Dans ses écrits retraçant ses dix années passées en Araucanie (1889-1899), Gustave Verniory, jeune ingénieur belge, raconte les débuts de l'intense politique de colonisation de cette région du Chili, marquée par l'avancée du chemin de fer, la naissance des villes, les changements de paysages... Il analyse également la société multiethnique et cosmopolite dans laquelle il évolue, la vie et les rituels indigènes, et immortalise un "Far-West" à la chilienne qui n'existe déjà plus lorsqu'il quitte le pays en 1899. Les collections inédites d'objets, de photographies et d'archives personnelles de l'auteur, offertes par ses héritiers au musée du quai Branly, illustrent ce récit et sont intégrées à la présentation de cette source historiographique de première importance (l'ouvrage fait partie de la sélection de la Bibliothèque du bicentenaire du Chili regroupant les principaux ouvrages retraçant l'histoire du pays). En effet, deux longs articles introduisent l'ouvrage : "Gustave Verniory (14 octobre 1865-4 mai 1949), portrait sensible", par Angèle Martin, et "Entre Mapuches, Chiliens et colons. Gustave Verniory, un ingénieur belge au service de la colonisation (1889-1899)" par Paz Núñez-Regueiro. Cette première publication intégrale et en langue originale des textes de Gustave Verniory, comprend le récit de son séjour sur place (Dix années en Araucanie, 1889-1899), son voyage de retour en Belgique (D'Araucanie en Europe par Panama. Notes de voyage 1899), ainsi qu'un recueil d'observations ethnographiques sur les Mapuches qu'il a côtoyés (Scènes indiennes d'Araucanie).
Nombre de pages
930
Date de parution
03/01/2013
Poids
1 677g
Largeur
170mm
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EAN
9782916937038
Titre
Dix années en Araucanie (1889-1899)
Auteur
Verniory Gustave ; Martin Angèle ; Nuñez-Regueiro
Editeur
PU RENNES
Largeur
170
Poids
1677
Date de parution
20130103
Nombre de pages
930,00 €
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Les alchimistes ont tenté de transmuter le plomb en or. Aucun d'eux hélas n'a jamais réussi. Quelques-uns ont reconnu leur échec. Et, incroyable surprise, cet échec fut pour eux une paradoxale réussite : c'est eux-mêmes qu'ils venaient de transformer. C'est à cette sorte d'alchimie qu'espère contribuer ce livre. Non pas une alchimie matérielle qui changerait une violence plombée en une paix dorée. Vouloir éliminer la violence n'aboutit qu'à la renforcer. Mieux vaut travailler à rendre sa dynamique constructive. Mieux vaut transmuter les forces de destruction en forces de création. Tel est le travail de l'éthique auquel nous invitent les auteurs de ce livre. D'où le titre de cet ouvrage, "Transmuter la violence" et non pas "Eradiquer la violence" ! C'est ce à quoi se sont risqués une équipe d'enseignants, leurs élèves et les auteurs.
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A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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