Tous les philosophes reconnaissent que tous les hommes aspirent au bonheur mais ils se divisent en deux groupes. Les premiers affirment le caractère illusoire ou accessoire du bonheur au regard de fins supérieures. Pour Pascal, l'homme est impuissant à atteindre le bonheur ; sa quête est la marque et la trace d'un vide que seul Dieu peut remplir. Selon Kant, le bonheur est un concept indéterminé et purement empirique, idéal de l'imagination ; s'il en fait son but, l'individu ne répond pas à l'impératif moral qui est de prendre pour fin le bonheur d'autrui. Kant reconnaît qu'exiger de chacun le sacrifice de son propre bonheur est une maxime contradictoire. Il professe aussi que seule la vertu rend digne du bonheur, mais doit admettre que dans le monde il n'y a pas de lien nécessaire entre la moralité et le bonheur. Pour échapper à ces apories, la raison pratique doit postuler l'immortalité de l'âme et l'existence de Dieu. Les seconds récusent cette hypothèque religieuse et prônent l'acceptation de la vie et la confiance en la raison comme guide dans la conduite de l'existence et la recherche du bonheur. Ils invitent à aimer la vie telle qu'elle nous est donnée et à jouir de son être comme Montaigne le recommande au chapitre XIII du Livre III des Essais. L'indispensable corrélat est de recourir à «la raison vigilante qui recherche avec soin les motifs de ce qu'il faut choisir et de ce qu'il faut éviter et rejette les vaines opinions à cause desquelles le plus grand trouble s'empare des âmes» (Epicure, Lettre à Ménécée). Cet essai s'inscrit dans cette filiation et vise à esquisser une démarche possible. Tout bonheur ne peut être cherché qu'à travers la confrontation avec l'existence. Elle comporte de nombreuses épreuves : consentir aux limites qui enserrent notre condition, dépasser les figures obligées qui se répètent dans nos parcours, assumer les difficultés des relations avec autrui, écarter les illusions dont la dissipation est amère. A l'issue de ce cheminement, il incombe à chacun d'inventer ses propres règles, de tracer son itinéraire afin de saisir les promesses de la vie et de l'art.
Nombre de pages
192
Date de parution
10/06/2015
Poids
240g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343064154
Titre
Le désir d'un bonheur inconnu
Auteur
Valland André
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
240
Date de parution
20150610
Nombre de pages
192,00 €
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L'homme a élaboré les principes de la pensée rationnelle. La raison admet que ses énoncés ne sauraient répondre à toutes les aspirations de l'homme et que d'autres discours sont praticables. Mais ces discours sont inévitablement arbitraires et potentiellement contradictoires. La vie collective est marquée par ces confits d'idées et par les rapports de force et d'intérêts. Sans détenir de solution a priori, la raison peut aussi exercer une fonction régulatrice en matière sociale.
Valland Rose ; Le Masne de Chermont Isabelle ; Sch
Rose Valland (1898-198U) a mené au sein au Jeu de Paume, où elle était attachée de conservation, une action de résistance qui a permis la récupération d'un important nombre d'oeuvres d'art spoliées durant l'Occupation. Le service allemand chargé des spoliations, l'Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg (ERR), dirigé par Alfred Rosenberg, est installé au Jeu de Paume où transitent les oeuvres pillées par les nazis avant d'être envoyées en Allemagne. Sur le front de l'art, comme on l'est sur la ligne de front d'une bataille, Rose Valland dresse, au risque de sa vie, un inventaire minutieux de toutes les informations concernant les mouvements des oeuvres, leur provenance et leur lieu de destination. Après la Libération de Paris, devenue capitaine dans la 1re armée française, elle est membre de la Commission pour la récupération artistique et travaille avec les officiers des Monuments, Fine Arts and Archives (les Monuments Men) à la reconstitution du trajet des oeuvres. En 1961, Rose Valland publie un récit clair, documenté et impartial de ces années noires, Le Front de l'art - Défense des collections françaises, 1939-1945. La présente réédition de ce témoignage majeur est accompagnée d'un appareil critique établi par une équipe de chercheurs, conservateurs et archivistes spécialistes de la question de la spoliation des oeuvres d'art dans les collections publiques et privées pendant l'Occupation, et de leur récupération après la Libération.
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Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
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