Prison moyenâgeuse, crasse indicible où règnent les rats, les cafards et les punaises, maladies qui n'existent qu'en temps de guerre, détenus entassés, suicides à la chaîne, sida, toxicomanie, prostitution et viols... Tel est le quotidien de Véronique Vasseur, médecin-chef à la prison de la Santé depuis 1993 ; elle décrit cette prison dans ce livre-document poignant. À l'heure où le débat sur le monde carcéral fait rage, elle raconte les consultations dignes de la cour des miracles, la violence quotidienne, mais aussi l'opéra donné par les prisonniers, les matchs de foot, le système D... Ville dans la ville, la prison de la Santé a ses quartiers et ses règles du jeu, où se côtoient étrangers de tous pays, petits malfrats et grands terroristes, sans-papiers et VIP. Écrit à la première personne, ce livre est un carnet de bord plus qu'un récit, le témoignage vivant d'une femme qui a vécu ce qu'elle expose ici et cherche à nous faire partager l'horreur, les souffrances et les émotions du monde carcéral. Et elle y parvient : rarement un témoignage sur la prison avait touché aussi juste. Les descriptions, les anecdotes peuvent être pénibles à lire : horreur des crimes commis, des conditions de détention, des pathologies d'un autre âge. Elles font parfois sourire, ce qui étonne dans cet enfer qu'est la Santé. Elles émeuvent toujours. La Santé, c'est une ville dans la ville où règnent la saleté, la détresse, la maladie, la perversité... Illogique, irrationnel, incompréhensible, c'est un monde à part, coupé de la vie. (...) C'est comme un grand couvent, sale et sans spiritualité. Il faut vraiment une énergie incroyable pour ne pas sombrer. C'est plus qu'une punition, c'est l'impasse totale, la bouteille qu'on referme, l'oxygène qu'on vous coupe brutalement. La plupart [des détenus] font de courts séjours dehors et se retrouvent vite ici. C'est notre ghetto, notre honte. --Maya KANDEL
Nombre de pages
201
Date de parution
17/01/2000
Poids
310g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782862747118
Titre
Médecin-chef à la prison de la Santé
Auteur
Vasseur Véronique
Editeur
CHERCHE MIDI
Largeur
153
Poids
310
Date de parution
20000117
Nombre de pages
201,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il y a cinq ans, Véronique Vasseur a défrayé la chronique en publiant Médecin-chef à la prison de la Santé, une description sans concession de la vie quotidienne dans cet établissement pénitentiaire. Un ouvrage choc qui a suscité des polémiques et marqué les esprits. Aujourd'hui, cette femme de tempérament ouvre un nouveau débat de société; le délabrement du système hospitalier et les réformes à lui apporter. Parce que ce médecin indépendant d'esprit n'aime rien cacher, son journal d'hôpital ne va pas plaire. Conditions de travail difficiles, manque de moyens et de personnel, cabales internes, lenteurs malheureuses, gabegie, mais aussi dévouement extrême de certains médecins, internes et infirmières, rapports délicats avec la souffrance des patients, accompagnement des mourants comme des familles éplorées... tous les aspects du quotidien du monde hospitalier sont, ici, racontés sans fard. A la fois terrible et angoissante, émouvante et vraie, enflammée et humaine, cette plongée dans un univers méconnu terrifie autant qu'elle fascine, inquiète autant qu'elle émeut. Un témoignage bouleversant, direct, dont personne ne sort indemne parce qu'il pousse chacun à s'interroger sur son rapport à la santé, à la maladie, à la vieillesse et à la mort.
Bien sûr, j'ai hésité avant de raconter l'expérience que fut ma cavalcade en politique lors des législatives et municipales à Paris, entendant d'avance les commentaires: "Propos de femme qui a perdu." Peut-être. Mais dans cette plongée au coeur du militantisme, de la politique telle qu'on la mène sur le terrain, au coeur des instances dirigeantes, moi, représentante de la "société civile", j'ai surtout perdu mes illusions. Je n'avais jamais fait de politique, jamais adhéré à un parti, même si, plus d'une fois, mes témoignages sur la prison ou l'hôpital avaient interpellé et agacé les gouvernements et qu'on avait tenté de me récupérer. J'avais donc, d'une certaine manière, idéalisé le pouvoir d'un homme - Nicolas Sarkozy - ou d'un parti - l'UMP - désirant "changer les choses" au profit de la société. Or que signifie "faire de la politique"? On dit faire l'amour, faire la cuisine, faire un enfant, mais faire de la politique? Eh bien, rien de concret! Il s'agit d'un grand mot, galvaudé au profit d'une activité décevante même si elle peut s'avérer utile... parfois. N'ayant jamais côtoyé d'aussi près ce monde particulier, à la fois calculateur et humainement médiocre, y mettant un pied dans l'espoir d'apporter mon aide, d'insuffler de nouvelles idées, j'ignorais que je plongeais dans un panier de crabes plus agressifs et pitoyables les uns que les autres. Voici le récit de cette cruelle désillusion.
