LES NOUVELLES INEGALITES DU TRAVAIL - POURQUOI L'EMPLOI SE P
VERDUGO GREGORY
SCIENCES PO
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EAN :9782724620900
D'un côté les moins diplômés, dont l'emploi se dégrade, de l'autre les très qualifiés, enfants chéris d'une économie de plus en plus gourmande en compétences. D'un côté des emplois mal payés, sans intérêt ni perspective d'évolution. De l'autre des postes aux salaires élevés, des connaissances valorisées, des possibilités de carrière... Phénomène marquant des deux dernières décennies, la polarisation du marché du travail touche la plupart des pays. Elle se traduit par une explosion des écarts de rémunération et par un risque accru de chômage et de précarisation. Les causes sont multiples - changements technologiques, mondialisation, désindustrialisation, etc. - et leurs effets se renforcent mutuellement. Ce phénomène est-il inéluctable ? Avec la disparition des emplois intermédiaires assiste-t-on à la mort programmée de la classe moyenne ou parviendrons-nous à adapter nos économies à cette nouvelle donne ?
Date de parution
15/06/2017
Poids
126g
Largeur
110mm
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EAN
9782724620900
Titre
LES NOUVELLES INEGALITES DU TRAVAIL - POURQUOI L'EMPLOI SE P
Auteur
VERDUGO GREGORY
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
110
Poids
126
Date de parution
20170615
Nombre de pages
0,00 €
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L'intelligence artificielle est déjà inscrite dans les pratiques quotidiennes des populations. Ses applications effectives ou fantasmées semblent d'autant plus sans limite qu'elle appartient à la catégorie exceptionnelle des nouvelles technologies à usage général, c'est-à-dire capables de se répandre dans l'ensemble des secteurs de l'économie. Si sa diffusion ravive les craintes que le progrès technique entraîne une crise inédite de l'emploi, elle laisse aussi entrevoir une nouvelle révolution industrielle qui, comme les précédentes, libérera l'humanité de fastidieuses corvées et l'enrichira. Dans les faits, elle donne d'ores et déjà, dans de nombreuses activités, la capacité aux machines de se substituer aux travailleurs. Ce remplacement n'est pas sans danger. L'IA risque d'amplifier des discriminations présentes dans nos sociétés. Elle fournit, en outre, des moyens excessifs de surveillance des salariés. Afin de comprendre plus finement les effets de l'IA sur l'emploi, cet ouvrage propose une synthèse des derniers travaux des économistes sur cette transformation déjà en cours.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda A
Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.
Quelque chose s'est rompu dans la longue chaîne historique qui faisait de la France un pays profondément politique, où l'engagement et les passions partisanes modelaient la vie intellectuelle et culturelle, où la citoyenneté semblait se raviver sans cesse à la flamme des confrontations d'idées et de programmes. [... ] Le regard que les Français portent sur leur propre société, sur son mode de fonctionnement et sur celles et ceux qui sont censés en avoir la charge et la piloter a changé". Luc Rouban montre que les racines de cette crise inédite du politique sont à chercher bien en amont des élections, qui sont devenues elles-mêmes difficiles à prédire tant les cadres de lectures ordinaires se révèlent défaillants. Son enquête démontre que cette évolution ne se réduit pas à renier ce que l'on a tant aimé. Une majorité de Français ne croit plus à la réussite sociale par le mérite et le travail et déclare même préférer l'argent à la démocratie. Loin du politique, un autre modèle de société émerge, qui privilégie l'autonomie économique, demande l'équité plus que l'égalité, revendique la différence plus que l'indifférenciation. Luc Rouban est directeur de recherche CNRS au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof). Il travaille sur les élites, les évolutions de l'Etat et de la démocratie. Il a publié, aux Presses de Sciences Po, Le Paradoxe du macronisme (2018), La Matière noire de la démocratie (2019), Les Raisons de la défiance (2021), La Vraie Victoire du RN (2023) et les Ressorts cachés du vote RN (2024).