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LA REPUBLIQUE ET LES TRIBUS
VELILLA PHILIPPE
BUCHET CHASTEL
18,00 €
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EAN :9782283027271
Les tribus : le mot est fort, et un peu provocateur. C'est que, au sein de la République une et indivisible, le rôle des communautés dans la vie politique demeure une question taboue. Mais depuis quelques années, sous couvert de nobles préoccupations, la lutte contre les discriminations ou la promotion de la diversité, les formations politiques de l'arc républicain dissimulent une motivation moins avouable : la recherche d'un vote ethnique, réel ou supposé. Car les partis instrumentalisent les tribus, quand ce n'est pas le contraire. Ainsi, François Hollande n'aurait peut-être pas été élu en 2012 sans le soutien massif des communautés arabo-musulmane, noire et gay, contre un Nicolas Sarkozy qui voulait rééditer son succès de 2007 auprès des électeurs catholiques, arméniens, juifs et pieds-noirs. On souhaitait que les tribus donnent un aspect joyeux à un monde multicolore. Elles risquent plutôt d'imposer la grisaille de la société de l'entre-soi. La tribalisation de la politique viendrait ainsi renforcer l'éclatement d'une société où tous les intégrismes auraient beaucoup d'avenir. Le racisme et le populisme aussi.
Date de parution
06/02/2014
Poids
258g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782283027271
Titre
LA REPUBLIQUE ET LES TRIBUS
Auteur
VELILLA PHILIPPE
Editeur
BUCHET CHASTEL
Largeur
140
Poids
258
Date de parution
20140206
Nombre de pages
0,00 €
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La question de l'avenir d'Israël est source de polémiques. Israël ne cesse d'innover en matière technologique, économique, et culturelle, sait vaincre ses ennemis et résister à ses amis, mais se révèle incapable de corriger ses déséquilibres internes, de résoudre son conflit avec ses voisins, et de prendre toute sa place dans son environnement régional. Fidèles à leur tradition de contestation permanente, les Israéliens ne cessent d'interpeller leurs dirigeants sur les problèmes du pays : la paupérisation de larges couches de la société, les privilèges dont bénéficient des communautés entières en raison de leur poids électoral. La progression de l'orthodoxie, du messianisme, la droitisation de la société et la communautarisation favorisées par un système politique qui encourage tous les excès assombrissent les perspectives. Les débats portent de moins en moins sur les perspectives de paix, et ce n'est pas un hasard. Les Palestiniens ont leur part de responsabilité dans les échecs constatés. La montée de l'islamisme, les ambiguïtés de l'Autorité palestinienne et la permanence du terrorisme découragent les meilleures volontés. Le gouvernement israélien, en esquivant le débat sur la solution à deux Etats ou sur les risques d'un Etat binational, multiplie les atermoiements en comptant sur la bienveillance d'une administration américaine pourtant bien imprévisible. Au risque d'oublier que la pérennité d'un Etat juif dans un environnement hostile n'est pas assurée.
La gauche mitterrandienne était réformiste et européenne, tolérante et antiraciste. L' alter gauche mélenchonienne est révolutionnaire et altermondialiste, sectaire et communautariste. Il ne faut pas se leurrer, la gauche de gouvernement est battue, peut-être définitivement. Trop à gauche dans l'opposition, trop à droite au pouvoir, elle a semé de grandes illusions et récolté d'immenses désillusions. Incapable d'assumer une ligne sociale-démocrate ni de faire vivre un autre modèle, elle a cédé au carriérisme des hauts fonctionnaires de la technocratie et des petits fonctionnaires de l'ambition. Jean-Luc Mélenchon et les siens n'ont rien appris de cette histoire. Leur radicalité facilite l'ascension d'une extrême droite tout près du sommet.
La fin des potes dépasse largement les personnes en question. Car le mouvement antiraciste a perdu la mère des batailles. Les potes avaient posé de bonnes questions celles des discriminations et de la diversité culturelle et les mauvaises réponses, celles des partis populistes, sont en train de gangrener toute l'Europe : le racisme conquiert dans l'espace mental, dans le domaine public, et dans la vie politique, une place grandissante. Plus encore, toute une frange de la jeunesse issue de l'immigration refuse la logique de l'intégration, et se réfugie dans un combat identitaire où l'antisémitisme tient lieu d'idéologie".