Alphonsine, Rosine, Louise, Rosalie, Séraphin, Eulalie, Paule... couturière, ouvrière mécanicienne, institutrice, lavandière, giletière, écrivain... et ambulancière, cantinière, pointeuse d'artillerie, combattante... fusillée, emprisonnée, déportée... et salie, humiliée, oubliée... Les femmes de la Commune ont élevé le coeur de l'idéal des hommes de la Commune. Dès le 18 mars, premier jour de la révolution parisienne, au son du tocsin, les femmes et les enfants de Montmartre s'opposent vivement à l'enlèvement des canons de la butte par la troupe, obtiennent des soldats ("Vous ne tirerez pas sur le peuple ! ") la fraternisation avec la foule, entourent les soldats, arrêtent les chevaux, coupent les harnais... Privées du droit de vote et de représentation, elles ne participeront pas aux délibérations de la Commune. Organisées dans les comités d'arrondissement, les clubs, l'Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés, elles vont bousculer le paternalisme gouailleur de leurs compagnons révolutionnaires en réclamant la fin de l'exploitation, la part égale à travail égal, l'affranchissement de tous... Ce livre, chronique poétique en images, rend hommage aux Louises, citoyennes de la Commune qui ont voulu "considérer les douleurs générales de l'humanité comme rentrant dans la cause commune des déshérités" (Louise Michel).
Nombre de pages
160
Date de parution
21/03/2019
Poids
890g
Largeur
233mm
Plus d'informations
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EAN
9782358481182
Titre
Louises. Les femmes de la commune
Auteur
Valat Eloi ; Al-Matary Sarah
Editeur
BLEU AUTOUR
Largeur
233
Poids
890
Date de parution
20190321
Nombre de pages
160,00 €
Disponibilité
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Dans quel encrier tremper ma plume pour dessiner la Commune ?? Celui où se déversèrent l'encre rouge d'une révolte tragique, l'encre noire d'une nuit tendue sur l'agonie des morts enterrés sans linceul ?? Cet autre empli de vase pestilentielle ?? Quelle représentation donner de cette révolution apothéotique d'il y a 150 ans ?? Des traits griffés, parfois mal -? mais alors pourquoi ?? Des dessins tendres ou violents ?? Des sillons creusés sans esquisses préalables ?? Des semblances de vérités arrachées, fracassées, criées, insensées ?? Des stigmates aux boursouflures vaniteuses ?? Des caricatures tressant des trognes en chapelets d'ordures ?? Dessiner la Commune est une analyse intime, critique, autocritique de la fonction de l'image dans l'appréhension de l'Histoire.
Après Le Journal de la Commune, L'Enterrement de Jules Vallès, par le même Eloi Valat. Ce 16 février 1885, cinq ans après l'amnistie et le retour des communards exilés, il y a foule entre le Quartier latin et le Père-Lachaise. Les amis pleurent. Des provocateurs sont éconduits. La police de la " République bourgeoise " encore chancelante se fait discrète. Le cortège funèbre réveille le spectre des insurgés, dont Vallès, avec son Cri du Peuple, fut et demeure la voix. Une journée particulière. A travers elle ressurgit une époque sous le trait heurté et les à-plats de couleur de l'auteur. " Eloi Valat, dit la préfacière, sait tordre les détails en les faisant parfois crier. " En regard, il donne à lire des textes écrits sur le vif par des fidèles de Vallès, des détracteurs aussi. Saisissants entrechoquements. Vallès est là, tout proche.
Après Le Journal de la Commune et L'enterrement de Jules Vallès, ce volume clôt la trilogie consacrée à la Commune de Paris par Eloi Valat. Ses dessins, comme taillés à la hache, donnent à voir une révolution au jour le jour, dans sa banalité lyrique, héroïque, tragique. Il les entoure de textes d'époque, d'abord de Jules Vallès qui fouette de sa plume les ardeurs de la dernière heure. On lit aussi des lettres de mouchards, des rapports de police, et, côté Communards, des ordres militaires désespérés. "Rien n'échappe à Vallès, rien n'échappe à Eloi Valat de cette boucherie. Vallès, Valat, leur trilogie, le bonheur du lecteur", écrit Marie-Hélène Roques, préfacière de La Semaine sanglante de la Commune de Paris.
