Opposée à l'académisme de l'Ecole des Beaux-Arts, l'architecture régionaliste - héritière des fabriques rustiques, de l'historicisme néo-gothique, du pittoresque balnéaire - apparaît dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle. La reconstruction des régions dévastées par la Première Guerre mondiale lui offre le statut envié de doctrine officielle. Pendant l'entre-deux-guerres, ses militants luttent contre sa dévalorisation dans l'éclectisme commercial, mais aussi contre sa négation par les architectes modernistes. Le gouvernement de Vichy l'officialise une seconde fois, ce qui ne met pas pour autant fin au débat car elle est alors contestée par un courant qui prône une architecture fonctionnelle et préfabriquée. Après la guerre, la polémique s'éteint, le régionalisme ne s'appuie plus désormais que sur un seul argument : l'intégration au site. Ce livre retrace l'évolution des idées et valeurs régionalistes en France entre 1890 et 1950 et constitue une importante contribution à l'histoire de l'architecture contemporaine.
Nombre de pages
390
Date de parution
20/04/1994
Poids
500g
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EAN
9782909283111
Titre
L'architecture régionaliste. France 1890-1950
Auteur
Vigato Jean-Claude
Editeur
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Largeur
0
Poids
500
Date de parution
19940420
Nombre de pages
390,00 €
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Architecte et historien, Jean-Claude Vigato enseigne à l'École nationale supérieure d'architecture de Nancy où il dirige le Laboratoire d'histoire de l'architecture contemporaine. Ses travaux portent sur l'École des Beaux-Arts, l'évolution des doctrines académiques et le développement des différentes formes du régionalisme architectural. Ainsi, il se passionne pour l'architecture tessinoise. Il a notamment publié L'architecture régionaliste: France, 1890-1950, L'École de Nancy et la question architecturale.
Au xve siècle, l’apparition de formes architecturales inédites, inspirées des édifices antiques romains, a bouleversé toutes les modes. Ces projets originaux étaient signés de la main de maîtres d’œuvre indépendants des corporations, nouveaux intervenants dans la production : les architectes. De nouvelles formes artistiques investirent alors les palais urbains, les églises, leurs façades, leurs cours.A partir du xixe siècle, l’architecture moderniste rejeta néanmoins ces formes, tout comme celles décoratives : les œuvres architecturales devaient être techniques et fonctionnelles, du retour du gothique à l’architecture computationnelle. L’emploi de formes historiques ainsi que la problématique de la composition perdurèrent néanmoins, réactualisés dans le travail d’architectes comme Le Corbusier, Louis Kahn ou Livio Vacchini, parmi d’autres créateurs.Aujourd’hui, au xxie siècle, ce sont les techniques consommatrices d’énergie et polluantes qui sont condamnées par une nouvelle morale écologique et mettent à l’épreuve les formes architecturales en semblant les rendre inutiles : la réflexion sur leur caractère artistique a-t-elle entièrement cessé pour autant ...
Vogato Valter ; Beghelli Annalisa ; Leruth Francin
Résumé : Les plus grands inventeurs et leurs idées, des plus étranges aux plus utiles, des plus bizarres à celles capables de transformer pour toujours le monde et les habitudes des personnes se trouvent dans ce volume qui raconte, de A à Z, le génie de l'esprit humain !
Avec cet ouvrage, Jean-Louis Cohen, architecte et historien, et Monique Eleb, psychologue et sociologue, proposent une promenade architecturale dans le Paris intra-muros et sa proche banlieue. Trente-trois bâtiments photographiés par Antonio Martinelli sont visités parmi la multitude de réalisations qui ont marqué le XXe siècle. Ils ont été choisis en fonction de leur contribution au paysage urbain, de leur force esthétique et de leur rôle dans la transformation des modes de vie. Des architectes du début du siècle à qui les découvertes techniques ont permis de se libérer des conventions à la génération actuelle qui a retrouvé une dimension intellectuelle après la crise architecturale des années 1960-1970, on suit dans le Paris d'aujourd'hui les transformations d'identité d'une ville dont le centre dense est enserré dans une agglomération de plus de dix millions d'habitants. Par la succession et la mise en correspondance d'édifices en apparence étrangers les uns aux autres, des ossatures de béton des frères Perret aux prismes transparents de Jean Nouvel, Jean-Louis Cohen et Monique Eleb révèlent combien l'idéal d'une architecture rationnelle et lisible aura marqué l'architecture du siècle. This book takes the form of an architectural promenade devised by the architect and historian Jean-Louis Cohen and the psychologist and sociologist Monique Eleb. Thirty-three buildings in Paris and the inner suburbs are presented with photographs by Antonio Martinelli. Selected from the multitude of buildings which have marked the 20th century, each has been chosen for the contribution it makes to the cityscape, for its aesthetic value and for the role it has played in transforming life-styles. From the technical discoveries which enabled architects to break free from conventions in the early 20th century, to the rediscovery of an intellectual dimension by the present generation of architects in the wake of the architectural crisis of the 1960s and 1970s, this itinerary through today's Paris reveals transformations in the identity of the densely-built capital city at the center of an agglomeration populated by over ten million people. By explaining the connections between a sequence of buildings which look very different from one archer, ran no from the Perret brothers' concrete frames to Jean Nouvel's transparent prisms, Jean-Louis Cohen and Monique Eleb reveal the extent to which the long-established French architectural ideal of rationality and legibility has marked the architecture of the 20th century
« Mon ambition est de me consacrer aux grandes décorations murales, à la fresque, qui m'intéresse plus que tout. [?] Vous voyez que mes ambitions sont vastes ! » Première femme à obtenir le Grand Prix de Rome en peinture en 1925, à seulement 22 ans, Odette Pauvert (1903-1966) est une figure méconnue du XXe siècle, à contre courant des avant-gardes. Après un voyage à Pise où elle découvre les fresques monumentales du Camposanto, elle est durablement inspirée par le Quattrocento italien, notamment par Pisanello, Piero della Francesca ou encore Gozzoli. Née dans une famille de peintres et de miniaturistes, elle revendique un style classique et décoratif, et la tradition de la peinture d'histoire et de la fresque. D'abord élève à l'École des Beaux-Arts de Paris, où elle prend part à l'atelier de Ferdinand Humbert, puis pensionnaire pendant 3 ans à Rome, elle intègre les Ateliers d'art sacré en 1929, et passe l'année 1934 à la Casa Velázquez à Madrid, aux côtés d'Alfred Giess et de René Cottet. Elle participe au Salon des artistes français de 1923 à 1966. Peintre du monumental comme de la miniature, elle participe à de grands chantiers comme l'Église du Saint-Esprit à Paris, qui sera sa commande la plus importante, et se distingue tout particulièrement avec ses autoportraits, sujet singulier pour une femme de cette époque. Une première rétrospective lui est dédiée en 1986 au musée Sainte-Croix de Poitiers.