L'herbe à Nicot. Amateurs de tabac, fermiers généraux et contrebandiers sous l'Ancien Régime
Vigié Marc ; Vigié Muriel
FAYARD
38,15 €
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EAN :9782213022413
Déjà sous l'Ancien Régime, le tabac divisait les Français. A peine introduit dans le royaume, sous Henri II, les médecins s'en emparent : pour les uns il guérirait toutes les maladies _ même les affections respiratoires ; pour les autres, il dessécherait le cerveau. Qu'on le chique, qu'on le fume ou qu'on le prise, le tabac devient vite une passion. Dans les tabagies comme dans les salons une sociabilité moderne apparaît, tandis que, de la préparation du tabac à l' " exercice de la tabatière ", les amateurs éclairés inventent un art de vivre. Dès le début du XVIIe siècle, la culture du tabac se développe en France et dans les colonies d'Amérique. Mais le monopole instauré par Colbert lui porte un rude coup. Face à ce nouvel impôt qui finance les dépenses d'une monarchie absolue à court d'argent et renforce le pouvoir de la Ferme générale, véritable Etat dans l'Etat, les " faux-tabatiers " se multiplient. Mandrin, le plus célèbre d'entre eux, subit le supplice de la roue avant d'entrer dans la légende. A la même époque, le goût des Français pour le virginie enrichit l'Angleterre. Bientôt les jeunes Etats-Unis bâtiront leur puissance sur cet or vert. La modeste plante américaine qui a fait la conquête du monde en moins de deux siècles occupe une place importante dans toutes les réflexions sur la société d'Ancien Régime. De Vauban à Mirabeau, de Colbert à Quesnay, de Richelieu à l'Assemblée constituante, que l'on pose le problème du commerce, du monopole ou de l'impôt, elle est toujours présente. Marc Vigié, ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, professeur agrégé, a déjà publié un ouvrage sur les Galériens du roi, en 1985, chez Fayard, couronné par l'Académie de marine et l'Académie française. Muriel Vigié, historienne de formation, est conseillère pédagogique à l'Education nationale.
Nombre de pages
592
Date de parution
23/05/1989
Poids
800g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782213022413
Titre
L'herbe à Nicot. Amateurs de tabac, fermiers généraux et contrebandiers sous l'Ancien Régime
Auteur
Vigié Marc ; Vigié Muriel
Editeur
FAYARD
Largeur
153
Poids
800
Date de parution
19890523
Nombre de pages
592,00 €
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Marchand, gouverneur, dignitaire moghol, chef de guerre, Dupleix fut tout cela avec des bonheurs inégaux. Parti au service de la nouvelle Compagnie des Indes en 1721, il vécut pendant plus de trente ans au Bengale et dans le Carnatic. Il devait en revenir déchu et ruiné. La période est difficile. Le vieil Empire moghol est à l'agonie. La France et l'Angleterre, qui se disputent les bénéfices du commerce du poivre et des précieuses indiennes, se portent les coups les plus rudes. Enhardi par ses premiers succès, le gouverneur veut donner à la France un quasi-monopole du commerce extérieur de l'Inde et établir un protectorat sur le Carnatic et le Deccan. Mais n'est-ce pas pousser l'audace jusqu'à la folie que d'enfreindre les consignes de la Compagnie que l'on sert et de ne pas se soumettre aux objurations de son gouvernement ? Fondamentalement, Dupleix demeure un homme de la Régence. Convaincu que la fortune sourit toujours aux audacieux, il se projette sans cesse dans l'avenir, non sans clairvoyance. Il meurt en 1763, l'année de la signature du traité de Paris. Désormais, l'Angleterre est libre de s'emparer de l'Inde. Marc Vigié, ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, agrégé de l'Université, docteur en histoire, a déjà publié chez Fayard Les Galériens du roi (1985) et L'Herbe à Nicot (1989, en collaboration avec Muriel Vigié).
Quatrième de couverture L'histoire de la peine des galères se calque étroitement sur celle de la monarchie absolue. Déserteurs, faux-sauniers, faux-monnayeurs, protestants, puis voleurs, mendiants; escrocs, etc., ils furent des dizaines de milliers qui permirent à Louis XIV de se doter à moindre frais d'une escadre de 40 galères et d'affirmer ainsi une gloire sans égale. Après le cachot où les condamnés pourrissent parfois des mois, voici l'éprouvant voyage avec la "chaîne" jusqu'à Marseille. Le châtiment commence alors véritablement. L'apprentissage de la rame n'est pas chose aisée et, pendant les campagnes, la cohabitation de plus de 400 hommes sur 300 m2 éprouve les corps et les âmes. A terre, lorsque les galères hivernent, la majorité d'entre eux travaillent pour survivre. Ils ont le "choix" entre les ateliers de l'arsenal, les échopes des artisans en ville, la "fatigue" du port ou bien les baraques où ils oeuvrent pour leur propre compte. En guise de consolation, les prostituées ou la piquette du bord:.. Au total, le tableau baroque d'une société qui possède sa hiérarchie, ses règlements, ses tensions et ses haines, mais aussi des relations de solidarité. Les galériens la quittent rarement. Le roi a trop besoin de rameurs - même si les galères apparaissent vite archaïques dans le domaine militaire - et la mort a effectué une ample moisson sur les bancs de, la chiourme dès les premières années de captivité.
