Devant les ?uvres de Fabienne Verdier, le regard du spectateur se fait contemplatif. Cette peintre a réussi à concilier, dans ses tableaux, art moderne et tradition orientale, exprimant avec tant de puissance par sa peinture l'harmonie et le chaos, mais aussi le mystère de la beauté du monde.L'ouvrage, qui accompagne la rétrospective sur cette artiste qui se tiendra au musée Granet, à la Cité du livre et au pavillon de Vendôme d'Aix-en-Provence met en lumière son parcours artistique jalonné de confrontations avec des systèmes de pensée issus de cultures et d'époques différentes.Son processus de création se nourrit d'une hybridation des savoirs et se manifeste au moyen d'inventions techniques (immenses pinceaux munis d'un guidon de conduite, alliages de glacis, esquisses filmiques). Cette hybridation des savoirs apparaît clairement dans les trois lieux où se déroulera l'exposition. S'il sera possible de suivre au musée Granet le parcours artistique de Fabienne Verdier, à la Cité du livre on découvrira ses recherches sur les liens entre la peinture et la musique, en particulier sur les quatuors à cordes. Enfin, le pavillon de Vendôme présentera le projet basé sur le lien entre le langage et les formes plastiques et, plus spécifiquement, proposera de découvrir de grandes ?uvres réalisées à partir de quelques paires de mots : labyrinthe-liberté, force-forme, vide-vibration, chant-catastrophe.Le livre plonge dans l??uvre picturale et l'univers artistique et spirituel de Fabienne Verdier. Un parcours chronologique explore les divers moments de la biographie de l'artiste et met en lumière son lien avec la peinture des lettrés en Chine, puis avec l'art expressionniste abstrait et la peinture flamande, pour se poursuivre jusqu'à des recherches sur les ondes sonores et picturales. Sa poésie évolue autour d'une réflexion sur son immersion dans la nature, une pratique qu'elle définit elle-même comme étant l?« atelier nomade ». Ses derniers travaux sur le territoire de la montagne Sainte-Victoire, sujet cher à Cézanne, illustrent cette démarche. L'atelier nomade fait toutefois converger bien d'autres thématiques : l'évolution de son atelier, bien évidemment, mais également l'influence du contexte et du paysage, ainsi que le développement de nouveaux outils pour la peinture.
Nombre de pages
168
Date de parution
05/07/2019
Poids
1 505g
Largeur
218mm
Plus d'informations
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EAN
9788874398867
Titre
FABIENNE VERDIER - ILLUSTRATIONS, COULEUR
Auteur
Vanautgaerden Alexandre
Editeur
CINQ CONTINENTS
Largeur
218
Poids
1505
Date de parution
20190705
Nombre de pages
168,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Aujourd hui directeur de la Bibliothèque de Genève, Alexandre Vanautgaerden est historien d art de formation. Il a écrit plusieurs livres sur Érasme et l humanisme et dirigé pendant vingt ans et jusque récemment le Musée de la Maison d Érasme à Bruxelles. C est à ce titre qu il a organisé une exposition parallèle à celle de Bruges, sur les carnets d artiste de Fabienne Verdier.
Ce volume, qui sera suivi d'un second, réunit une centaine de planches extraites du journal personnel de Fabienne Verdier : collages, dessins et textes se succèdent, se font écho et mettent en évidence le processus créatif de l'artiste. Ces carnets ont été composés par Fabienne Verdier au cours des cinq dernières années (2017-2022), parallèlement à son activité de peintre. Ils recueillent ainsi les stimulations, les idées à développer, les réflexions, sans oublier le dialogue ininterrompu avec les oeuvres d'autres artistes, d'écrivains et de scientifiques. L'ouvrage dirigé par Alexandre Vanautgaerden a été conçu comme une proposition ouverte permettant une lecture différente de l'histoire de l'art à partir de l'analogie, approche grâce à laquelle notre regard sur la nature se renouvelle. Les textes ont été transcrits par l'artiste, mais aussi enrichis de ses propres commentaires.
