En janvier 1847, à Buzançais dans le Berry, ceux qu'on appelle " les Blouses ", ou les Petits, échappent, pour quelques jours? à leur vie quotidienne. Leur émeute exprime le rêve d'une vie meilleure. Près de cinq ans plus tard, dans le Nivernais voisin, à Clamecy, " les Rouges " refusent d'accepter le coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte. Dans les deux cas, le rêve va s'évanouir dans le sang. Mais le souvenir de ces événements, et de ceux qui en furent les victimes, survivra lontemps dans la mémoire collective, prouvant que la province fut, aussi, révolutionnaire. Ces journées, comme celles de février et de juin 1848, illustrent bien l'importance de la crise qu'on connue les Français. L'adoption, imprévue, du suffrage universel, en est la conséquence la plus spectaculaire. En 1848, Paris est le théâtre de la plus terrible bataille de rue. Passée l'illusion lyrique des débuts, une situation conflictuelle, puis explosive s'impose en juin. D'autant qu'au fossé sans cesse plus profond entre " bourgeois " et " ouvriers ", à la peur sociale qui gagne, s'ajoute une opposition Paris-Province. En mettant en lumière les différences entre la capitale et le reste du pays, entre les villes et les villages, Philippe Vigier montre que la Révolution de 1848, la République et la " question sociale " n'ont pas la même signification à Marseille, à Lyon ou à Pontarion (Creuse) qu'à Paris.
Nombre de pages
437
Date de parution
18/03/1998
Poids
483g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782012354128
Titre
1848, LES FRANCAIS ET LA REPUBLIQUE
Auteur
Vigier Philippe
Editeur
HACHETTE LITT.
Largeur
130
Poids
483
Date de parution
19980318
Nombre de pages
437,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Qui est Fouad Chouki? Aux côtés de Bob Tahri et de Mehdi Baala, Fouad Chouki a écrit parmi les plus belles pages du demi-fond français. D'ailleurs, murmurent les spécialistes, il ne serait pas le moins doué des trois. Pourtant à l'adolescence, entre dérives et tentations légitimes, Chouki trébuche et refuse les contraintes qu'exige la vie monacale d'un athlète de haut niveau. Après deux ans d'errements, il reprend une nouvelle fois le chemin de l'entraînement et s'offre un retour de premier plan qui le conduit jusqu'à la finale du 1 500 mètres des championnats du monde à Saint-Denis en août 2003. Sa course en enfer! Car, entre-temps, il a cédé aux sirènes du dopage... Pour la première fois un athlète international raconte comment il est amené, comme beaucoup de ses rivaux, à franchir la ligne jaune. Un choix qui mettra fin à ses rêves de champion et va complètement bouleverser sa vie. Car c'est dans l'obscurité d'une cellule de prison qu'il vivra les jeux Olympiques de Pékin, où son talent aurait pu lui permettre de monter sur le podium.
Au tréfonds de l'être, une plaie suinte, que maintiennent à vif maintes de ces questions auxquelles il n'est jamais facile de fournir une réponse : vivre, le faut-il ? Et ce mot, vivre, comment le comprendre ? Quelles significations lui attribuer ? Et que doit-on faire de sa vie ? Quel sens lui donner, ou en recevoir ? Et il semble rigoureusement indispensable de se connaître, cet être que je suis, quel est-il ? Dois-je le subir dans tout ce qu'il est ? Ou bien puis-je le transformer ? Mais alors dans quel but, quelle intention ? Vais-je savoir brûler ce qui m'encombre, désenfouir mon noyau, ne garder en moi que ce qui procède de l'élémentaire, l'originel ? Et cet autrui dont je viens de vérifier à quel point il est mon semblable, vais-je savoir le rejoindre ? Et si je cède à ce désir de me connaître, comment dissoudre l'angoisse qu'il suscite ... Comment vaincre la peur de la vie ? La peur de la mort ? ... Mais quand ces questions le taraudent, l'être n'est pas à même de se les formuler. Elles ne sont tout d'abord qu'un malaise, un désarroi, une lancinante sensation d'exil, l'âpre nostalgie de ce que l'on ne saurait nommer, une infranchissable solitude. Et c'est à son insu que l'être se trouve progressivement engagé dans une aventure dont il ne soupçonne ni en quoi elle réside, ni où elle est susceptible de le mener. Les notes rassemblées dans ce Journal sont les traces laissées par un homme embarqué dans une telle aventure, et qui, des années plus tard, devra s'avouer qu'en se scrutant la plume à la main, il n'a fait qu'obéir à un urgent besoin de se révéler à soi-même, se clarifier, s'unifier, à l'impérieuse nécessité d'accéder à la liberté, la connaissance, une ineffable lumière. Dans ce premier volume, et parce que toute descente en soi est une descente aux enfers, on le découvre aux prises avec l'ennui, le dégoût, la peur, le marasme, la haine de soi, la menace d'une issue tragique. Mais rien ne peut le détourner de poursuivre sa quête. Armé d'une inflexible résolution, il s'acharne à se désentraver, se mettre à nu, explorer l'un après l'autre chacun des recès de son labyrinthe. Dans le second volume, la ténèbre s'éclaircit, et on le verra commencer à fouler la terre lointaine qu'il portait en lui. Celle où il pourra durablement enfouir et déployer ses racines.