Sous la Commune, le Journal Officiel continue de paraître. Rédigé par les insurgés, chaque numéro, du lundi 20 mars au mercredi 24 mai 1871, réunit des textes officiels (décrets, arrêtés...) et non officiels (faits divers, dépêches, nécrologies...). A partir d'extraits, Eloi Valat a conçu quelque soixante-dix images/affiches qui offrent, de ces deux mois de révolution, un panorama d'une " prégnante actualité ".
Nourri des récits des croisés, des voyageurs et des marchands, l?Occident rêve depuis longtemps des mirages de l?Orient lorsqu?en 1704 Antoine Galland donne la première traduction des contes des Mille et une Nuits. L?Orient, dès lors, devient à la mode, et la mode se fait au théâtre. L?ouvrage, richement illustré (250 images en quadrichromie), passe en revue les somptueux costumes et décors qui, d?hier à aujourd?hui, ont installé l?Orient des Mille et une Nuits sur les scènes de nos théâtres. Des opéras de Rameau à la cérémonie turque du Bourgeois Gentilhomme, de La Péri de Théophile Gautier à la Shéhérazade des Ballets Russes, le lecteur plonge dans la voluptueuse ivresse de la féerie orientale.
Après Pierre Loti dessinateur (2009), voici Pierre Loti photographe. Une autre facette de cet artiste aux multiples talents. Un nouveau carnet de voyages, inspiré et largement inédit. Des voyages en Orient au fil desquels Loti, marin, promeneur, a composé, de 1894 à 1907, une ?uvre d?un millier de clichés, dont plus de la moitié, les meilleurs, figurent ici.Chronologiquement?: la Terre sainte?; l?Inde et la Perse, d?où il rapporte deux saisissantes séries?; la Chine, la Corée et l?Indochine?; puis, avant l?Égypte, son cher Istanbul, dont il donne un foisonnement d?images, parmi les plus vivantes?; sans oublier des portraits de marins et de proches qu?il capte chez lui, à Rochefort et au Pays basque.Des bords du Gange aux rives du Bosphore ou de la Bidassoa, de Jérusalem à Ispahan, le reporter Pierre Loti cède souvent le pas au romantique. Pénétré de l?évanescence des choses, il se hâte de les fixer de son regard d?artiste et d?enfant saisi par la magie de la photographie. Et il révèle du monde une vision pleine d?humanité, émerveillée.4e de couverture : Après Pierre Loti dessinateur (2009), voici Pierre Loti photographe. Une autre facette de cet artiste aux multiples talents. Un nouveau carnet de voyages, inspiré et largement inédit. Des voyages en Orient au fil desquels Loti, marin, promeneur, a composé, de 1894 à 1907, une ?uvre d?un millier de clichés, dont plus de la moitié, les meilleurs, figurent ici.Chronologiquement?: la Terre sainte?; l?Inde et la Perse, d?où il rapporte deux saisissantes séries?; la Chine, la Corée et l?Indochine?; puis, avant l?Égypte, son cher Istanbul, dont il donne un foisonnement d?images, parmi les plus vivantes?; sans oublier des portraits de marins et de proches qu?il capte chez lui, à Rochefort et au Pays basque.Des bords du Gange aux rives du Bosphore ou de la Bidassoa, de Jérusalem à Ispahan, le reporter Pierre Loti cède souvent le pas au romantique. Pénétré de l?évanescence des choses, il se hâte de les fixer de son regard d?artiste et d?enfant saisi par la magie de la photographie. Et il révèle du monde une vision pleine d?humanité, émerveillée.
Camus Albert ; Bénisti Jean-pierre ; Mathieu-Job M
Voici une cinquantaine de lettres d'Albert Camus à des proches d'Alger rencontrés quand il avait vingt ans : le sculpteur et peintre Louis Bénisti (1903-1995), son frère Lucien et leurs épouses respectives. Aux lettres et fac-similés sont associées, comme autant de traces d'un univers sensible et partagé, des reproductions d'oeuvres de Louis Bénisti, de photographies et d'autres documents. A la faveur de ce dialogue amical, intellectuel et artistique, Camus exprime son idée et sa pédagogie de la philosophie ou ses exigences et scrupules d'éditeur. Surtout, il se livre en toute confiance et simplicité. Confronté à la maladie et aux difficultés de sa vie affective, il aborde la carrière littéraire à la fois inquiet et empli d'espoir, jusqu'à l'arrivée du tourbillon de la célébrité. Exceptionnelle par la précocité et la longévité des amitiés qui la fondent, cette correspondance inédite affine notre vision de l'écrivain. Elle éclaire aussi l'effervescence créatrice d'une jeune génération dans l'Algérie des années 1930.