Il semble que nous n'ayons pas le choix : nous sommes condamnés à une vie dépravée si nous suivons la pente naturelle de nos désirs, ou à la frustration et à la mortification pour accéder à une certaine maîtrise de nos sens. Pensée en ces termes, la chasteté, au sens large, ne peut susciter, de prime abord, que de la répulsion car elle est alors synonyme de contrainte douloureuse, de renoncement et de sacrifice, comme prix à payer d'un désordre naturel et partagé par tous. Pourtant Mgr Varden expose ici une perspective tout autre et, en ce sens, son essai est une révolution : il bouleverse notre approche du péché originel, notre conception du désordre au coeur de notre chair, notre regard sur Dieu depuis la chute. S'appuyant sur les récits imagés de la tradition exégétique comme sur les oeuvres et les artistes contemporains, Mgr Varden nous fait entrer dans une vision profondément incarnée de l'histoire de l'Homme. Il élargit notre regard et notre intelligence pour nous permettre de comprendre combien « L'essence de la chasteté n'est pas de mettre à mort notre nature, mais de l'orienter, par le biais d'une réconciliation intégrale, vers la plénitude de la vie. » Une vision véritablement libératrice de nos contradictions. Mgr Varden est moine cistercien et évêque en Norvège. Devenu catholique en 1993 et moine trappiste en 2002, il est élu abbé de son monastère en Angleterre en 2015. Le 1er octobre 2019, le pape François l'a nommé évêque de Trondheim.
Nombre de pages
260
Date de parution
04/06/2025
Poids
240g
Largeur
135mm
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EAN
9791033616412
Auteur
Varden Erik ; Mongiat Eléonore ; Mérian Loïc
Editeur
ARTEGE
Largeur
135
Date de parution
20250604
Nombre de pages
260,00 €
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« La gloire, dit saint Bernard à ses frères, est cachée maintenant, dissimulée pour nous dans la tribulation. » Que nous reste-t-il lorsque tombent les illusions, et que nous faisons silence en nos coeurs face au vacarme du monde ? Pour répondre à cette quête de vérité, Mgr Varden nous livre une méditation du psaume 90 appuyée sur le commentaire spirituel de saint Bernard, dont le réalisme intact traverse les siècles. Ces méditations spirituelles, prêchées par Mgr Varden devant Léon XIV et la curie, éclairent sous un jour nouveau combien la grâce agit au coeur du combat et de la nuit de toute vie chrétienne traversés ici-bas. « Tu trouves sous son aile un refuge : sa fidélité est une armure, un bouclier. » Mgr Varden est moine cistercien et évêque en Norvège. Devenu catholique en 1993 et moine trappiste en 2002, il est élu abbé de son monastère en Angleterre en 2015 et nommé évêque de Trondheim en 2019.
La solitude mord comme la faim et la soif. Mais, honteuse, on la tait. Sortir de l'isolement, c'est se souvenir que nous sommes des êtres assoiffés et affamés de communion. Un traité biblique et pratique pour briser enfin la prison de verre de l'ego. La découverte d'un grand auteur. La solitude est aussi universelle que la faim ou la soif. Mais parce qu'elle nous affecte de la façon la plus intime qui soit, nous sommes moins disposés à en parler. Pourtant, qui n'a pas connu la douleur de la solitude. Aucune voix n'est plus insidieuse que celle qui murmure à notre oreille : " Vous êtes irrémédiablement seul, aucune lumière ne percera vos ténèbres. " Mais le christianisme dit que cette voix ment. Car le postulat de départ, c'est la certitude que la réalité ultime, source de tout ce qui existe, est une réalité personnelle de communion, pas une abstraction métaphysique. Etre chrétien, c'est être ensemble. Nous conduisant à cette communion, l'Evangile nous exhorte à plusieurs reprises de " nous souvenir " de qui nous sommes, d'où nous venons, où nous allons. Ce livre examine les différentes facettes de l'identité chrétienne, complétant l'exégèse biblique par des textes tirés de la littérature. Un livre pour comprendre qui nous sommes et sortir de nous-mêmes.
