Versailles, la République et la Nation. Une topologie politique
Vermander Benoît
BELLES LETTRES
35,00 €
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EAN :9782251448442
À l'instar du Domaine royal dont elle partage les origines, la ville de Versailles s'est constituée en un organisme pourvu de son dynamisme propre ? en un écosystème. L'ouvrage est d'abord le récit, souvent surprenant, de l'évolution d'une ville dont la place dans l'histoire politique française est sans équivalent.Inséparable en ses débuts de la représentation monarchique, Versailles deviendra pourtant le « Mont Aventin de la République » (Léon Bourgeois) ; la ville continue à dire et montrer la Nation tout en marquant l'écart avec ses centres de pouvoir. Ce faisant, Versailles, en son ethos, ses espaces, sa mémoire, dévoile la tension à l??uvre entre l'Idée républicaine et l'imaginaire national, ce dernier travaillé par des schèmes trifonctionnels inscrits dans l'histoire longue : à Versailles nous est conté par quels sortilèges le Tiers se fait Tout et le Tout se divise en tiers. Versailles apparaît alors comme un camée dans lequel on peut détailler des structures mentales d'ampleur bien plus vaste.Cette étude des représentations croisées de la ville, de la république et de la nation bénéficie d'une distance comparatiste inspirée notamment par la longue familiarité de l'auteur avec le monde chinois. Essai d'anthropologie politique, l'ouvrage ambitionne d'éclairer comment sont négociés les frontières, les symboles et la charge sacrale des identités collectives. Versailles demeure l'un des sites où se dévoile le plus clairement la façon dont le corps social s'engendre et se célèbre en une invention continue.
Nombre de pages
512
Date de parution
19/09/2018
Poids
515g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782251448442
Titre
Versailles, la République et la Nation. Une topologie politique
Auteur
Vermander Benoît
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
140
Poids
515
Date de parution
20180919
Nombre de pages
512,00 €
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La Chine fait face à plusieurs défis : une grave crise écologique, des tensions sociales liées notamment à la répartition de la terre et des richesses, et une stratégie internationale qui s'apparente à un exercice d'équilibriste. L'État-parti, mis en question par une société civile émergente, n'est plus le moteur mais le frein du développement. Enfin, habitée par un malaise identitaire récurrent, la Chine cherche sa juste place dans la communauté mondiale. De par son poids économique et stratégique, les défis que doit relever la Chine sont aussi des enjeux planétaires. Est-il encore possible d'encourager la Chine à devenir un acteur pacifié d'une gouvernante mondiale en mutation ? Une plongée au coeur des dilemmes qu'affrontent aujourd'hui la société et le pouvoir chinois.Benoît Vermander est docteur en science politique. Il réside à Taiwan où il dirige l'Institut Ricci de Taipei et anime le mensuel électronique erenlai.com.
Les mandariniers situés au sud de la rivière Huai donnent un fruit doux et sucré mais, transplantés au nord des eaux, ils livrent un fruit vert et amer... Quelle récolte donne l'arbre du christianisme, une fois planté en terre chinoise ? Parallèlement, quels fruits peut-on attendre de la greffe chinoise sur l'arbre du christianisme tel qu'il a poussé parmi nos cultures ? Et qu'en est-il du dialogue, de la complicité ou des rivalités entre les croyances qui composent aujourd'hui le paysage religieux de la Chine ? Le pèlerinage auquel nous convie Benoît Vermander nous emmène dans les communautés chrétiennes paysannes comme auprès des penseurs chinois les plus contemporains, sur les traces des adeptes de la secte Falungong comme dans les arcanes du bouddhisme taïwanais. Il nous conduit chez les minorités vivant aux marges du Tibet aussi bien que vers les maîtres de sagesse qui cherchent à donner sens aux traditions spirituelles de leur pays, au moment où la Chine entre dans l'ère de la globalisation. Aujourd'hui, les religions en Chine connaissent un réveil sans précédent, et ce réveil même pose la question de ce qu'elles peuvent offrir à un pays en quête d'un autre modèle de développement. Elles sont mises en demeure de donner fruit. Dans la transformation du paysage religieux qui s'opère, c'est un combat dont les enjeux se révèlent nous concerner très directement.
Vivant entre Taiwan et la Chine depuis 1992, Benoît Vermander explore ici les îles et les terres intérieures que l'obscur désir du départ déjà fait pressentir, avant qu'elles chatoient et qu'elles se révèlent dans la trame des déplacements. Brisures de récits et de mythes, poèmes qui, entre hymne et comptine, déploient l'espace d'une langue sachant à la fois taire et féconder... Nous sommes alors mis au défi d'oser nous " mouvoir parmi le jeu pur, les épiphanies, le ruissellement vers l'en deçà, la fin, la source ", et de découvrir au fil du voyage ce que c'est que " ne plus rien vouloir et vouloir tout. "
Empire sans milieu" dont les effervescences dessinent un champ de forces en recomposition perpétuelle, la Chine aujourd'hui affronte une crise religieuse paradoxale. D'un côté s'y donne à lire une "sortie de la religion", dont les caractéristiques conduisent à se demander si toute religion ne porte pas en soi les germes de son dépassement. D'un autre, la religion en Chine est aussi le lieu d'une fièvre, d'un sourd braconnage qui structure autrement l'espace social. Croisant au long de sa réflexion des auteurs chinois mais aussi Marcel Gauchet, Michel de Certeau ou Joseph Moingt, Benoît Vermander explore ici la recomposition globale de la condition religieuse.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine