Le goût de la joie. Réjouissances monarchiques et joie publique
Valade Pauline
CHAMP VALLON
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EAN :9791026709787
Les peuples se plaisent au spectacle. Par là nous tenons leur esprit et leur coeur." Ces mots de Louis XIV résonnent encore au siècle des Lumières quand les Parisiens, en des acclamations enthousiastes, spontanées ou forcées, célèbrent les événements heureux qui ponctuent l'Etat royal : feux d'artifice, musiques, danses, jets d'argent, distribution de vin et de nourriture, exemptions fiscales accompagnaient les gestes publics de plaisirs éphémères. Leur histoire, politique et culturelle, restait à écrire. Soucieuse d'établir les conditions d'une communion émotionnelle avec le souverain, la royauté s'appuyait sur le principe de "conjouissances" propre à toute monarchie de droit divin. Elle cherchait à inculquer une norme pour se réjouir dans l'espace public. Les plus grandes institutions du royaume en décrétaient la nécessité et dictaient les gestes à adopter mais aussi les limites à ne pas transgresser. La joie publique s'inscrivait dans une culture de l'approbation monarchique et de multiples moyens de communication venaient susciter les manifestations de joie, construisant ainsi un véritable devoir de réjouissance. Ce goût de la joie n'était pas seulement celui des élites qui l'organisaient : loin de se limiter à des actes d'obéissance imposée, le peuple de Paris témoignait aussi d'une réelle capacité de jugement. Si obéir aux normes des plaisirs officiels et venir s'y amuser était ordinaire, les Parisiens savaient aussi composer avec ces gestes de commande pour créer leur propre discours critique à l'égard de la Couronne. Dans la seconde moitié du siècle, surtout au cours des décennies 1770-1780, au rythme des crises et des événements politiques, la joie décrétée par la royauté se transforma en une joie citoyenne indépendante des ambitions du pouvoir : dans les années qui précédèrent la Révolution, l'opinion publique s'est emparée de la fête pour la transformer en un acte politique de résistance et de contestation.
Nombre de pages
425
Date de parution
03/12/2021
Poids
300g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791026709787
Titre
Le goût de la joie - Réjouissances monarchiques et joie publ
Auteur
Valade Pauline
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
155
Poids
300
Date de parution
20211203
Nombre de pages
425,00 €
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Paris, 6 juillet 1750. Bruno Lenoir et Jean Diot meurent étranglés puis brûlés en place de Grève. Ils seront les derniers condamnés à mort pour homosexualité en France. Plonger dans les documents judiciaires ayant mené à leur exécution permet de reconstituer le Paris des années 1750 et le milieu homosexuel tenu secret malgré sa banalité. Entre réalité et fiction, ce roman propose de donner vie et corps à ces deux hommes, dont l'histoire tragique reflète autant les errements judiciaires d'une société complexe que l'intemporel combat pour la tolérance.
Paris, 6 juillet 1750. Bruno Lenoir et Jean Diot périssent étranglés puis brûlés en place de Grève. Ils seront les derniers condamnés à mort pour homosexualité en France. Outre quelques archives policières et les traces d'un procès particulièrement expédié, rien ne subsiste de ces amants, si ce n'est une plaque commémorative inaugurée en 2014 dans la rue Montorgueil à Paris, non loin de l'endroit où ils furent arrêtés. S'appuyant sur la réalité historique de leur condamnation, Pauline Valade prend le parti de la fiction et plonge le lecteur dans le Paris populaire de l'époque et dans le milieu "gay" qui ne dit pas encore son nom - redonnant ainsi vie à ces deux hommes ordinaires, happés par la trop lente marche de l'Histoire.
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