sujet singulier pour une femme de cette époque. Une première rétrospective lui est dédiée en 1986 au musée Sainte-Croix de Poitiers.