YSAIE LE TRISTE. UNE ESTHETIQUE DE LA CONFLUENCE. TOURS, TOMBEAUX, VERGERS ET FONTAINES.
VICTORIN PATRICIA
CHAMPION
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EAN :9782745306166
Ce tard venu qu'est Ysaïe le Triste (première moitié du XVe siècle ? ) témoigne d'une nette évolution par rapport à ses modèles littéraires. Suite du Tristan en prose et de la Mort Artu, il s'émancipe de ses pré-textes en s'achevant de manière atypique sur une double geste épique : il comble la pseudo-lacune des chansons de geste consacrées à Aubéron et se clôt sur une fresque sarrasine. La venue du nain hideux Tronc - qui n'est autre que le petit roi de féerie Aubéron - induit de nombreux gauchissements du matériau arthurien, dans le traitement des motifs, des personnages, dans l'idéologie et l'esthétique du roman. Il introduit la veine burlesque et participe activement de cette nouvelle esthétique de la confluence, qui mêle les genres (insertions lyriques, fabliau, exemplum), les registres et discours littéraires. Enfin, les lieux fondateurs de l'arthurianisme sont vidés de leur contenu et l'auteur leur substitue sa propre création du verger des fées, lieu de la fabrique du roman, reliquaire de la tradition arthurienne et tombeau des héros.
Date de parution
01/01/2002
Poids
760g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782745306166
Titre
YSAIE LE TRISTE. UNE ESTHETIQUE DE LA CONFLUENCE. TOURS, TOMBEAUX, VERGERS ET FONTAINES.
ISBN
2745306162
Auteur
VICTORIN PATRICIA
Editeur
CHAMPION
Largeur
150
Poids
760
Date de parution
20020101
Disponibilité
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Cette étude propose une histoire de la réception française des Chroniques de Froissart du XVe siècle au XIXe siècle, explorant les processus de fabrique de Froissart et de son oeuvre, entre érudition et fiction. L'analyse des usages historiographiques, idéologiques et littéraires souligne combien ces Chroniques représentent un riche terrain d'expérimentation, d'interrogation et un lieu commun à partir duquel penser la discipline historique et le roman historique.
Connu sous différents noms – psittacus en latin, papegau en ancien français ou papegay en occitan médiéval – et finalement dénommé « perroquet », l’oiseau multicolore porte de riches et nombreuses significations ambiguës. Du côté du sacré, il trône en compagnie de la Vierge ou du Christ. Du côté du profane, il figure auprès d’une jeune femme dénudée ou non, avec une large palette de tonalités, sérieuses, burlesques, parodiques, satiriques. Des contes indiens aux fables sud-américaines, en passant par La Fontaine, Flaubert ou Tintin, l’oiseau qui parle est une invitation au voyage : dans le temps, l’espace, la littérature et la peinture ; dans la réalité comme dans l’imaginaire. L’ouvrage raconte ainsi son histoire culturelle de l’Antiquité à nos jours, de l’Orient à l’Occident, du Nouveau Monde à l’Europe où il se perche désormais sur l’épaule des pirates.
L’Orient et le Moyen Âge constituent pour l’Europe du XIXe siècle un réservoir de merveilles encore enfouies, à redécouvrir, à restaurer, alliant goût du collectionneur qui confine parfois au bric-à-brac kitsch et recherches érudites et philologiques. Le goût pour les études orientales va de pair avec celui pour les études médiévales qui se développent en parallèle. Au même titre que ce Moyen Âge lointain, cet autrefois, image d’une altérité désormais inaccessible, l’Orient, autre miroir tendu à l’Occident, serait capable de réveiller « ce siècle d’eau sucrée», selon la formule de Flaubert. L’Orient et le Moyen Âge incarnent des formes d’exotisme. Si l’adjectif « exotique », emprunté au latin exoticus apparaît pour la première fois en français sous la plume de Rabelais lorsqu’il évoque« diverses tapisseries, divers animaux, poissons, oiseaux et autres marchandises exoticques et pérégrines qui estoyent en l’allée du môle et par des halles du port», il faut attendre le XIXe siècle pour qu’il devienne usuel, renvoyant alors à ce qui n’appartient pas à la civilisation de la personne qui parle. On l’emploie particulièrement pour désigner une plante. C’est au e siècle que le substantif fait son apparition dans la langue française désignant le goût pour les cultures très différentes de celles de l’Europe, souvent avec une idée de pittoresque superficiel. C’est donc bien la fabrique conjointe des Médiévismes, Médiévalismes et des Orientalismes comme «exoticismes» que ce livre analyse. Avec le soutien de l'Université Bretagne Sud
Dans la seconde moitié du IIIe siècle, Victorin, évêque de Poetovio (dans l'actuelle Slovénie) avait rédigé de nombreux commentaires bibliques. Jérôme, qui est notre source principale à son sujet, avait en estime cet exégète latin qui connaissait bien les auteurs grecs, particulièrement Hippolyte et Origène. On donne ici ce qui a survécu de l'oeuvre, un court traité De fabrica mundi, qui est une méditation typologique sur le récit de la création, un fragment concernant la chronologie de la vie de jésus, et surtout l'In Apocalypsin, le premier commentaire de l'Apocalypse de Jean qui soit parvenu jusqu'à nous. A la fin du IVe siècle, les idées millénaristes du traité paraissaient archaïques à Jérôme, qui l'appréciait pourtant assez pour en rédiger une nouvelle édition en donnant une version modifiée des chapitres de la fin (qu'on trouvera ici). Ainsi rénové, le commentaire n'a cessé de nourrir la réflexion sur l'Apocalypse jusqu'au Moyen Age.