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Abolir le patriarcat. L'utopie féministe de James Henry Lawrence (1773-1840)
Verjus Anne
PU SAINT ETIENN
26,00 €
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EAN :9782862727936
Qui se souvient aujourd'hui de James Henry Lawrence (1773-1840) ? Il est pourtant l'auteur d'une extraordinaire utopie où les femmes sont totalement indépendantes des hommes : L'Empire des Nairs. Se souvient-on encore de James Henry Lawrence (1773-1840) et de son roman L'Empire des Nairs (1801), ce rêve d'un monde où les femmes sont indépendantes des hommes ? A contre-courant des moeurs et lois existantes, bien loin d'autres utopies, l'auteur anglais invente un équilibre entre les rôles de genre, imagine les femmes transmettre la propriété et le nom de famille et assumer parfaitement seules l'éducation des enfants. Comment est né ce livre ? Quelle fut sa destinée ? Comment en comprendre les idées ? Peut-il être rapproché d'autres modèles, ou traditions intellectuelles ? Quels échos a-t-il suscités ? Le présent essai répond à ces questions en donnant à lire une somme inédite sur Lawrence, son oeuvre et sa pensée, fruit d'une patiente enquête que l'autrice a menée aux Etats-Unis, en Angleterre, en France et en Allemagne. On découvre ainsi la trajectoire du jeune Anglais, de Londres à Paris et Orléans en passant par Göttingen et Weimar ; on traverse les débats sur le pouvoir des pères, la maternité et l'émancipation des femmes dans l'Europe de la Révolution française. Par sa critique du patriarcat et des violences de genre, par les moyens qu'il trouve pour répondre aux enjeux de la liberté redonnée aux deux sexes, Lawrence se révèle d'une étonnante modernité.
Nombre de pages
575
Date de parution
19/06/2025
Poids
300g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782862727936
Titre
Abolir le patriarcat. L'utopie féministe de James Henry Lawrence (1773-1840)
Auteur
Verjus Anne
Editeur
PU SAINT ETIENN
Largeur
161
Poids
300
Date de parution
20250619
Nombre de pages
575,00 €
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Le Bon Mari est le titre d'un conte de Marmontel, écrivain des Lumières, dont le héros vertueux convertit sa jeune femme mondaine aux bienfaits d'une vie conjugale placée sous le signe du bien commun. Ce "bon mari" préfigure le citoyen révolutionnaire, à la fois fils de famille que la Révolution émancipe de la puissance paternelle et pater familias ayant capacité à parler et à voter au nom des plus "faibles": les femmes, les enfants et les domestiques. L'autorité familiale, qui dans la société d'Ancien Régime était réservée à l'aîné des mâles en ligne verticale, passe avec la Révolution à l'individu-citoyen, chef d'une famille recentrée autour du foyer conjugal, dans lequel la femme est invitée à se convertir aux opinions, intérêts et valeurs de son mari. C'est par ce lien politique entre les époux que sont préservées, dans la théorie républicaine, l'unité et la représentation de la nation. Les conséquences de cette évolution, moins spectaculaire que d'autres conquêtes révolutionnaires, furent immenses sur les droits des hommes et des femmes, puisque nos représentations actuelles de la citoyenneté en découlent. Anne Verjus retrace, dans la théorie et dans la pratique, l'histoire de cette émancipation décisive qui place l'union conjugale au fondement de la construction de la société politique moderne.
