Politiques culturelles, mémorielles et symboliques, bande dessinée, cinéma, théâtre, presse, intellectuels, gastronomie, expositions universelles, histoire du Front populaire et de la collaboration, bronzage... A quoi Pascal Ory ne s'est-il pas intéressé au cours de quarante années d'une production scientifique et éditoriale de haut vol ? Promoteur inlassable d'une histoire culturelle du contemporain - définie par lui comme histoire sociale des représentations -, historien-citoyen attentif à l'écume des jours comme aux mouvements profonds d'une histoire de longue durée, il a aussi formé des dizaines d'enseignants-chercheurs - et pas seulement - qui lui rendent hommage. L'inventaire à la Prévert des thèmes abordés dans cet ouvrage (de la moustache de Lyautey à la mélancolie des industries culturelles, des avant-gardes artistiques à la science-fiction) reflète non seulement la diversité des parcours et des domaines de recherche des élèves de Pascal Ory mais aussi l'éventail assez prodigieux des intérêts de celui qui ne s'est jamais voulu un maître - mais l'était et le reste, en vérité, dans le meilleur sens de l'expression. Contributions de : Vincent Artuso, Anne-Marie Bertrand, Esteban Buch, Benjamin Caraco, Erwan Caulet, Johann Chapoutot, Pierre-Frédéric Charpentier, Evelyne Cohen, Rémi Dalisson, Antoine de Baecque, Alain Dubosclard, Patrick Garcia, Christophe Gauthier, Pascale Goetschel, Elisabeth Hennebert, Philippe Jian, Myriam Juan, Nathalie Lempereur, Séverine Liatard, Julie Manfredini, Laurent Martin, Chloé Maurel, Nicolas Palluau, Régis Revenin, Alexandre Saintin, Anne Simonin, Stéphan Soulié, Françoise Taliano-des Garets, Ludovic Tournés, Anna Trespeuch-Berthelot, Julie Verlaine et Dimitri Vezyroglou.
Date de parution
22/06/2017
Poids
736g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9791035100209
Titre
HISTOIRES D O
ISBN
1035100207
Auteur
VERLAINE JULIE
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
160
Poids
736
Date de parution
20170622
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Daniel Templon ouvre sa galerie en en avril 1966, au moment où New York et l'art américain font une entrée fracassante dans le milieu de l'art français. En même temps qu'il se pose en défenseur de ces artistes d'avant-garde et des peintres émergents français, il participe à la réinvention du métier de marchand : il devient leur galeriste. Le programme de sa galerie reflète les profondes mutations de l'art contemporain, mais aussi de ses acteurs-artistes, critiques, marchands et collectionneurs au cours des cinquante dernières années. Cette enquête historique replace dans son contexte artistique, économique et politique, l'itinéraire d'un marchand d'art français emblématique de sa génération, plongé au coeur de la création artistique et témoin privilégié des transformations du monde de l'art. L'essai de Julie Verlaine est enrichi par les propos de Daniel Templon qui relate ses rencontres avec les plus grands artistes contemporains (Donald Judd et Carl Andre, Andy Warhol et Roy Lichtenstein, Frank Stella et Ellsworth Kelly, Helmut Newton, Jean-Michel Basquiat, Arman, Ben, Daniel Buren, César, Gérard Garouste, Jean-Michel Alberola...) et qui décrit les coulisses de la scène artistique française.
Dans le Paris de l'après-guerre à la fin des années 1970, elles forment un petit groupe soudé, quoique parfois rival. Sonia Delaunay, Nina Kandinsky, Nelly van Doesburg et Jeanne Kosnick-Kloss partagent avec Lily Klee, en Suisse, le même statut de veuves et d'héritières d'artistes dits abstraits. A partir d'archives inédites rassemblant correspondance et écrits intimes, Julie Verlaine fait revivre leurs combats pour survivre et défendre la postérité des disparus. Confrontées aux incessantes sollicitations des musées, galeristes et collectionneurs internationaux, ces gardiennes de la mémoire hésitent sur les choix à effectuer. Mais elles savent compter sur un réseau de solidarité féminine, étroitement lié au marché de l'art avant-gardiste, dont la mécène Peggy Guggenheim ou la galeriste Denise René. Toutes dévouées à leur mission, elles restent pourtant souvent dans l'ombre et peinent, pour certaines, à s'affirmer comme artistes à part entière. Ce livre redonne à ces femmes résilientes la place qui leur est due et souligne leur rôle primordial dans la reconnaissance de l'abstraction. Professeure d'histoire à l'université de Tours, Julie Verlaine est aussi co-présidente de l'association Afémuse, chargée d'accompagner la création du futur musée des féminismes à Angers. Elle se passionne pour la question du genre en art, les mécanismes du marché de l'art (Daniel Templon, une histoire d'art contemporain, 2016) et l'histoire des collections publiques et privées (Femmes collectionneuses d'art et mécènes, 2014).
Les poèmes est un ensemble de mots décrivant des instants dans le temps. Entre tendresse, tristesse et amour, ce sont également des morceaux de vie que vous êtes invités à découvrir au détour de chaque vers.
Par son écriture, Julien-Paul Verlaine s'engage dans une interaction sociale tout au long de la vie en partageant ses émotions et ses expériences avec le monde. Ses poèmes couvrent de nombreux sujets différents. Certains se concentrent sur la guerre, tandis que d'autres parlent de solitude ou de problèmes. Tout au long du recueil, ses vers se connectent à une idée plus large et forment un tout logique.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.