Tous les coups sont permis. De Mitterrand à Sarkozy, la violence en politique
Vernet Henri ; Dély Renaud
CALMANN-LEVY
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EAN :9782702140727
La politique est un sport de combat. Violent. Sanglant. Et la Ve République a inventé la joute ultime : la conquête du sceptre élyséen au suffrage universel, une épreuve sanctionnée par un jury composé de 40 millions d'électeurs. La conquête du pouvoir demande un effort de tous les instants, c'est un chemin de croix qui nécessite d'être capable d'humilier l'adversaire, de l'écraser, de le piétiner, sans un regret, sans un remords. Sans un regard pour celui que l'on laisse à terre. Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn, Marine Le Pen, et tous les autres : jusqu'où sont-ils prêts à aller au moment de se lancer dans la guerre de la présidentielle de 2012 ? Quels sacrifices sont-ils susceptibles d'endurer ? Quelles violences sont-ils capables d'infliger pour parvenir au sommet ? L'élixir du pouvoir semble justifier toutes les audaces, tous les excès, tous les crimes. Et c'est d'abord le concurrent issu de ses rangs, de son camp qu'il faut être prêt à poignarder pour arriver : Giscard contre Chirac, Mitterrand contre Rocard, Fabius contre Jospin, Chirac contre Balladur, Sarkozy contre Villepin. Quelques « amateurs », quelques « naïfs », quelques personnalités médiatiques issues de la société dite « civile » se sont risqués dans l'arène, de Bernard Tapie à Nicolas Hulot. Mais au final, la politique est bien une affaire de professionnels. Une idée reçue veut que ce soit l'amour de l'autre, l'envie de servir le bien public qui suscite les vocations. C'est faux. Cette enquête, fourmillant de révélations et d'anecdotes inédites, se propose de décrypter l'histoire de la violence politique. D'Éric Woerth à Michel Noir, d'Alain Carignon à Didier Schuller, de Michel Rocard à Laurent Fabius, on y trouvera les reliques de ces victimes tombées au champ d'horreur de la politique pour affaires, scandales en tous genres, ou simplement? défaites électorales.
Nombre de pages
306
Date de parution
05/10/2011
Poids
364g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782702140727
Titre
Tous les coups sont permis. De Mitterrand à Sarkozy, la violence en politique
Auteur
Vernet Henri ; Dély Renaud
Editeur
CALMANN-LEVY
Largeur
140
Poids
364
Date de parution
20111005
Nombre de pages
306,00 €
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Paris, 5h30. Les chars entrent dans la capitale. L'opération "Mistral" est déclenchée dans toute la France. Sur ordre du président de la République, qui a activé l'article 36 de la Constitution, l'état de siège est déclaré, l'armée prend les commandes. Le général Gerfaut devient le nouvel homme fort du pays. Manipulations, coups bas, trahisons, menace de putsch... Ce thriller nous entraîne dans les arcanes du pouvoir politique et militaire. Une plongée vertigineuse dans une fiction haletante, miroir saisissant de l'actualité.