A l'origine de l'onde de choc qui pousse journalistes et parlementaires à s'intéresser au monde des prisons : le livre du Dr Véronique Vasseur, Médecin-chef à la prison de La Santé. Un témoignage sans aucune valeur littéraire ni de réflexion, mais qui, en jouant sur la corde de la sensibilité, a eu le mérite de faire sauter le couvercle. En moins de deux semaines, les députés, émus, ont dénoncé pêle-mêle omerta et conditions de détention puis voté la mise en place d'une commission d'enquête. C'est la première fois que les prisons mobilisent l'attention de tous les élus. Leur rapport, adopté à l'unanimité, dresse d'abord un constat : actuellement, la prison ne remplit qu'imparfaitement sa mission qui doit être d'assurer la sécurité de nos concitoyens, de sanctionner - sans pour autant écarter définitivement - ceux qui se sont rendus coupables d'une infraction. L'ouvrage aura au moins eu le mérite d'ouvrir la brèche.--Nadia Bon--
Dans un témoignage au vitriol, Véronique Vasseur a décrit une prison vétuste, crasseuse où se côtoient étrangers de tous pays, petits malfrats et grands terroristes, sans-papiers et vip. Elle dit surtout le quotidien sordide, l'absence d'hygiène, le règne des cafards, des punaises et des rats. Douze ans après, ce récit n'a pas pris une ride. Il gagne même en force tant les hommes y sont montrés dans leur infinie détresse. A l'occasion de la diffusion du téléfilm adapté de son livre, avec Mathilde Seigner dans le rôle-titre, Véronique Vasseur, plus que jamais citoyenne engagée, établit un état des lieux cinglant de la condition carcérale en France. L'autoproclamé pays des droits de l'homme est toujours stigmatisé par les organisations humanitaires européennes et internationales pour la situation dans ses prisons. Délabrement, surpopulation, traitements inhumains... Tandis que polémiquent humanistes et répressifs, des femmes et des hommes se suicident, meurent ou deviennent enragés.
Un portrait vivant et enlevé de Pierre Desproges, homme empli de contradictions et si attachant, dont l'humour politiquement incorrect manque cruellement à notre époque. En 1976, Pierre Desproges (1939-1988) décide de claquer la porte du légendaire Petit Rapporteur pour se laisser aller à des circonlocutions langagières capables de percuter le sens commun. Et c'est ainsi que surgit, il y a exactement un demi-siècle, la figure de proue du politiquement incorrect . La satire de haut vol, le stand up et la grande littérature révèlent alors chez ce " fils " de Pierre Dac, d'Alexandre Vialatte et de Michel Audiard une incarnation aboutie de l'humour noir jubilatoire. Desproges, c'est notre mauvaise conscience qui s'encanaille. Étonnant, non ... Ce même artiste, devenu plus tard procureur au Tribunal des flagrants délires , invente une rhétorique radiophonique ravageuse en nous gratifiant de mots taillés comme des diamants pour écorcher les bienpensants. Avec, en prime, le sentiment aigu de posséder une bouille d'enfant pour s'attirer toutes les indulgences. D'une plume vive et sensible, Jean-Michel Djian nous croque ici, plus qu'un saltimbanque torturé, la figure libre et emblématique d'une génération pour qui la montée en puissance de la bêtise humaine et de l' absurdité du monde justifiait tous les excès de langage.
Si le chanteur est prolifique, l?homme est plutôt discret et taiseux par nature. Francis Cabrel est tout sauf un exhibitionniste. Excepté sur une scène, il n?aime guère être en pleine lumière. Cabrel par Cabrel constitue un document rare: l?auteur-compositeur-interprète de Je l?aime à mourir, de Saïd et Mohamed, de La Dame de Haute-Savoie et de dizaines d?autres succès, s?y livre sans se dissimuler. Il parle de tout, à c?ur ouvert: de son enfance, de sa vie de famille, des sports qu?il prise, des artistes qui l?ont influencé, de ses goûts musicaux et littéraires, de la façon dont il écrit et compose, de son rapport à la politique et à l?argent, de ses enthousiasmes, de ses colères? Et même de sa vie « après la chanson »! Sous les confidences perce toute l?humanité de Francis Cabrel: sa sincérité et son humour. Et sous la simplicité du ton se révèle toute la richesse d?un artiste métissé et universel: « Je suis, dit-il, un immigré italien vivant en Occitanie, chantant en français des chansons américaines. »
Alain Chamfort, pour la première fois, se retourne sur son passé, ses aventures -musicales etamoureuses, ses rencontres (Claude François, Serge Gainsbourg, Véronique Sanson, Jane Birkin?),et fait le bilan d'un parcours, pointe ses blessures secrètes, ses regrets. En quelque sorte, il se met à nu dans une anti-biographie élégante où il sonde d'abord ses passions.
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