En 1927, Etre et Temps (Sein und Zeit), le maître ouvrage de Heidegger, pose la question oubliée du sens de l'être. Evénement philosophique majeur, ce livre est la source de l'évolution du penseur qui, sur des registres différents, mais avec une attention toujours plus éveillée, ne cessera de reposer cette question. Le livre de Gianni Vattimo veut mériter son titre : il est une véritable introduction à cette oeuvre incontournable. Partant des écrits antérieurs, il en dégage la problématique, en explique les concepts, en mesure les résultats et en trace les perspectives. L'évolution postérieure du penseur apparaît dès lors comme la tentative sans cesse reprise de répondre aux questions laissées en suspens. Deux moments essentiels (plus conceptuels que chronologiques) marquent cette évolution : l'un où l'être se donne à penser comme sa propre histoire, l'autre où il se manifeste comme événement de langage. L'exceptionnelle familiarité de Gianni Vattimo - né en 1936 à Turin où il occupe la chaire de philosophie théorique - avec la pensée de Martin Heidegger réussit le tour de force d'offrir une introduction simple et une interprétation forte : par delà évolutions et retournements, il manifeste l'extraordinaire unité de cette oeuvre fondamentale.
Nombre de pages
186
Date de parution
01/10/1985
Poids
601g
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EAN
9782204023979
Titre
Introduction à Heidegger
Auteur
Vattimo Gianni
Editeur
CERF
Largeur
0
Poids
601
Date de parution
19851001
Nombre de pages
186,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Biographie de l'auteur Gianni Vattimo, né à Turin en 1936, est un des philosophes italiens les plus éminents. Professeur de philosophie à l'université de Turin, député européen, il est l'auteur de nombreux ouvrages, notamment La Fin de la modernité (traduction de Charles Alunni, Paris, Le Seuil, 1987), et Espérer croire (traduction de Jacques Rolland, Paris, Le Seuil, 1998)
A l'origine technique de lecture des textes (religieux, littéraires, juridiques), l'herméneutique est devenue depuis le XIXe siècle philosophie générale et ontologie au sens propre du terme. Comprenant l'existence humaine dans sa relation avec le monde comme interprétation, elle correspond à une époque où l'être ne se présente plus comme structure stable et fondement absolu, mais s'annonce comme événement qui signifie dans le langage, à travers des messages qui sont toujours à interpréter. Comme telle, l'herméneutique peut également conduire vers une éthique. Pour autant, elle n'a pas à chercher à restaurer illusoirement une position transcendantale. Accueillant l'être dans sa finitude et son historicité, elle se fait écoute et méditation des valeurs, des figures de l'expérience, des formes symboliques qui y résonnent. Dans cette écoute attentive, elle peut puiser des critères de discrimination et de choix, des orientations pour l'action et, en ce sens, faire droit aux exigences d'universalité de l'éthique traditionnelle. C'est en radicalisant, contre toute visée restauratrice mais sans s'abandonner à un simple relativisme, les caractères " nihilistes " de l'ontologie herméneutique que ce livre met au jour les possibilités éthiques qu'elle recèle.
Quel peut être aujourd'hui le sens de l'expérience religieuse ? Un philosophe, connu pour sa réflexion particulièrement précieuse dans l'horizon de la "fin de la métaphysique", répond. Pour Gianni Vattimo, le principe de la sécularisation des sociétés modernes réside dans l'incarnation du Christ. Dans l'"ontologie faible", un concept dont il est l'auteur, il voit une transcription du message chrétien pour l'époque actuelle. L'originalité de ce livre de philosophie est qu'il est écrit à la première personne. Il s'agit donc aussi d'une autobiographie. L'"ontologie faible" dont il est question est en effet profondément enracinée dans l'expérience personnelle de l'auteur, qui a pris le risque de s'engager directement dans son discours. Catholique "non militant", il s'emploie à une déconstruction ironique des prétentions de l'Eglise, déconstruction motivée et guidée exclusivement par le principe positif de l'amour du prochain.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...