Qu'est-ce qu'on a fait à Freud pour avoir des enfants pareils ?
Vanier Catherine
FLAMMARION
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EAN :9782081270633
- Paola, sept ans, a transformé la maison en champ dé bataille après la naissance de ses sueurs jumelles. - Gilles, six ans, enfant d'une famille recomposée, dit qu'il ne sait plus c qui était dans le ventre de qui ».. - Maeva, treize ans; devient de plus en plus violente à mesure que sa mère lui concède la liberté qu'elle revendique... Comment être parents de nos jours? Faut-il être laxiste ou sévère? Doit-on tout dire aux enfants? Doit-on leur parler comme à des adultes? Tandis que la fonction paternelle s'affaiblit, que la différence des sexes s'estompe. qu'une exigence de transparence s'impose vis-à-vis des enfants, les parents d'aujourd'hui s'affolent et perdent pied. Face à ces petits adultes miniature, ils sont souvent désemparés, culpabilisés, voire infantilisés. Trop de parents attendent de la psychanalyse des recettes simples, rapides et valables pour tous; qu'il suffirait d'appliquer. Au-delà des réponses toutes faites, et à travers des dizaines de cas pratiques tirés de l'expérience et de la clinique, l'ouvrage de Catherine, Mathelin ouvre aux parents une autre voie d'accès à la psychanalyse.
Nombre de pages
258
Date de parution
05/04/2012
Poids
186g
Largeur
106mm
Plus d'informations
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EAN
9782081270633
Titre
Qu'est-ce qu'on a fait à Freud pour avoir des enfants pareils ?
Auteur
Vanier Catherine
Editeur
FLAMMARION
Largeur
106
Poids
186
Date de parution
20120405
Nombre de pages
258,00 €
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L'avancée des techniques comme la procréation médicalement assistée ont révolutionné les services de néonatologie ces dernières années : le nombre de naissances prématurées n'a cessé d'augmenter, en même temps qu'il devenait possible de sauver des vies auparavant condamnées. Mais au-delà de ces faits, que sait-on de ces bébés, de leurs compétences, de leur sensibilité, de la construction de leur subjectivité pendant ces mois où ils se trouvent suspendus à une machine, des liens qu'ils tissent avec leurs parents comme avec les soignants ? C'est justement cet autre regard que Catherine Vanier propose, première psychanalyste à être entrée dans un service de néonatologie où la technique règne en maître. Elle raconte ici son travail avec ces nourrissons, leurs parents et notamment leurs mères, blessées par la violence de cette naissance, avec les équipes aussi. Elle raconte également les rencontres, les histoires de certains de ces bébés et au travers des parcours de Grégoire, Nora ou Alice, nous montre l'importance de la parole, dès les premiers temps de ces vies anticipées et s'oppose à certaines tentations actuelles : une couveuse ultra-performante, qui pourrait reproduire au plus près le monde intra-utérin et maintiendrait le nourrisson dans l'isolement, serait terrible pour un bébé déjà né, en recherche de liens pour vivre.
Avec la classification américaine, le diagnostic d autisme englobe aussi bien des enfants atteints de la forme la plus grave, que des enfants ayant du mal à entrer en relation avec les autres. Si bien que nous sommes passés de 1 cas pour 10 000 dans les années cinquante, à 1 cas pour 100! Catherine Vanier constate chaque semaine dans son cabinet l immense désarroi dans lequel ce diagnostic extensif plonge les parents.Aussi grave: la querelle des approches. Faut-il consulter un psychanalyste, un cognitiviste, un comportementaliste? Chaque courant défend sa chapelle, au mépris de la souffrance des familles, à qui il revient d assumer le choix thérapeutique. Car de nombreux spécialistes, toutes tendances confondues, les renvoient à leur responsabilité, avec toute la culpabilité qui l accompagne: « si vous privilégiez telle démarche, ne comptez plus sur nous pour suivre votre enfant! » déclarent-ils en substance. Les parents deviennent littéralement « fous » d angoisse, victimes d une double peine: avoir un enfant qui souffre, et être désignés coupables si son état se dégrade! Face à cette détresse, certains créent des associations, toutes aussi belliqueuses, espérant ainsi apaiser leur souffrance, en vain... A quoi on peut ajouter que les grandes déclarations des politiques sans effets concrets contribuent à ce que les parents vivent un enfer.En croisant analyse et témoignages de parents effondrés, Catherine Vanier n hésite pas à dénoncer maltraitance, tant des enfants que des parents. Avec ce livre salutaire elle lance un véritable cri d alarme.
Deux pratiques apportent un éclairage sur ce qui se joue dans les premiers temps de la relation mère-bébé : l'une a lieu dans un service accueillant des mères "psychotiques" enceintes et pendant quelques mois après la naissance de leur bébé, l'autre dans un service de réanimation néonatale avec de grands prématurés. Ces situations, où la relation est perturbée, empêchée, du fait d'une certaine inadéquation des attitudes maternelles, ou en raison des obstacles techniques, se présentent comme une mise à plat de ce qui se passe très précocement. En travaillant avec ces mères et leurs enfants, les auteurs ont formulé l'hypothèse de "la supposition de sujet" pour tenter de nommer ce qui spécifiait ces expériences et ils ont pu en mesurer l'efficacité. En effet, cette relation, dans les tout premiers temps de la vie, se fonde moins sur une fusion entre mère et bébé ou sur le savoir que la mère imputerait à son enfant que sur la supposition, avant tout, d'un sujet que la mère pose dans cet enfant, un sujet qui fait partie d'elle mais qu'elle se représente séparé selon une logique qui relève du signe plutôt que du signifiant.
Lacan a introduit Winnicott en France. Il a pu dire qu'il était un des analystes anglosaxons qu'il appréciait le plus, et qu'il avait trouvé son « objet a » dans l'objet transitionnel. C'est pourquoi de nombreux psychanalystes ont souhaité interroger les points de rencontre et les points de discorde, tout comme la présence réelle de ces deux analystes de génie. La clinique de Winnicott et de Lacan est ainsi mise au travail en particulier à partir du souci de l'un comme de l'autre, de questionner la place de l'analyste dans la cure. Avec le style qui leur était propre et le mouvement constant de leur théorie, ces deux hommes étaient hautement conscients de la dimension politique de la psychanalyse et de son lien constitutif avec une pensée du sujet. Cet ouvrage permet de continuer à penser avec eux aujourd'hui cet aspect crucial.