Une adresse au lecteur-monde... dans une musicalité de rimes choisies au creux des chants qui s'entendent en rêve : quand la résonance avec l'autre, les autres, réalise une invite à résister aux indifférences, aux isolements et que se cherche parmi et avec les mots ce grain de sable qui nous unit. Il faut parfois crier les mots ou plus simplement les libérer de leur non-dit, les dresser en arc-en-ciel au-dessus des murs, les rendre à tous leurs sens pour séduire la vie, l'attirer hors des exils de l'existence. Les "Embruns d'exils" se déposent sur la page intérieure de nos sens comme autant de rumeurs venues du large pour accueillir nos pas étouffés, effacés par tant d'histoires de peur... de renoncements... L'écriture, très sonore, de José Vala se penche sur nos oreilles pour entendre de quelle mélodie nous saurions enchanter l'exil du silence.
Nombre de pages
94
Date de parution
10/11/2015
Poids
125g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782343076768
Titre
Embruns d'exils
Auteur
Vala José
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
125
Date de parution
20151110
Nombre de pages
94,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Après Embruns d'exils, en 2015, José Vala signe un second recueil dans la collection "Poètes des cinq continents". Infatigable arpenteur et observateur du quotidien, dans Brises de sédition il saisit les inscriptions du mouvement du monde dans la ville et sur les êtres. Rouge turbulence ("Que la révolte se lève... et arme la première pierre"), Humain cherche oxygène, Refugees welcome blues, Debout, la Nuit, Debout ! ... Autant d'images de chair et de sang, de souffles et de cris qu'il révèle tel un photographe mais avec des mots incisifs, sculptés, pesés, caressés, chantés. Cela donne une écriture resserrée, des vers comme des haïkus qui vont à la substantifique moelle du poème, des associations d'émotions et d'émois, des traversées de zones sismiques d'ici et d'ailleurs. Il a enregistré et mixé des expériences de lutte et de résistance, des éclats de rage et de rébellion qu'il fait entendre et résonner dans une musique fiévreuse. Un espace qu'il ouvre à tous les lecteurs comme une invocation lancinante mais jamais désespérée car pour lui, de Gaza à Athènes ou Paris, il est urgent de se révolter. Marina Da Silva.
Parmi les diverses espèces de poètes, José Vala pourrait incarner cette sorte d'écrivain, finalement assez rare, qui n'écrit pas pour lui-même mais dans l'obsession du partage. Il y a toujours les autres sous la plume de José Vala, dans le paysage mental qu'il déroule et jusque dans sa solitude de traceur de poésies. Les autres, ce sont d'abord les laissés-pour-compte, les malheureux, les oubliés, tous ceux qui sont victimes des persécutions, de l'autoritarisme et de l'injustice. Il nomme parfois l'ennemi : le fasciste, et ceux qui empêchent les Palestiniens d'être libres. Mais, s'il est militant, c'est au service de toute la communauté des hommes, sans la moindre étroitesse partisane. Ses mots sont-ils pour autant des bombes ? Ils peuvent l'être mais, dans leur richesse, ils chantent, caressent, réconfortent, contestent, provoquent, raisonnent, crient, secouent, apaisent, s'amusent, jonglent, métamorphosent. Dans l'un de ses vers, José Vala évoque "l'esprit goéland". Quelle plus belle formule pour un poète dont le voyage sur la planète Terre est d'une vaste curiosité aimante, à l'oeuvre dans chaque strophe ? Gilles Costaz.