Cet essai reconsidère la place de deux danseuses, deux pionnières, Loïe Fuller et Isadora Duncan tant dans le paysage artistique et intellectuel qui fût celui de leur temps (la « Belle Epoque » parisienne) que dans celui de la danse contemporaine. La « Belle Epoque », marquée en France par l'essor considérable des découvertes scientifiques et techniques, est aussi celle d'un renouveau de tous les arts. Paris accueille, peintres, musiciens, sculpteurs, artistes. Deux femmes, toutes deux américaines et danseuses, Loïe Fuller et Isadora Duncan, ensemble, puis séparément, vont tenir le haut de l'affiche à l'aube du vingtième siècle. La première aux Folies-Bergère, la seconde dans les théâtres parisiens. La recherche d'un « mouvement lumineux » est au c'ur de leur esthétique et bouleverse les codes en vigueur dans les arts de la scène. Pourtant à la faveur d'une autre passion partagée par nombre de leurs contemporains : celle de l'art antique qui va se cristalliser sur leur danse, Loïe Fuller et Isadora Duncan, telles des « sculptures vivantes » semblent ressusciter à leurs yeux des figures du passé, les animer. Jusqu'à quel point ont-elles partagé et accepté d'incarner cet idéal ? Comment en ont-elles parfois « jou? en lui prêtant leur corps et leur image, plus souvent encore, l'ont combattu pour affirmer l'originalité et la nouveauté de leurs démarches et de leurs ?uvres ? En écho aux recherches de peintres, sculpteurs, poètes, scénographes d'avant-garde s'interrogeant alors sur les pouvoirs de la danse, elles ont apporté dans le renouvellement des formes qu'elles initiaient, matière à penser, à créer et à rêver. Pionnières de la modernité, un siècle plus tard, elles restent nos contemporaines.
Nombre de pages
134
Date de parution
20/09/2022
Poids
240g
Largeur
169mm
Plus d'informations
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EAN
9791032004005
Titre
Corps lumineux. De Loïe Fuller à Isadora Duncan
Auteur
Vassas Claudine
Editeur
PU PROVENCE
Largeur
169
Poids
240
Date de parution
20220920
Nombre de pages
134,00 €
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Un monarque tout-puissant, un palais somptueux et son harem, des mariages et des répudiations, une jeune juive qui garde le secret sur son identité, des banquets et des festins, des confusions entre personnages et situations jusqu'au coup de théâtre final... Tel se présente le Livre d'Esther, à l'origine de la célébration de Pourim, instituée par l'héroïne de l'histoire pour commémorer le salut du peuple juif et devenue une joyeuse fête où l'on autorise excès et transgressions... Toujours vivant dans les récits et les mémoires, le texte librement découpé et représenté, mis en scène et en images, circule entre scènes publiques et scènes privées et s'actualise dans les rites. Claudine Vassas par une approche ethnographique ouverte explore, dans sa profondeur historique, les facettes de cette célébration sans quitter la parole vive des femmes dont elle fait aussi entendre les voix dans un essai attentif et sensible à leurs multiples échos.
D'où viennent les cochons ? En Europe, un récit répond à cette question : lors de sa visite sur terre pour annoncer la nouvelle Loi, le Christ métamorphosa des enfants qu'une mère lui avait cachés. Comme elle était juive, les porcs sont des petits juifs transformés. C'est pour cela que les juifs exècrent cet animal : ils redoutent de se manger eux-mêmes. Les façons de l'élevage donnent corps à cette fable. Le cochon est un être paradoxal, un perpétuel nourrisson, mais aussi un ogre avide de la chair des enfants. Dans la maison, chacun à sa manière modèle cette mouvante nature et la mort affirme les partages nécessaires. On donne le sang aux autres, on cherche l'ultime trace juive, on offre à l'Église et aux morts un peu de cette chair qui fait les chrétiens. Quant aux juifs, qu'ils soient présents ou mis en scène, ils sont condamnés à revivre la métamorphose première et à chercher sans trêve les substituts de cette viande dont ils se sont privés. Le corps et le sang des enfants de chrétiens n'en sont-ils pas le plus parfait équivalent quand vient le moment de la Pâque ? Telle est la plus commune matrice de l'anti-judaïsme, tel est le système des représentations qui génère les plus agressives rumeurs. Elles sont inscrites dans le combat que tout chrétien doit mener pour se protéger de la menace, pour abandonner peu à peu la part juive originelle, pour faire passer tout le cochon dans son camp.
