Un des éléments les plus remarquables de la Renaissance italienne est sa capacité de rayonnement dans l'Europe entière rendue possible grâce à la circulation des idées, des hommes et des biens. A l'aide de leur incroyable réseau, les marchands et les hommes d'affaires italiens, notamment ceux installés dans le Nord, ont contribué de manière efficace à ce développement. A partir d'un dépouillement systématique des archives de la Chambre des comptes de Lille de la période suivant la mort de Charles le Téméraire (1477), l'auteur reconstitue l'influence de cette communauté étrangère, installée dans les anciens Pays-Bas méridionaux, qui oeuvre dans le cercle de la cour des Habsbourg. Les documents recueillis donnent vie aux artistes, artisans, agents artistiques et commerciaux, hommes d'affaires et hommes de lettres qui ont participé activement à l'importation du " made in Italy " tant dans le domaine du commerce des biens de luxe que dans le domaine diplomatique. L'ouvrage se présente sous la forme d'une édition critique de 172 documents, précédée d'une importante introduction. Une trentaine d'illustrations donneront un visage aux personnages référencés dans les textes et donneront matière aux produits luxueux mentionnés. Federica Veratelli exploite ici de façon inédite les archives de la Chambre des comptes de Lille qui participent à la renommée internationale des Archives départementales du Nord. A travers différentes typologies de sources d'archives et une approche interdisciplinaire, l'ouvrage apporte une contribution originale à l'étude des relations entre les " Flandres " et l'Italie au début de l'époque moderne.
Nombre de pages
471
Date de parution
12/12/2013
Poids
862g
Largeur
160mm
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EAN
9782757404249
Titre
A la mode italienne. Commerce du luxe et diplomatie dans les Pays-Bas méridionaux, 1477-1530
Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.4e de couverture : Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.Notes Biographiques : Benoît Carré est chercheur en histoire moderne, spécialiste de l'Ancien Régime et de la Révolution. Il est docteur de l'Université de Lille depuis 2018. Distribuer l'argent du roi au XVIIIe siècle est son premier livre.