Monsieur Armand dit Garrincha suivi de Sixième solo
Valletti Serge
ATALANTE
11,50 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782841721603
Monsieur Armand dit Garrincha (création le 10 janvier 2001 à l'Odéon). Comment monsieur Armand a sauvé la vie de Garrincha, le plus grand ailier droit brésilien de tous les temps, en refusant de l'affronter au Stade Vélodrome à Marseille. Il faut dire qu'une image du Miroir des sports qui se met à vous parler la nuit dans votre chambre, ce n'est pas commun. Il faut dire aussi que sauver la vie de quelqu'un, forcément ça se paye à un moment ou un autre. Ca fait du dégât. Beaucoup de dégât ! Demandez donc leur avis aux trente-quatre médecins automobilophiles qui ont péri dans la tribune JK lors de l'effroyable accident des Vingt-Quatre Heures du Mans le 12 juin 1955 à 18h28 ! Sixième solo. Quand on est acteur il y a des personnages qui refusent de vous quitter. C'est le cas de Yorrick, le bouffon d'Hamlet enfant. Vos souvenirs deviennent alors les siens. A moins que ce ne soit l'inverse !
Nombre de pages
126
Date de parution
27/01/2001
Poids
130g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782841721603
Titre
Monsieur Armand dit Garrincha suivi de Sixième solo
Auteur
Valletti Serge
Editeur
ATALANTE
Largeur
130
Poids
130
Date de parution
20010127
Nombre de pages
126,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Six solos, comme si j'avais tracé un long sillon à la fois sur le papier, sur les planches des théâtres et sur ma figure. Ça s'appelle des rides et elles sont de rire. J'ai écrit ces solos pour les jouer, à moins que j'en ai joué certains pour en écrire d'autres. J'ai toujours pensé que c'était un théâtre de combat! Mais un combat de quoi? Un combat pour à tout prix rester sur scène avec ces armes que sont les mots. Un combat pour vivre du théâtre. Un combat pour figer mes pensées intimes devant tout le monde. Un combat pour continuer. Est-ce que tout le monde est comme moi...
Cette année, cela fera un siècle que Paul Cézanne est mort. Que reste-t-il de lui ? De son oeuvre presque tout. De son corps pas grand-chose. Mais ils sont innombrables, les commentateurs de son oeuvre : ceux qui veulent faire parler sa correspondance, ceux qui racontent comment ils l'ont côtoyé, ceux qui connaissent ses tableaux et ses dessins un par un. J'ai voulu dans ce bref monologue procurer à un acteur la possibilité de réincarner devant nous Paul Cézanne, en organisant une montée progressive vers l'homme en train de peindre. Tourner lentement autour de lui, s'en approcher par petites touches et visualiser la toile blanche avant qu'il commence à la travailler. Je voudrais que ce texte soit comme une lampe magique qu'il suffirait de frotter un peu à une scène de théâtre pour faire apparaître un génie. Et pour nous donner l'illusion que nous aussi l'avons connu. Dans l'escalier au bord de la mer (1984), L'Autorisation (2000), Du soleil et du temps (2005), Cahin-Caha, dialogue pour un homme seul (2005) sont quatre pièces écrites spécialement pour la radio. A vingt ans d'intervalle, elles résonnent entre elles, balisent le chemin de mon imaginaire. Mes obsessions sont toujours les mêmes mais il y a différentes manières de les chasser, de tourner autour, de les combattre et de leur faire la peau. Oui, c'est exactement ça : écrire pour le théâtre, c'est faire la peau à ses obsessions.
Hier soir, pris d'une subite envie d'uriner, je décide de hisser la superstition au niveau de la performance esthétique. A savoir, si j'arrive à pisser sans souiller la lunette bleu ciel de mes toilettes, je me décroche une critique dans Le Courrier de Paimboeuf du Lendemain. Mon jet, plutôt poussif en temps habituel, fuse, droit et volontaire, au centre de la cuvette. Et le miracle nimbe soudain ma modeste salle de bains d'une aura mystique : j'ai réussi. Ce matin, j'achète Le Courrier comme je le fais depuis dix ans et, là, amère déception. Pas une ligne. Rien, Le néant. Je tiens à signifier avec force à la rédaction en chef de cet hebdomadaire: je suis déçu. Voire blessé. Car briser le rêve et les croyances d'un enfant de cinquante ans, c'est mal. Faites passer.
L'Association des amis du livre et de la bibliothèque municipale de Laval organise un concours de nouvelles - un genre peu prisé dans notre pays qui compte pourtant de grands nouvellistes (Maupassant, Barbey d'Aurevilly, Alphonse Daudet, Marcel Aymé, Marc Villard). Pour participer à ce concours, il suffit d'adresser à la bibliothèque une nouvelle de vingt pages dactylographiées sur le thème du voyage avant le 11 septembre. " Ceux qui croyaient tout savoir de Marc Villard devront déchanter : il faut aussi avoir lu ce nouveau recueil.
- Papa, j'ai regardé ta boîte, lebourreau@hotmail.com. Deux Japonaises veulent que tu partes au Japon, ce sont des dingues du sombrero. Si tu n'y vas pas, l'une des deux se coupe le sein droit. - Et l'autre? - Elle dit que seul De Rossi a sorti un double sombrero. - C'est faux. Réponds à ces salopes nippones que ton père est l'auteur d'un double sombrero en seconde mi-temps de Lamberville/Neauphle-le-Château, mars 1996. Je ne vais pas me laisser emmerder par des bridés qui passent leurs week-ends à lorgner des sumos. - Je lui écris ça, alors? - Of course. Il y a des jours comme celui-ci qui me dépriment. Je me fais tellement chier que je vais écrire un livre. Un gros de quarante-cinq pages. Dans ce recueil dédié à Diego Maradona, le "Bourreau de Bagatelle" jubile à entrecroiser ses vrais-faux exploits, passés et futurs, et ceux de ses héros. Lecteurs, à vos crampons!