En dépit de sa richesse, le patrimoine architectural de Nogent-le-Rotrou reste encore largement méconnu. Rassemblant quatre études inédites d'édifices parmi les plus emblématiques de la cité du Perche, cet ouvrage entend contribuer à la découverte de ce patrimoine remarquable. Il met d'abord en lumière les deux monuments phares de la ville : le château des comtes du Perche et l'ancienne abbaye Saint-Denis. Le premier est un témoin clé de l'histoire de l'architecture castrale en France, qu'il s'agisse de la tour maitresse romane ou de la forteresse royale du XIIIe siècle. La seconde, fondée par les Rotrou au XIe siècle, fut l'un des plus importants prieurés de Cluny au nord de la Loire. Son église, qui est assurément l'un des édifices majeurs du début du XIe siècle, est pourtant absente des grandes synthèses sur l'histoire de l'architecture médiévale. C'est aussi le cas des bâtiments monastiques révélés ici, fruits d'une somptueuse reconstruction au XIIIe siècle et d'une belle rénovation au XVIe siècle. L'ouvrage invite enfin à la découverte des maisons médiévales de la ville, conservées en grand nombre mais qui, elles non plus, n'ont pas suscité les études qu'elles méritent. Mené par les meilleurs spécialistes et richement illustré grâce à une campagne photographique de l'Inventaire du Patrimoine culturel de la région Centre-Val de Loire et à un ensemble de plans et de relevés originaux, ce troisième volume de la Bibliothèque de la SFA nouvelle série met à la portée d'un large public les découvertes les plus récentes sur ces trésors mésestimés du patrimoine nogentais.
Nombre de pages
270
Date de parution
30/06/2022
Poids
968g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782901837947
Titre
Nogent-le-Rotrou roman et gothique
Auteur
Vergnolle Eliane ; Hayot Denis ; Rozier Hadrien
Editeur
FATON
Largeur
220
Poids
968
Date de parution
20220630
Nombre de pages
270,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Une étude complète, détaillée et claire de l'histoire de l'art roman en France, dans les domaines de l'architecture, de la sculpture et de la peinture. Après deux chapitres introductifs définissant le champ de l'étude et les conditions d'apparition du style roman, les cinq grandes étapes de son évolution sont successivement prises en examen. De 980 à 1020, la fin de l'art carolingien coïncide avec les premières mutations conduisant vers l'art roman, sans que des choix définitifs soient pour autant opérés. Entre 1020 et 1060, de nouvelles préoccupations formelles se font jour, en particulier la coordination des volumes et des masses et une attention accrue pour la plastique murale. De 1060 à 1090, ces orientations tendent à se généraliser, donnant lieu à une véritable «explosion» du style roman. Entre 1090 et 1140, la période de maturité, on assiste à une diversification régionale des créations, qui gardent cependant une forte cohérence. Enfin, de 1140 à 1180, l'homogénéité stylistique de la période précédente est remise en question par l'apparition du premier art gothique, destiné à un développement rapide. Dans chaque partie, un accent particulier est mis sur l'organisation des chantiers de construction, sur l'interaction permanente entre choix structurels et inventions formelles et sur la signification des programmes iconographiques.
Sommaire : - Le portail Saint-Étienne de la cathédrale de Meaux et son prototype parisien, Stephan Albrecht - " Faire plaisir à l'ami ". Réflexions sur les présents de Ferdinand Ier de Médicis à Henri IV, la destination des bronzes et les premiers travaux de Tommaso Francini, Emmanuel Lurin,
- Damien Castel, La Rivière, château, dépendances et parc - Yves Pauwels, Les dessous de l'architrave : une singularité de l'architecture française à la Renaissance - Vincent Marchaisseau, Cédric Roms, Le cellier gothique Saint-Pierre à Troyes (Aube) : premières observations - Thomas Rapin, Les relations entre les artistes de Jean de Berry et les tuiliers mudejars du royaume d'Aragon
Le bas-relief roman de l'Annonciation provenant du réfectoire de Charlieu ; Une maladrerie médiévale révélée ? La "chapelle" du prieuré de la Colombe à Brissac-Quincé (Maine-et-Loire) ; A propos de la barbacane édifiée par Nicolas Lorgne au crac des chevaliers (Syrie).