François-Roger de Gaignières (1642-1715), érudit du XVIIe siècle, conçut le projet de réunir des pièces et des curiosités afin " d'éclaircir " l'histoire de la France. Pour lui, l'histoire ne se racontait pas seulement à travers les textes, mais aussi par les monuments et les images. En vue de ce projet, il assembla une collection de portraits ainsi que de nombreux dessins d'archéologie. De 1695 à 1713, aidé de deux hommes, son valet de chambre Barthélémy Rémy et le graveur Boudan, dans l'ouest de la France, en Bourgogne, dans la région parisienne et à Paris, il releva des épitaphes, fit dessiner des sceaux, vitraux, tombeaux, tapisseries et objets d'art variés. Parmi ceux-ci, les tombeaux tiennent une place particulièrement marquante. Leur étude et leur classement permettent de faire émerger une étude inédite sur la présence des animaux sur ces monuments dédiés aux morts. Que nous révèle ce monde funéraire, ce monde étrange de gisants et d'animaux, mémoire d'une vie ancienne, que nous considérons encore avec étonnement ? Compagnons fidèles, gardiens, symboles ou intercesseurs à la frontière entre le monde des vivants et celui des défunts, quelles sont ces bêtes accompagnant les hommes et les femmes du Moyen Age dans l'au-delà ? Cet ouvrage s'interroge sur la présence des animaux qui décorent les tombes et veillent sur le sommeil des gisants. Comment interpréter ces présences, sont-elles des symboles ou simplement des décorations, ont-elles une fonction déterminée ? Pourquoi cette association d'une figure humaine et d'une figure animale ? Quelle est la place réelle des animaux dans cet art funéraire ?
Ces mots résonnent encore en moi comme une provocation, une pique adressée à mon orgueil. Sûrement était-ce son objectif. Il savait que je ne pourrais rester indifférente au défi qu'il me lançait. Comme tous les hommes politiques d'expérience, il avait le don d'aller chercher dans les tripes de ses interlocuteurs ce qui pouvait les galvaniser. Il en appelait chez moi à un sentiment qui n'a jamais cessé de m'animer : la conviction d'avoir un devoir envers mon pays et mes compatriotes. Il est souvent difficile de se sentir à la hauteur d'un héritage quand celui-ci n'est pas seulement civilisationnel mais aussi familial". .
Et si, pour rester en bonne santé, vous n'aviez plus besoin de vous ruiner ? Le docteur Frédéric Saldmann vous révèle que tous les gestes qui protègent réellement votre coeur, votre cerveau, votre corps et votre moral sont les plus simples, les plus naturels et les moins chers. Ici, pas de recettes compliquées ni de contraintes impossibles à tenir. Le bon sens s'applique au quotidien, pour mieux manger, mieux bouger, mieux penser... et retrouver une énergie que vous ne soupçonniez pas. Ce livre propose une façon nouvelle de considérer la nutrition, l'hygiène de vie et l'activité physique : plus libre, plus intuitive, plus respectueuse de votre rythme. Une approche sans dépenses inutiles, accessible à tous, qui mobilise autant le corps que l'esprit. Des petits changements qui deviennent de véritables leviers pour réveiller une vitalité profonde, reprendre confiance en vos capacités et vous donner envie d'agir dès maintenant. Une santé plus efficace, à petit prix. 100% nouveau. Et si prendre soin de votre santé ne coûtait finalement presque rien ?
Après l'immense succès de son premier ouvrage, écoulé à plus de 230 000 exemplaires, Jordan Bardella revient avec un nouveau livre choc : Ce que veulent les Français, véritable journal intime d'une France travailleuse, humble et silencieuse. Pendant près d'un an, il a arpenté les routes, traversé les villes et les villages, tendant l'oreille aux Français de toutes conditions. Il a recueilli leurs doléances, leurs colères profondes, mais aussi les rêves, les attentes, et cette espérance si française qui continue de vivre inlassablement malgré les épreuves. Ce livre n'est pas seulement un recueil de confidences : il est le miroir d'un peuple oublié, la parole authentique d'une France que les élites méprisent et refusent d'écouter. Les responsables politiques qui le liront ne pourront plus dire qu'ils ne savaient pas.
Quand la Chine s'éveillera... le monde tremblera" , prédisait Alain Peyrefitte il y a un demi-siècle. La Chine s'est éveillée et le monde n'a rien vu, ni rien compris. Augmentation de la puissance militaire et de l'industrie de l'armement qui lui est nécessaire, contrôle des ressources et sécurisation des chaînes d'approvisionnement, montée en puissance technologique : Alain Bauer démontre, sources parfois inédites à l'appui, que la Chine ne se contente plus d'être l' "atelier du monde" qui inonde la planète de produits bon marché. Elle se hisse inexorablement au rang de superpuissance. Et bouleverse de fait tous les équilibres auxquels nous nous sommes habitués ces dernières décennies. Alain Bauer est professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers, fondateur du Pôle sécurité, défense, renseignement, criminologie, cybermenaces et crises (PSDR3C/ESDR3C). Il enseigne également à New York, Shanghai et dans les écoles spécialisées. Chine, la revanche de l'empire est le tome V d'une vaste analyse en sept volumes intitulée La globalisation piteuse.