13 janvier 2020 à l?aube. Les chars Leclerc pénètrent dans Paris. À Marseille, des unités d?infanterie et des blindés légers quadrillent les quartiers nord en liaison avec la police et la gendarmerie.Sur toutes les ondes et l?intégralité des réseaux sociaux, le président de la République décrète la mise en euvre de l?article 36 de la Constitution : l?état de siège est proclamé sur tout le territoire. Les militaires prennent le contrôle du pays. Tout ce qui relève de la sécurité nationale relève désormais des généraux, qui ont la haute main sur les forces de l?ordre et mettent en place des tribunaux militaires. Le cours normal de la vie publique est aussitôt suspendu. Médias, syndicats, mondes enseignant et étudiant, corps intermédiaires civils et politiques, etc., sont comme gelés.L?article 36, un dispositif oublié, hérité des régimes troublés du XIXe siècle, qui n?a jamais été mis en euvre depuis la deuxième guerre mondiale? mais que tous les pouvoirs successifs ont tenu à garder dans notre Constitution en songeant qu?ils pourraient peut-être en avoir besoin un jour. Si le Président s?y est résolu, faisant appel au général Maxime Gerfaut qui vient de s?illustrer par une action humanitaire d?éclat en Syrie, c?est que le pays, frappé par une nouvelle vague d?attentats monstrueux, est en proie à de graves émeutes en banlieue et à des tentatives de sédition de groupes extrémistes. Mais après un bref rétablissement de l?ordre républicain, la situation va vite échapper à tout contrôle politique. Le général Gerfaut veut aller plus loin? Le pays se coupe en deux, une partie de la population applaudit l?autre se révolte. Pure fiction ? Oui bien sûr, ce livre est un thriller politique, pas un essai ni un document « vécu ». Mais il est le fruit d?une enquête patiente et rigoureuse, nourrie de témoignages et d?entretiens avec des responsables clés des armées, des services de renseignement, de la police et de la gendarmerie ; avec des juristes, des constitutionnalistes, des spécialistes de l?opinion publique, des femmes et des hommes politiques? Ce qui est raconté et décrit dans l?ouvrage est imaginaire, mais tout pourrait parfaitement arriver, et nous montrons comment. C?est tout l?enjeu de cette fiction « vraie ».Notes Biographiques : Henri Vernet est journaliste, chroniqueur politique et rédacteur en chef adjoint au Parisien. Il est notamment l?auteur d?Article 36 et de Tous les coups sont permis.
Et si les grands cabinets de conseil en avaient assez de l'incompétence des politiques et prenaient le pouvoir ? Paris. Un génie de l'IA est retrouvé noyé dans les catacombes. Rome. Une consultante du gouvernement italien bascule dans la paranoïa, persuadée d'être espionnée. En France, Quentin Marchal, jeune espoir d'un cabinet de conseil, participe en secret à la campagne de la future présidente de la République. Les trois experts travaillent pour O?Kelney, le géant mondial du conseil. Surnommée la Firme, cette société rassemble « les meilleurs et les plus intelligents ». Manipulations, complots, assassinats, pouvoir? Quand le monde des multinationales du conseil devient plus dangereux pour la démocratie que celui des mafias.
Lorsque le député Eric Diard a commencé la rédaction de son rapport, il était loin de réaliser l'ampleur du phénomène. Avec l'aide du journaliste Henri Vernet, il a décidé de révéler au grand jour un danger qui nous concerne tous : les services publics de notre pays sont devenus le terrain de jeu d'un intégrisme dont certains acteurs politiques n'ont pas entièrement saisi la teneur. Ainsi, par exemple, dans le domaine du sport, plus de 20% des personnes suivies dans le cadre de la radicalisation islamiste ont fréquenté des salles de sport et des associations sportives. Parmi elles, des encadrants et des sportifs de haut-niveau. L'accès des femmes à ces salles de sport est de fait interdit, les vestiaires deviennent des lieux de prière et les discours qu'on y entend sont parfois des appels à la haine. Certains radicaux musulmans investissent le terrain sportif pour modifier le comportement quotidien des joueurs. On découvre une même menace dans le monde des transports, où certaines toilettes sont transformées en lieu de prière et d'ablution, et dans les prisons, véritable terreau de la radicalisation. On sait aussi qu'aujourd'hui, après l'attentat perpétré par un agent de police à la préfecture de Paris, une quinzaine de policiers en activité sont suivis pour radicalisation. Face à cette réalité et à l'incapacité de certains acteurs politiques d'en prendre la mesure, les auteurs ont décidé de devenir des lanceurs d'alerte.