183 illustrations en couleur et en noir et blanc Saint-Martial de Limoges Millénaire de l'abbatiale romane (1018-2018) sous la direction d'Eliane Vergnolle
« Notes sur le massif occidental de Saint-Denis », par Jacques MoulinLe massif occidental de l'abbatiale Saint-Denis est un ouvrage suffisamment important dans les débuts de l'architecture et de la sculpture gothiques pour qu'il fasse l'objet d'une remise en question permanente des idées reçues. Grâce aux travaux effectués de 2012 à 2017, la façade et son décor sculpté ont pu bénéficier d'un examen rapproché. Cette observation a permis de tenter une critique d'authenticité des parements et de retrouver plusieurs dispositions qui avaient été oubliées, mais voulues par l'abbé Suger. Après une présentation de ces découvertes, qui concernent autant le bâtiment lui-même que les inscriptions qui l'accompagnaient, les ventaux des portes et les nombreux spolia que Suger mit en avant pour accompagner et justifier son ?uvre, le massif occidental de l'abbatiale a été examiné dans son développement historique complexe, depuis l'achèvement du chantier à la fin du XIIe siècle jusqu'aux travaux de restauration les plus récents.La démarche a été poursuivie à l'intérieur même du bâtiment et a conduit à une interprétation nouvelle du chantier. Ainsi, la première construction de Suger à Saint-Denis n'apparaît plus comme une avant-nef autonome, comme il a longtemps été armé, mais comme un projet avorté de reconstruction complète de l'église, et en particulier de sa nef carolingienne. En dépit des précautions prises par l'abbé, le projet en cours de réalisation fut remis en question par la communauté, et il dut être modifié. Ses deux premières travées furent alors transformées en une sorte d'avant-nef, qui ne prit sa forme actuelle qu'au début du XIXe siècle. Parmi d'autres précisions, il semble nécessaire de faire remonter vers 1128-1130 la date du démarrage du chantier. De même, il convient d'apprécier d'un ?il nouveau les travaux effectués par l'architecte François Debret au début du XIXe siècle, car ils établirent les premières méthodes de restauration raisonnée des Monuments historiques et furent beaucoup plus respectueux que ceux commandés par les moines quelques décennies auparavant. Enfin, la redécouverte des pierres et relevés détaillés de l'ancien clocher nord remet au jour une des architectures les plus ambitieuses de la fin du XIIe siècle, où l'emploi savant du métal relayait une technique de taille de pierre ayant atteint un niveau de performance jusqu'alors insoupçonné. « Saint-Denis : la verrière de Saint Louis reconstituée », par Thomas ClouetUne série de dix panneaux de vitraux ornementaux, aujourd'hui dispersée entre Paris, Londres et New York, forme l'un des témoignages les plus aboutis de l'art du vitrail au début du XIVe siècle dans les environs de Paris. Ces panneaux sont caractérisés techniquement par l'usage de jaune d'argent et formellement par la présence de figures grotesques et de petites fleurs de lys disséminées dans leur décor de rinceaux. Une étude historique et dimensionnelle permet de les attribuer à la verrière de la chapelle Saint-Louis du chevet de la basilique Saint-Denis, construite en 1299-1302, ce qui fait d'eux le plus ancien exemple connu d'utilisation de jaune d'argent. Parallèlement, la mise à l'échelle et l'insertion des huit scènes figurées, connues grâce à la description de Peiresc et aux gravures de Bernard de Montfaucon dans ses Monuments de la Monarchie française, permettent de compléter la reconstitution de la verrière, qui fut conçue comme la composante principale du riche décor de la chapelle.