Livre des livres, livres des jours, cet ouvrage accompagne le travail d'une peintre pendant trente ans. Chaque jour apporte un peu de peinture qui réveille le corps de la peintre. La main, son outil, tourne les pages et expérimente les résistances et les opportunités de l'huile, de l'encre, du crayon. Empreinte après empreinte, Aïda Kazarian marque le temps et chronique la vie de ses amis, de la famille et des artistes qui l'entourent. Chaque livre peint est comme une poignée de main, la rencontre d'un souvenir, la marque d'une naissance, de la neige qui tombe, d'un décès. Obituaire coloré, 'Feuillaison' est une chronique inédite qui nous fait entrer au plus intime dans le travail de l'artiste. Le livre est chapitré, année par année : tous les livres réalisés dans l'année y sont reproduits avec des réminiscences musicales et des souvenirs personnels. Aïda Kazarian bâtit depuis quarante ans une oeuvre peinte qui se manifeste dans des tableaux, des livres, des interventions dans l'espace. Son monde est celui de l'icône, quel que soit le support ou le médium. Son oeuvre est produite la plupart du temps directement avec son corps : son doigt, sans pinceau ni outil. Sa peinture prolonge une tradition ancienne, celle des tapis. Ses deux parents étaient restaurateurs de tapis d'Orient. Après des études à l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, où elle enseigna, elle entame une carrière qui l'amène à exposer tant en Europe qu'en Amérique du Nord. Lauréate du Prix Evenepoel (1980) puis du Prix Bolly-Charlier (1998), elle est élue membre de l'Académie royale de Belgique, Membre de la Classe des Arts, en 2005. Alexandre Vanautgaerden (1965), historien d'art et commissaire d'expositions, a dirigé le musée de la Maison d'Erasme à Bruxelles, la Bibliothèque de Genève et actuellement le réseau des médiathèques d'Ardenne Métropole comprenant plusieurs fonds de poésie (fonds Arthur Rimbaud, Guy Gofette, André Welter).
Un ouvrage précieux pour les artistes, les chercheurs et les amateurs d'art Le livre ÉCHO. Carnets d'atelier (2011-2017) contient une centaine de planches de Fabienne Verdier, mixte de collages, de dessins et de textes. Il est le deuxième tome de l'édition de ses carnets, couvrant les années 2011 à 2017, ainsi que deux grands projets, l'un autour des tableaux des maîtres flamands, l'autre autour du dictionnaire analogique Le Robert et de son regretté maître d'?vreAlain Rey. Réalisé parallèlement à son travail pictural, ce journal de bord nous permet d'entrer dans son processus de création. Conçu comme un commentaire élaboré en symbiose avec les ?uvres d'autres artistes, écrivains et scientifiques, l'ouvrage se veut une proposition ouverte, autorisant une autre lecture de l'histoire de l'art, à partir d'un regard fondé sur l'analogie, qui renouvelle notre pensée sur la nature. Le texte de chaque planche est transcrit et prolongé par des textes faisant écho à ceux de l'artiste, qui décrit ainsi sa démarche : « Semblable à l'alternance du sommeil et de la veille, parfois je peins, parfois je lis et j'écris. Après mon expérience en Chine, relatée dans Passagère du silence, voici en ÉCHO. Carnets d'atelier (2011-2017) quelques intuitions qui résonnent en moi. Fille de l'air et de la terre, j'observe les forces à l'oeuvre dans la nature qui engendrent les formes. Celles-ci retentissent dans les oeuvres d'art et permettent d'élaborer de nouvelles théories scientifiques. Tantôt ce sont les textes, tantôt les images de l'Antiquité à nos jours qui nous guident dans ce livre de bord, conçu comme un dialogue avec mes contemporains. »
A moins de trente ans, Félix Vallotton (1865-1925) accède à une notoriété internationale comme rénovateur de la gravure sur bois. Lié d'amitié avec Vuillard, Bonnard et Maurice Denis, il rejoint le groupe des nabis. Après 1899, il concentre son activité sur la peinture dont il explore tous les genres : nu, paysage, nature morte, portrait et peinture d'histoire sous la forme mythologique ou allégorique. Farouchement indépendant, il élabore en quelques années un style à nul autre pareil, nourri du langage synthétique de ses gravures, de l'influence des maîtres japonais de l'estampe et de prédécesseurs illustres tels que Poussin, Rembrandt ou Ingres. Cet ouvrage retrace le parcours de Félix Vallotton en faisant revivre un artiste aux multiples talents.
