Don Candeloro était vraiment artiste dans son genre: fils de marionnettistes, petit-fils de marionnettistes - c'est qu'il faut être né là-dedans, et avec la bosse - son pain, son amour, sa gloire étaient les marionnettes". Ainsi Giovanni Verga présente-t-il don Candeloro, l'un des derniers montreurs de marionnettes de Sicile qui, avec sa maigre troupe familiale, propose sur les places des villages ses comédies démodées. Le monde est une scène et la vie une comédie, souvent cruelle, où les passions - amour, désir ou jalousie - peuvent faire basculer les situations en un instant. Du saltimbanque professionnel aux divas de la Scala, en passant par ce gueux qui entre dans les ordres et y tient son rôle pour échapper à la misère, toutes les figures de l'artiste en représentation s'animent sous la plume alerte et féroce de Giovanni Verga, dont ces douze nouvelles, jusqu'à présent inédites en français, confirment un talent de nouvelliste qui l'a souvent fait comparer à Maupassant.
Nombre de pages
192
Date de parution
01/08/1989
Poids
163g
Largeur
100mm
Plus d'informations
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EAN
9782742702084
Titre
Don Candeloro et sa troupe
Auteur
Verga Giovanni
Editeur
ACTES SUD
Largeur
100
Poids
163
Date de parution
19890801
Nombre de pages
192,00 €
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Résumé : Giovanni Verga (1840-1922) est considéré comme l'un des plus grands romanciers italiens du XIXe siècle. Parmi son ouvre abondante, Cavalleria rusticana, publié en 1880 dans un recueil de nouvelles, ne remporta pas un succès immédiat.Mais, en 1884, son adaptation théâtrale sous la forme d'un drame en un acte fut un triomphe et marqua le début d'une ère nouvelle pour le théâtre italien. Cavalleria rusticana inspira également l'opéra du même nom au compositeur Mascagni.
Autrefois les Malavoglia avaient été aussi nombreux que les pierres de la vieille route de Trezza; il y en avait jusqu'à l'Ognina et jusqu'à Aci Castello, tous de bonnes et braves gens de mer qui, comme de juste, démentaient ce que semblait indiquer leur surnom. Ils s'appelaient en réalité Toscano sur le livre de la paroisse, mais cela ne voulait rien dire, puisque depuis que le monde était monde, à l'Ognina, à Trezza et à Aci Castello, on les avait toujours connus de père en fils sous ce nom: les Malavoglia qui avaient toujours eu des barques sur l'eau et des tuiles au soleil.".
Résumé : Après le village de pêcheurs siciliens qu'il a inoubliablement campé dans Les Malavoglia, oeuvre majeure de la littérature vériste qui devait inspirer Luchino Visconti pour son film La terre tremble, Giovanni Verga ressuscite cette fois le grouillement de toute une ville, Vizzini, dans la province de Catane, en même temps qu'il nous conte l'ascension forcenée et la tragique défaite d'un homme du peuple : Mastro-don Gesualdo. Avec ce roman, dont l'action se déroule entre 1820 et 1848, l'art de Verga a trouvé son expression la plus haute. Chaque chapitre relève un défi : incendie, procession, inondation, mariage, enchère, révolution, épidémie emportent le lecteur dans une action percutante à deux cents personnages. Et dans la solitude aussi de la campagne sicilienne, brûlée sous un soleil à la morsure fauve. C'est dans ce décor que, seul sur son âne, obstiné, âpre au labeur et au gain, don Gesualdo va défier une société immobile et des pouvoirs insolents, jusqu'à s'affronter aux siens et aux limites mêmes de sa chair.
Une femme renonce à l'amour pour sauver sa fille malade. Une autre, à l'agonie, révèle le nom de son amant. Une troisième est étranglée par des hommes qui la désiraient, et c'est, d'un viol ordinaire, le plus terrifiant récit qui soit. En vérité, ils méritent bien leur nom ces Drames intimes, car ils sont nés des plus secrets fantasmes de Verga. Et ils témoignent d'une même obsession: celle de peindre la femme dans un clair-obscur de beauté et de mort... Verga est un maître du genre. Ses nouvelles le font souvent comparer à Maupassant. Aussi ne faut-il pas s'étonner que ce recueil, écrit il y a un siècle, et tout récemment redécouvert en Italie, ait conservé une fascinante efficacité.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.