Il est un art – l’art d’aller droit à Dieu. Pour cela, il faut faire taire le bavardage intérieur, cette rumeur continue où je me parle à moi-même, où je rumine mes peurs, mes désirs, mes blessures. Ce silence intérieur est bien plus exigeant que l’absence de parole extérieure. Il ne peut se maintenir que s’il est habité. Non par moi-même, mais par la mémoire de Dieu – memoria Dei. C’est elle qui transforme le silence en présence. Pour que le moine soit vraiment tourné vers Dieu, il faut qu’il pratique cette extase qui est une sortie de soi-même. Le moyen par lequel nous restons enfermés en nous-mêmes est le bavardage intérieur. La récitation sans cesse de mes pensées, de mes inquiétudes, de mes erreurs, de mes rêves ou de mes blessures. Il faut s’exercer à faire taire ces voix, et accepter la vulnérabilité à la présence d’un Autre.C’est pourquoi saint Bernard écrit : « Pourquoi tant vous hâter ? Pourquoi ne pas attendre la lumière ? Pourquoi entreprenez-vous des œuvres de lumière avant que la lumière paraisse ? » Il y a une hiérarchie dans les œuvres. Sans Dieu, elles sont nécessairement stériles.Son avertissement est d’une rare lucidité. L’homme religieux, le moine, le prêtre, le croyant professionnel, est tenté de faire – de prouver son utilité, de produire, de rayonner. Mais les œuvres de lumière doivent venir de la lumière. Il faut attendre le tempus opportunum, le moment favorable, la visitation de Dieu. Tant que la nuée ne bouge pas, Israël ne marche pas.C’est là l’art d’attendre, de discerner, de renoncer à l’activisme spirituel. Agir sans lumière, c’est risquer de s’égarer, voire de se faire l’agent d’une lumière feinte – d’un éclat luciférien. Le moine, lui, attend que l’étoile de l’aurore se lève en son cœur. Il y a toujours un mystère ineffable de la patience de Dieu. Il s’agit d’être attentif aux signes de la Providence pour ne pas les anticiper
IntroductionLes psaumes, étymologiquement «louanges», sont à la fois parole de Dieu et paroles à Dieu. Ils sont un lien direct entre Dieu et sa créature: l'homme.Ils ont été, dans leur diversité, écrits principalement par David pour être chantés.Parfois les mots sont violents, parfois emprunts d'une grande douceur, ils sont pour l'homme: l'homme qui pleure, l'homme qui gémit, l'homme qui souffre, l'homme qui crie, l'homme qui reconnaît son péché, l'homme qui demande miséricorde, mais à la fin, l'homme qui retrouve la paix et qui rend grâce.Les psaumes sont donc à lire et méditer dans toutes les circonstances de la vie, pour être proche de Dieu: Dieu qui écoute, Dieu qui conseille et surtout, Dieu qui montre son amour et sa douceur.Plus on fréquente les psaumes, plus on découvre le trésor qui est en eux.
Le 21 octobre 2001, pour la première fois de l'histoire de l'Eglise, le pape Jean-Paul II procède à la béatification d'un couple marié. Luigi et Maria Beltrame Quattrocchi ont trouvé ensemble le chemin du Ciel : devenir saint par et dans le mariage, c'est possible ! Mariés en 1905, Luigi et Maria vivent à Rome et forment avec leurs quatre enfants un foyer heureux, a priori tout à fait banal. Le secret de leur sainteté ? "Les bienheureux époux ont vécu une vie ordinaire d'une façon extraordinaire" révèle Jean-Paul II. Scoutisme, engagements caritatifs, éducation des enfants, respect de la vie, amitiés spirituelles, sens du sacrifice, intégrité au travail, intense vie de prière... Le père Antoine De Roeck nous plonge dans l'intimité des deux époux, véritables témoins de la sainteté au quotidien. Il dévoile les joies et les épreuves d'un couple uni par un amour immense et la fidélité à l'Evangile. Un itinéraire de vie conjugale édifiant et une éclatante confirmation de la beauté du sacrement du mariage. Comme en témoigne Maria à la mort de son mari : "En quasiment un demi-siècle de vie commune, jamais un instant d'ennui, de trop-plein, de fatigue". Le père Antoine De Roeck, prêtre du diocèse de Vannes, a participé à la fondation de l'Oratoire Saint-Philippe-Neri de Lorient. Docteur en théologie à l'Institut pontifical Jean-Paul II, il enseigne la théologie morale et est professeur à l'institut de Théologie du corps.
« Le Pape Léon XIII, avec l'encyclique historique Rerum Novarum, a abordé la question sociale dans le contexte de la première grande révolution industrielle ; et aujourd'hui l'Église offre à tous son héritage, la doctrine sociale, pour répondre à une autre révolution industrielle et aux développements de l'intelligence artificielle, qui posent de nouveaux défis pour la défense de la dignité humaine, de la justice et du travail. » Léon XIV