L'exploration sensorielle des rituels de l'opium en Indochine par un médecin collectionneur. Ce compendium conjugue une photographie instinctive et des textes profonds, révélant un rêve évanoui à travers une collection d'objets d'art exceptionnels. Noire Idole est un voyage immersif dans un ensemble sophistiqué tant par le choix des matières et des formes que de l'expression artistique. L'attirail sur le plateau laisse libre cours à l'imagination et à la virtuosité des artisans. Aucun des objets ne triche ; il en émane une perfection naturelle que nous renvoie modestement le miroir de l'image. C'est aussi un voyage sensoriel dans la pénombre, aux côtés du fumeur allongé. Le choix d'un fond noir transforme la réalité. Le signifiant des décors devient flou, la vision se trouble, le présent est suspendu sans limite. C'est encore un voyage mémoriel où la drogue n'est plus qu'un prétexte à la narration. L'Indochine apparaît dans et entre les lignes. L'auteur rend compte d'un double manque : un rituel perdu et un rêve défunt, une passion française inassouvie. Noire Idole est un recueil de textes. Une somme réunie sous le signe de l'émotion, de la confrontation des cultures et de leur fascination réciproque. Cette prose se nourrit d'une iconographie contemporaine mettant en scène une collection de pièces inédites exceptionnelles. - Présente une collection de photographies exceptionnelles et inédites, capturant le savoir-faire complexe et la perfection naturelle d'authentiques objets d'art liés à l'opium en Indochine. - Ecrit et photographié par Ronan Juglard, médecin de marine et collectionneur passionné, dont l'oeil instinctif sait déceler la beauté dans le "détail révélateur" d'objets rares. - Plus qu'une simple étude sur une substance, cet ouvrage se veut un voyage sensoriel à travers la mémoire, explorant le "rituel disparu" de l'Indochine d'autrefois et les passions françaises inassouvies. - Enrichi d'une préface signée par des experts de renom, Emmanuel Pierrat (avocat, bibliophile et commissaire d'exposition) et Alexandre Hougron (expert en art asiatique et antiquaire), apportant ainsi un poids institutionnel et académique significatif.
Kemarre Perkins Hetti ; Petitjean Georges ; Stitfo
L'art de Jackie Giles : un pont entre cosmologie aborigène et monde moderne. Ses peintures dévoilent la profondeur du Rêve et la sagesse d'un guérisseur. Pendant une grande partie de sa vie, Jackie Kurltjunyintja Giles Tjapaltjarri (vers 1935-2010) a mené une existence nomade, au cours de laquelle il a parcouru de vastes étendues de terre et, plus tard, passé du temps dans de petites communautés de la vaste région désertique occidentale de l'Australie. Jackie Giles était réputé en tant qu'homme d'un haut degré d'initiation et que guérisseur, maparnjarra dans sa langue, le ngaanyatjarra. Les pouvoirs de ces guérisseurs traditionnels incluent le don de voir dans le corps et même dans l'esprit des autres. Dans les années 1990, Jackie Giles a commencé à peindre à l'acrylique sur toile. Une connaissance complexe de sa terre et des histoires de rêve qui lui sont associées a inspiré "Mr. Giles" , comme on l'appelait souvent, dans sa création d'un important corpus de peintures célébrant le Tjukurpa, ou Rêve, qui imprègne le pays et constitue la pierre angulaire de son identité culturelle. Sa technique graphique complexe donne lieu à des images dynamiques et rythmées, dominées par des motifs labyrinthiques et des formes monumentales, qui suggèrent le sens plus profond du sujet hautement secret et sacré du Rêve. Son oeuvre puissante, caractérisée par des compositions intenses et saisissantes, relie deux mondes ; la cosmologie ngaanyatjarra et le monde moderne en rapide évolution. - Jackie Kurltjunyintja Giles (vers 1935-2010) a commencé à peindre à l'acrylique sur toile dans les années 1990, traduisant ainsi ses connaissances traditionnelles en art contemporain. - L'oeuvre de Jackie Giles témoigne de la richesse de la culture aborigène et de sa capacité à s'adapter au monde contemporain. - Son style graphique complexe et dynamique se caractérise par des motifs labyrinthiques et des formes monumentales suggérant le caractère sacré du Rêve.