Peut-on encore être européen ? Trop de scandales, comme l’embauche de José Manuel Durão Barroso, l’ancien président de la Commission, par la banque d’affaires Goldman Sachs. Trop de compromissions, comme l’élection de Jean-Claude Juncker à la tête de l’exécutif européen, lui qui a transformé son pays, le Luxembourg, en paradis fiscal. Trop d’échecs, de l’économie au contrôle des frontières extérieures en passant par le social ou la défense. Trop de libéralisme débridé. Et trop peu de démocratie.Il est facile de dresser un acte d’accusation implacable contre l’Union en dissimulant la responsabilité des gouvernements nationaux dans ces dérives. Les salauds de l’Europe, ce sont à la fois les États, les maîtres de l’Union, qui ont trahi le rêve des pères fondateurs, et les démagogues qui essayent de faire croire qu’un retour vers le passé résoudrait tous les problèmes. Il est temps de redire ce que l’Union nous a apporté à l’heure où elle n’a jamais paru aussi fragile, menacée de l’extérieur par la Russie de Poutine et les États-Unis de Trump, et de l’intérieur par le Brexit et la montée des partis extrémistes.Dans ce livre percutant, l’un des meilleurs spécialistes de l’Europe reprend un à un les arguments de ses opposants en démêlant le vrai du faux et rappelle que la construction communautaire, aussi perfectible soit-elle, reste la dernière utopie pacifiste d’une planète au bord de l’abîme.
Arendt Hannah ; Fradier Georges ; Ricoeur Paul ; A
Comment l'humanité, qui était au sommet du progrès technique, a-t-elle pu se laisser happer par la barbarie totalitaire et finir par y sombrer ? Telle est la question de Condition de l'homme moderne. Cette faillite est la conséquence de l'oubli par l'homme moderne d'un monde de valeurs partagées et discutées en commun avec autrui, dès lors qu'il n'a plus envisagé les choses qu'au travers du prisme de leur utilité pour son bonheur privé. Indifférent aux autres, l'homme moderne ne forme plus avec eux qu'une foule d'individus sans lien véritable et sans défense contre la voracité des dictateurs et des leaders providentiels. Seule une " revalorisation de l'action ", nous dit Arendt, cette intervention consciente avec et en direction d'autrui, permettra à l'homme moderne d'échapper aux dangers qui pèsent toujours sur sa condition.
Quand le crime conspire contre l'innocence à Rouen au temps de Corneille. Rouen, 1632. Simon del Prado, jeune maître confiseur, est choisi par les édiles de la ville pour composer la création sucrée qui sera offerte au roi Louis XIII à l'occasion de sa visite prochaine en Normandie. Cette consécration ne manque pas d'exciter la jalousie d'Adrien de Mèchefeux, négociant influent, qui voit d'un mauvais oeil l'amitié que porte à Simon le premier échevin, dont il convoite la fille, Adeline. Simon n'a pas le temps de fêter son succès qu'il découvre que la cargaison de sucre en provenance du Nouveau Monde sur laquelle il comptait a été mystérieusement saccagée à son arrivée au port. Pour pouvoir exécuter sa commande, il lui faut s'approvisionner chez son ancien maître d'apprentissage, Salvador, un juif converti ayant fui les persécutions en Espagne, et qu'une cabale a relégué loin de Rouen. Démarche funeste, car elle va précipiter Simon, lui-même un converso, dans les griffes de l'Inquisition...
Normandie, terre de guerrières Vers 1115. Guillaume Capra, baron anglo-normand inconsolable de n'avoir pas eu un héritier mâle, a élevé sa fille Sibylle comme un chevalier. Celle-ci épouse Robert Burdet, petit seigneur de Normandie, et s'engage à ses côtés lorsqu'il part en Espagne pour participer à la croisade de Reconquête contre les Maures. Intrépide, avec la foi pour étendard, Sibylle est aux avant-postes. Elle entreprend même de former au combat les femmes des colons qui se sont joints à l'expédition. Mais Robert, bientôt élevé au rang de prince de Tarragone en récompense de ses exploits, cède au vertige de la gloire et de la richesse. N'ayant pour seul soutien que son fidèle Galtier, un orphelin, compagnon de son enfance, Sibylle va devoir lutter contre l'orgueil démesuré de son époux et les intrigues d'Agnès, sa concubine. Laquelle des deux femmes l'emportera ? La jeune guerrière ou la courtisane ? Car il ne peut y avoir deux princesses de Tarragone !