La prison est pour tous le symbole social de la peine. Pendant longtemps il n'a pas été mis en doute que sa destination était de punir le délinquant en le privant de sa liberté, et de protéger la société en le retranchant. Cette fonction exclusivement répressive n'est plus admise. La Loi veut que la prison soit organisée pour préserver et développer chez l'homme détenu ses chances d'amendement. Le pourrissement des établissements, le sabotage des réformes, l'oubli des hommes ont rendu vaine cette ambition. La prison d'aujourd'hui corrompt ceux qui n'étaient pas corrompus sans guérir ceux qui l'étaient. Elle est l'école de la révolte et de la récidive. La reconversion profonde du système pénitentiaire que propose Me Jean-Marc Varaut, avocat à la Cour de Paris, est la voie étroite mais la seule voie qui défende les intérêts de la société en préservant l'avenir de l'homme.
Nombre de pages
270
Date de parution
14/10/1972
Poids
290g
Largeur
138mm
Plus d'informations
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EAN
9782710315896
Titre
LA PRISON POUR QUOI FAIRE ?
Auteur
Varaut Jean-Marc
Editeur
TABLE RONDE
Largeur
138
Poids
290
Date de parution
19721014
Nombre de pages
270,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Biographie de l'auteur Avocat de 1956 à sa mort, en 2005, Jean-Marc Varaut fut aussi un essayiste et un philosophe du droit. Membre de l'Institut, il a publié un quinzaine de livres, dont cinq consacrés à des procès célèbres (Pétain, Nuremberg, Petiot, Oscar Wilde et Jésus).
Si vous ne croyez ni à Dieu ni à diable, ni à l'humanité, si vous n'aspirez qu'au repos et à la satisfaction immédiate, alors vous êtes mûr pour la civilisation Perruche et pour poursuivre la traque des handicapés. Mais si vous avez un peu l'esprit de résistance, si vous croyez que la dignité de l'homme ne dépend pas de l'excellence de sa vie physique, alors vous êtes prêt pour bousculer les trouillards, les flemmards, les idéologues de tout poil qui soutiennent l'eugénisme à la française, et pour donner à mon François et à tous les autres la liberté de naître et de vivre avec le fardeau de leur génome et la légèreté de l'espérance. "
La question que je voudrais esquisser dans ce livre est une de celles qui me troublent le plus profondément, elle me paraît dans l'état de mes connaissances insoluble, et revêt un caractère grave d'étrangeté historique. Elle peut se dire d'une façon très simple : comment se fait-il que le développement de la société chrétienne et de l'Eglise ait donné naissance à une société, à une civilisation, à une culture en tout inverses de ce que nous lisons dans la Bible, de ce qui est le texte indiscutable à la fois de la Torah, des prophètes, de Jésus et de Paul ? [... ] Si bien que d'une part on a accusé le christianisme de tout un ensemble de fautes, de crimes, de mensonges qui ne sont en rien contenus, nulle part, dans le texte et l'inspiration d'origine, et d'autre part on a modelé progressivement, réinterprété la Révélation sur la pratique qu'en avaient la chrétienté et l'Eglise. Les critiques n'ont voulu considérer que cette pratique, cette réalité concrète, se refusant absolument à se référer à la vérité de ce qui est dit. Or, il n'y a pas seulement dérive, il y a contradiction radicale, essentielle, donc véritable subversion", Jacques Ellul.
«C'est étrange, il me semble que les touristes qui regagnent leurs véhicules m'observent comme si, soudain, une veste recouvrait mes épaules, comme si mes galoches écrasaient encore les cailloux du chemin. Car si nous ne savons pas comment s'établit en nous le contact entre passé et présent, il n'en est pas moins vrai qu'un fluide imperceptible et puissant nous traverse parfois et que la proximité de cette atmosphère inhabituelle, insolite, fait tressaillir les autres comme une barque sur une vague soudaine. Il est peut-être resté sur moi quelque chose des jours d'autrefois.» Quarante ans après sa déportation dans le camp de concentration de Struthof, un Slovène, mêlé à la foule anonyme des touristes, revient sur les lieux de son martyre. Ce récit convoque, avec pudeur et humanité, des souvenirs douloureux. Au-delà du témoignage, ce livre est aussi un hymne à l'espérance.
Lorsque le jeune Samuel Titmarsh quitte la campagne anglaise pour s'installer à Londres, où il vient d'obtenir une place de treizième clerc dans une compagnie d'assurances, sa vieille et richissime tante, Lady Hoggarty, lui offre une épingle de cravate en diamant. Ce précieux bijou le propulse très vite au sommet de sa carrière, lui apportant la considération de la haute société victorienne. Dans ce roman, Thackeray ridiculise de sa plume incisive les faiblesses et les travers des grands de ce monde, dont l'affaire Madoff de 2009 est l'un des plus récents avatars. La satire morale de Thackeray semble plus que jamais pertinente.
Ohl Michel ; Dussert Eric ; Ohl Jean-Pierre ; Nogu
C'est par pur altruisme que Michel Ohl a rejoint le groupe des écrivains imaginatifs débordants, et s'est laissé classer dans ce club informel des gens d'esprit avec ses pairs Maurice Roche, Jean-Pierre Verheggen, Alphonse Allais, Raymond Queneau, Boris Vian, Alfred Jarry et quelques moralistes carabinés du genre de Félix Fénéon. Ajoutez à cela son goût personnel pour les collages à usage épistolaire, vous avez le portrait de l'original bravant les conventions d'un monde codifié qui n'apprécie rien tant que le sérieux et la morgue. Dans ces pages où se percutent les notes de zinc, les détournements, les anagrammes, les calembours, les anecdotes, les récits de rêves fous et ses méditations de lecteur frénétique, ces pages où résonne le "mastaraglu", la langue des morts de son invention, on retrouve toute la jubilation et toute la déflagration de la littérature en marche.