Lorsqu'on cherche à situer politiquement les femmes, dans la première moitié du XIXe siècle, la réponse semble aujourd'hui s'imposer d'elle-même : privées du droit de suffrage, elles sont exclues de la citoyenneté révolutionnaire, universelle et individualiste telle quelle est définie à partir de 1789. Le constat de leur exclusion, d'une objectivité irréprochable, ne rend pourtant pas compte de leur situation politique telle quelle est pensée à cette époque (de 1789 à 1848). Car à ce constat, un autre peut être opposé : les femmes sont loin d'être les seules concernées par cette exclusion, elles qui partagent cette communauté de destin avec les domestiques et les enfants. En sortant d'une analyse centrée uniquement sur l'exclusion des femmes en tant que telles, pour aborder ces non inclus dans leur globalité, tous " membres de la famille ", on est amené à s'interroger sur les liens entre appartenance à la sphère domestique et exclusion des droits électoraux. D'où le titre de cet ouvrage : Le cens de la famille. Le calcul du cens électoral a une histoire qui, en raison même du caractère " technique " de son objet, en dit long sur les catégories non débattues, évidentes du droit de suffrage. De fait, une étude attentive des lois électorales de 1789 à 1848 montre que les membres de la famille, en étant autorisés à déléguer leurs contributions à l'électeur pour le calcul du cens, sont considérés comme constitutifs de sa capacité politique. Le familial, loin d'être laissé à l'écart du politique, le constitue. Il est le vecteur à partir duquel se pense la capacité du citoyen à parler au nom de plus grand que lui, et en particulier au nom des femmes.
À l époque révolutionnaire, la famille ou « petite patrie » est souvent présentée comme l unité élémentaire de la Grande Patrie, la Nation, et le creuset de la citoyenneté. À travers une correspondance d un millier de lettres, ce livre décrit la vie sociale et politique, mais aussi intime et sentimentale, de deux couples, l un à Paris (les Vitet, bourgeois enrichis) et l autre à Lyon (les Morand de Jouffrey, aristocrates quasi ruinés). L intérêt de ces couples n est pas seulement d avoir vécu à une période où se redessinent les frontières entre le domestique et le politique; où les événements obligent à quitter les siens et à repenser l ordonnancement traditionnel des responsabilités familiales. Il est aussi dans le pari qui est le leur du bonheur conjugal, ce qui véritablement est alors une idée neuve en Europe.
Cet ouvrage vise à présenter un panorama renouvelé des connaissances sur les représentations du mariage en France, de la Révolution à la veille de la Grande Guerre et à ouvrir des perspectives d'étude. A la croisée de l'histoire, du droit, de l'anthropologie, de la littérature et des arts, le mariage apparaît comme la synthèse de nombreux enjeux. L'essor des études culturelles et la réflexion actuelle qui se fait jour dans les débats suscités par le "mariage pour tous" nous ont d'autant plus incité à envisager cet objet avec un regard critique nouveau. Le fil directeur qui relie chacune des contributions porte sur la question des normes (morales, politiques, religieuses, esthétiques) et, surtout, de leur contestation.
L a Société d'Etudes Anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles a été créée en 1975 par les professeurs J. Béranger, J. Dulck et R. Ellrodt. Son champ de recherche s'étend de la naissance de Shakespeare aux Lyrical Ballads de Wordsworth et Coleridge ou, si l'on veut, de la fin de la Renaissance au début du Romantisme. Cette tranche d'histoire, qui va jusqu'aux années 1830 en ce qui concerne les études américaines, forme un tout cohérent particulièrement riche dans les domaines de la littérature (roman, théâtre, etc.), de l'histoire des idées politiques, économiques, scientifiques, esthétiques, et tout ce qui concerne les grands enjeux sociaux de la civilisation occidentale moderne et contemporaine. La Société publie deux fois par an sa Revue (RSEAA XVII-XVIII) centrée sur des thèmes de recherche explorés lors de colloques annuels ou à l'occasion d'une réflexion collective dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement de l'enseignement français (Agrégation. Capes). Ce volume porte sur Tristram Shandy de Laurence Sterne, Pride and Prejudice de Jane Austen, Some Thoughts Concerning Education de Locke, la philosophie politique de Thomas Jefferson et la Royal Academy of Arts. sous les signatures de Peter de Voogd, Jens Gurr. Anne Bandry-Scubbi, Brigitte Friant-Kessler, Pierre Goubert, Marie-Laure Massei-Chamayou, Pierre Lurbe, Jean-François Baillon, Elise Marienstras et Thierry Labica.