Le libéralisme est paré par les uns de toutes les vertus, par les autres de tous les vices. Y a-t-il un ou des libéralismes ? Les différents libéralismes partagent-ils un fond commun ? Y aurait-il un " bon " et un " mauvais " libéralisme, un " bon " libéralisme (économique, politique, social...) d'un " mauvais " libéralisme (moral, éthique, " sociétal "...) ? Peut-on séparer le libéralisme en économie du libéralisme dans les moeurs ? Un libéralisme de droite, conservateur, d'un libéralisme de gauche, révolutionnaire ? N'y a-t-il pas au fond, malgré les différences, une profonde unité de l'anthropologie libérale ? A cela s'ajoute une autre question de plus en plus souvent posée : la crise financière de 2008 a révélé la fragilité du système libéral et fait prendre conscience des dégâts qu'il peut causer, dès lors le libéralisme est-il vraiment pertinent, pire n'est-il pas largement responsable de nos maux ? Autrement dit, faut-il se libérer du libéralisme ? Pour répondre à cette question, Falk van Gaver, l'essayiste, et Christophe Geffroy, directeur de La Nef, ont interrogé une bonne vingtaine de personnalités, intellectuels, universitaires, économistes, philosophes, juristes, journalistes, responsables politiques : Pierre Manent, Jacques Sapir, Chantal Delsol, Jean-Claude Guillebaud, Alain de Benoist, François Huguenin, Pascal Salin, Jean-Paul Brighelli, Charles Beigbeder, Patrice de Plunkett, etc.
Nombre de pages
219
Date de parution
07/01/2016
Poids
312g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782363711472
Titre
Faut-il se libérer du libéralisme ? Enquête
Auteur
Van Gaver Falk ; Geffroy Christophe
Editeur
PG DE ROUX
Largeur
141
Poids
312
Date de parution
20160107
Nombre de pages
219,00 €
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Aime ton prochain comme toi-même ", nous dit l'Evangile. Cette maxime, notre monde l'a oubliée. Soumise à la finance, à la puissance du capitalisme et à l'oligarchie des traders, l'économie n'obéit plus qu'à une logique de rentabilité. Et nous n'obéissons plus qu'à l'économie. Falk Van Gaver s'insurge contre un marché devenu fou et rappelle le premier devoir des chrétiens : protéger les pauvres. Des mouvements anarchistes du XIXe siècle, inspirés par Proudhon, à l'écologie chrétienne du XXIe, défendue par le pape François, en passant par la Théologie de la libération du XXe, dont un de ses illustres représentants, Óscar Romero, a été assassiné en pleine messe par des militaires, c'est l'histoire de la défense des opprimés qui nous est ici contée. Un livre salutaire, qui sonne le branle-bas pour une humanité retrouvée. "Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent. " De quel côté êtes-vous ...
Van Gaver Falk ; Guillebon Jacques de ; Guillebaud
Anarchiste et chrétien ? Une équation impossible ? Habitués aux clichés tardifs du type "ni Dieu ni maître", nous avons oublié que l'anarchisme, comme le premier socialisme d'ailleurs, doit au christianisme plus qu'à n'importe quelle autre doctrine ou philosophie. Jacques de Guillebon et Falk van Gaver nous plongent ici dans les eaux profondes de l'insoumission à l'ordre des hommes. Fleuve souterrain aux détours sinueux, l'anarchisme chrétien irrigue depuis deux siècles la vie politique et intellectuelle du monde. Loin du "catéchisme révolutionnaire" de Netchaïev, des bombes de Ravachol et des cavalcades de Makhno, tantôt orthodoxe et tantôt hérétique, cette anarchie religieuse fonde la pensée de la non-violence, inspire les arts modernes, engendre la critique conjuguée de l'Etat et du libéralisme. Les anarchistes chrétiens furent les premiers à s'élever contre un monde rapace livré à la technique. Pour eux, "l'ordre sans le pouvoir" est le dernier mot temporel des enfants de Dieu.
Taybeh est un village de 1300 âmes, situé dans les Territoires palestiniens au-delà du Mur de Séparation. C'est le dernier village entièrement chrétien de Terre-Sainte. Vestige vivant d'une Palestine chrétienne oubliée, Taybeh plonge le lecteur au coeur d'un passé révolu. Falk van Gaver y a passé deux ans. Avec Kassam Maaddi, jeune catholique de Taybeh, il en rapporte ces savoureuses chroniques du quotidien des Arabes chrétiens dont la vie se passe entre société musulmane et occupation israélienne. Ni catastrophiste ni militant, ce récit nous entraîne au coeur d'une petite chrétienté enracinée et vivante qui espère contre tout espoir. Enfin un livre positif sur les chrétiens d'Orient !
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".