Que reste-t-il du formidable élan d'espoir et de joie soulevé par la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989? Depuis 1961, le Mur et le rideau de fer symbolisaient un partage du monde entre deux blocs idéologiques hostiles, si bien que les images des retrouvailles des Allemands de l'Est et de l'Ouest ont eu un parfum de réconciliation mondiale. Qu'en est-il, vingt ans plus tard, du "nouvel ordre mondial" alors entrevu? L'Allemagne s'est réunifiée, l'Europe s'est élargie, mais la "fin de l'histoire" a basculé dans le désordre planétaire. Les Etats-Unis ont fait l'expérience cruelle des limites de la puissance et du prix du volontarisme militaro-politique. La Russie illustre tristement les difficultés de la sortie du communisme et le Proche-Orient reste en ébullition... La Chine et l'Inde ont fait irruption sur la scène économique mondiale. Et, en 2008, une crise financière aussi violente que celle de 1929 a ébranlé le capitalisme. Alors que l'élection de Barack Obama redore l'image de l'Amérique, l'Europe, espace de paix et de compromis politiques, pourrait-elle, malgré sa faiblesse, offrir un modèle modeste pour le monde "postmoderne" qu'annonçait l'effondrement du bloc soviétique...
Date de parution
08/10/2009
Poids
295g
Largeur
142mm
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EAN
9782283023341
Titre
1989 2009 LES TRIBULATIONS DE LA LIBERTE
Auteur
VERNET DANIEL
Editeur
BUCHET CHASTEL
Largeur
142
Poids
295
Date de parution
20091008
Nombre de pages
0,00 €
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Comme l'Allemagne est une "nation tard venue", Berlin est une jeune capitale. Avant l'unité de 1871, elle restait un ensemble de villages regroupés autour des hauts lieux du pouvoir, une sorte de grosse bourgade prussienne, snobée par les élites des grandes villes allemandes. C'est contre son gré et contre sa vraie nature qu'elle est devenue ensuite le symbole du militarisme, puis de la dictature hitlérienne, bien que les nazis l'aient détestée et qu'elle le leur ait bien rendu. Ville habituée à un perpétuel mouvement que la division Est-Ouest avait figé pour quarante ans, Berlin a retrouvé, après la chute du Mur, le rôle de laboratoire de toutes les modernités, des courants intellectuels comme des modes éphémères, qu'elle avait déjà joué dans les années 1920. Aujourd'hui, elle soigne ses lieux de mémoire mais, pour ne pas succomber au poids de l'Histoire, elle cultive l'insouciance.
Daniel Vernet est directeur des relations internationales du journal Le Monde. Il a été correspondant en Allemagne, en URSS et en Grande-Bretagne, avant d'être directeur de la rédaction. Il est l'auteur de plusieurs livres, dont La Renaissance allemande, URSS, Le rêve sacrifié - L'Amérique messianique et, aux éditions du Rocher, Le Roman de Berlin.
1989-2009: il y a vingt ans, le mur de Berlin s'écroulait, annonçant la fin de l'Union soviétique et la disparition du camp communiste. Jour après jour, à la une du Monde, Plantu a croqué les acteurs, célèbres ou anonymes, de ce grand bouleversement. Accompagné de textes de Daniel Vernet, ce livre retrace cette "révolution de 1989" qui changea le monde.
Deux voix rivalisent aujourd'hui en Amérique latine. Par leurs politiques, leurs projets et leurs doctrines, Chavez et Uribe symbolisent deux manières radicalement distinctes de concevoir la vie nationale et régionale. Malgré des parallèles parfois rapides les rapprochant sous l'étiquette de "populistes" ou de "néo-populistes", la situation que connaît chacun de leur pays après plusieurs années de pouvoir est très différente. L'antagonisme direct de ces deux chefs d'Etat se traduit entre autres par leurs vues politiques distinctes: le leader vénézuélien promeut un "projet bolivarien" qui repose essentiellement sur la lutte "révolutionnaire"; le président colombien défend une politique de renforcement de l'autorité de l'Etat par la voie constitutionnelle avec le soutien des Etats-Unis. Dans cette lutte pour le leadership politico-moral de l'Amérique latine (dernièrement, l'affaire Bétancourt en a été révélatrice), le Brésil de Lula tente de s'interposer dans le match Chavez-Uribe et se présente comme une voie intermédiaire.
Pourquoi les abeilles dépérissent-elles? Parce qu'on les empoisonne? Parce qu'on les prend pour des vaches à miel ou à venin? Les scientifiques cherchent des réponses. Sid aussi essaie de comprendre. Né au début des années 1980, il ne sait pas trop à quoi se raccrocher, se fiant tour à tour à la sagesse des apiculteurs, à la nostalgie des néonazis, au cynisme du Forum de Davos, à son irrésistible penchant pour une étrange téléphoniste japonaise... Dans un pays sans mer où coulent le miel et le chocolat au lait, sur une planète où les humains ne pourront survivre sans les abeilles, Le Silence des abeilles est le roman d'apprentissage, drôle et grave, d'une certaine jeunesse.
U n avocat de trente-cinq ans travaille au Luxembourg pour un gros cabinet. Salaire mirobolant. Pas d'amours. Pas d'amis. Une femme de ménage... qu'il ne voit jamais. Mal dans sa peau, il se trouve insignifiant au point de se sentir transparent. La veille d'un passage à Paris, l'avocat ressent une douleur inexplicable au cou, puis au bras. Dans sa chambre d'hôtel, il constate qu'il est devenu tout à fait invisible. Comme le héros détraqué de H.G. Wells. Des traces humides sur la moquette, un creux sur un matelas, voilà ce qu'il reste de lui. Cette expérience le délivre de ses angoisses, sa nouvelle impunité lui permet tous les excès. Il voyage, porté par une sensualité retrouvée, se rend en Sardaigne, traverse la Méditerranée... Insaisissable, ivre de puissance, il s'intéresse finalement à une humanité qu'il croit dominer de très haut... Fable ironique au rythme soutenu, riche en rebondissements, ce remake d'un grand classique en élargit le sens, pour mettre en cause une société en voie d'atomisation, séduite par des valeurs virtuelles.