Verdier Yvonne ; Fabre-Vassas Claudine ; Fabre Dan
Penser ensemble littérature orale et institutions, histoire d'amour et mémoire profonde, cette démarche a conduit Yvonne Verdier à étudier Thomas Hardy, collecteur de faits de langage, de croyances, de coutumes rurales anglaises, mais demeuré romancier des traditions et des destinées : ses héros s'unissent au pays et à ses rites dominants, qui ne sont point simples conventions, mais sensations et sentiments séculaires. "Déplieuse de détails" , disent d'elle ses préfaciers : elle le montre aussi dans ses analyses perspicaces du Petit Chaperon rouge ou de la Mythologie de la forêt.
Qui, à la seule évocation du Moulin Rouge et des Folies Bergère, du Lido ou du Paradis Latin, ne voit passer des images de french cancan ou de danseuses très dévêtues parées de plumes, ces "petites femmes de Paris" qui font la réputation de la France dans le monde entier? Qui connaît pour autant leur provenance, comment elles apprennent et exercent leur art? Ces femmes aux histoires de vie singulières prennent ici la parole pour témoigner de leur parcours, de leurs projets et de leur corps. à la fois sublimé et instrumentalisé, qui devient sur scène un artefact. Associé à la bohème, le music-hall est aussi un monde de travail. L'ethnographie permet ici de découvrir tout un univers devant et derrière le rideau, danseuses mais aussi machinistes, habilleuses ou paruriers dans l'exercice de leurs métiers. Depuis leur apparition, à la fin du XIXe siècle, les music-halls parisiens, sans cesse menacés de fermeture, renaissent pourtant et demeurent des lieux emblématiques de la ville. La revue le dit "Ça, c'est Paris!" Ni apologie ni entreprise de démystication, le parti pris de cet ouvrage, fruit d'un travail de terrain de plusieurs années, est de partager un regard, celui d'une ethnologue, à tout lecteur curieux de dépasser les évidences et de découvrir les paradoxes d'un monde. Biographie de l'auteur Francine Fourmaux poursuit actuellement des recherches sur les arts du cirque au Laboratoire d'anthropologie urbaine du CNRS qui l'accueille depuis plus de quinze ans. Elle y a coordonné la publication d'un ouvrage collectif, Les Lieux du cirque (2008).
Cet ouvrage explique le rôle de l'archéologie du bâti dans la compréhension des édifices anciens et l'aide aux projets de conservation et de médiation culturelle. A l'occasion du XIIIe colloque international d'histoire et d'archéologie de Fréjus, chercheurs, architectes, conservateurs et acteurs du patrimoine se sont réunis autour d'une même interrogation ? : comment mieux connaître, conserver et transmettre le patrimoine bâti ?? Consacré à l'archéologie de la construction et à son application à la conservation et la valorisation du patrimoine bâti, cet ouvrage met en lumière une discipline qui, en permettant de comprendre les techniques de construction et les transformations successives des édifices à travers le temps, renouvelle profondément l'étude des monuments anciens. A travers des exemples couvrant des périodes allant de l'Antiquité à l'époque moderne, les contributions réunies ici montrent combien la recherche archéologique constitue aujourd'hui un outil essentiel au service de la restauration, de la valorisation et de la médiation du patrimoine. Entre enjeux scientifiques, techniques et culturels, ce volume, qui articule théorie, terrain et enjeux actuels d'aménagement, illustre la richesse du dialogue entre archéologues, architectes, restaurateurs et médiateurs, au service d'une meilleure compréhension et d'une meilleure transmission des monuments historiques, en France comme à l'étranger.
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.
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Aboutissement de 34 ans de recherche en ethnologie et en linguistique, cet ouvrage illustré analyse la langue des signes et ses variations régionales. Les recherches sur la langue des signes conduisent à poser d'innombrables questions. Pourquoi à Paris le signe ORANGE, et au Brésil le signe VAGIN, se font-ils sur le front ?? Pourquoi le nom signé d'Armand Pelletier, le charpentier sourd et muet dont la vie a été contée ailleurs, se fait-il de deux manières différentes, sans que personne ne semble s'en apercevoir ?? Comment est-il possible qu'à Arras et à Nogent-le-Rotrou, FRERE et SOUR soient un seul et même signe ?? Le spectaculaire signe BRAVO que l'on voit aujourd'hui se répandre sur toute la planète vient-il de France, comme le pensent les Américains, ou bien d'Amérique, comme le croient les Français ?? Comment une jeune femme sourde a-t-elle pu découvrir l'origine de l'étrange signe VIOLET au cours d'un rêve ?? Et si les langues des signes ne présentent pas, ou presque pas, d'homonymes, comme on l'entend souvent dire, comment se fait-il que l'auteur les ramasse à la pelle ?? C'est à ces questions, et à cent autres, que ce livre s'efforce de répondre. L'auteur entraîne ses lecteurs sur un sujet jusqu'à présent complètement négligé? : la variation régionale des signes. Cette notion est aussi vertigineuse que fondamentale, impliquant celles d'évolution et de divergence, faisant se rejoindre la géographie et l'histoire, l'espace et le temps.