Un cambriolage n'est pas qu'un fait divers. Aux dégâts de l'effraction, à la perte matérielle des biens volés s'ajoute la brutalité de l'intrusion vécue comme un viol. Vient ensuite la gestion personnelle de "l'accident" : déni, colère, incompréhension et nostalgie des objets à forte charge émotionnelle. Sans compter les autres, loin d'être complaisants et à qui il faut faire face : voisinage, autorités publiques, assurances, justice... Autant de chocs successifs qu'il faut métaboliser puis surmonter pour une transformation nécessaire. La narratrice nous plonge dans cette aventure intime avec beaucoup de réalisme, un peu d'humour et même de dérision. Au terme d'un cheminement douloureux, où alterneront découragement, révolte, espoirs et rencontres nourricières, elle se sent grandie par cette épreuve, acceptant désormais les événements comme des maîtres. Une incitation à ne retenir que l'essentiel.
Nombre de pages
174
Date de parution
18/11/2015
Poids
220g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343076744
Titre
La farce du dindon ou Thanksgiving 2010
Auteur
Versavel La Barre Héléna
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
220
Date de parution
20151118
Nombre de pages
174,00 €
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Autour de quelques photographes dits " humanistes " devenus très célèbres (Izis, Boubat, Brassaï, Doisneau, Ronis...), plus d'une soixantaine de reporters-illustrateurs de grand talent ont oeuvré et méritent d'être à l'honneur. Qu'ils se nomment Edith Gérin, Janine Niépce ou Sabine Weiss, Marcel Bovis, René-Jacques, Jean Dieuzaide, Jean Marquis, Jean-Philippe Charbonnier, Léon Herschtritt, Jean-Louis Swiners, ou encore Eric Schwab, André Papillon..., ils ont en commun d'avoir nourri de leurs images le paysage visuel des Français de l'après-guerre. La Bibliothèque nationale de France peut se prévaloir de conserver la mémoire de bon nombre de ces auteurs, grâce au dépôt légal ainsi qu'à des dons généreux, auxquels elle rend hommage dans une exposition montrant les différents volets de leur activité et de leur production. On découvrira ainsi de nombreuses pièces illustrées par leurs soins ouvrages et magazines, mais aussi affiches, calendriers, agendas, dossiers pédagogiques, présents dans les fonds de la Bibliothèque. Les photographes " humanistes " ont contribué à construire une iconographie nationale, avec ses lieux pittoresques et ses archétypes sociaux mais aussi à dénoncer les réalités de l'époque - misère des banlieues, crise du logement, menaces de guerre - et à relayer luttes et espoirs de l'après-guerre. Grâce à leur participation à de grandes revues internationales (Life, Camera, Du...), ils ont aussi élargi l'horizon de leurs contemporains. Enfin ils ont en commun d'avoir développé " un imaginaire d'après nature " - selon l'expression d'Henri Cartier-Bresson - que l'on peut également qualifier de " réalisme poétique ". La figure de l'homme occupe une place centrale dans cette dimension onirique et merveilleuse du réel, révélée par la photographie à l'occasion de riches coopérations avec les écrivains, poètes ou chansonniers de l'époque. Ce sont ces différents aspects que l'exposition et l'ouvrage qui l'accompagne se proposent d'aborder, afin d'élargir et d'enrichir le point de vue actuel sur la photographie " humaniste ", trop souvent restreinte à quelques noms et quelques oeuvres.
Couvert par les photoreporters de l'époque, Mai 68 a produit une iconographie abondante : photographies d'étudiants, de meetings ou d'occupation d'usines que chacun d'entre nous, contemporain des événements ou non, a en tête. Cet ouvrage présente une approche critique du processus selon lequel, parmi toutes ces images, certaines d'entre elles ont accédé au statut d'icône à mesure que leur exploitation médiatique et les célébrations successives façonnaient, en même temps qu'une sorte d'" imagerie ", la mémoire collective de l'événement. Présentant un choix de photographies particulièrement emblématiques, il aborde notamment la " starification " de Daniel Cohn Bendit face à un CRS à travers la photographie de Gilles Caron ; la quasi absence d'images en couleur dans la presse ; le destin éditorial de 'la " Marianne " de Jean-Pierre Rey, devenue le symbole des événements ; les photos d'amateurs et les archives de la police ; les barricades de Mai 68. Une manière d'interroger, cinquante ans après l'événement lui-même, la portée de l'acte photographique dans le contexte de sa diffusion.