Depuis cinquante ans, Denis Estève sillonne le Lauragais à la recherche de ses lumières. Parfois il peint, parfois il photographie. Quand il photographie, il voit le monde en noir et blanc, il cherche la lumière, celle qui, dans les lueurs inactiniques de son laboratoire, donnera des noirs profonds et des blancs très blancs. C'est ainsi qu'il a parcouru son Lauragais comme un résumé du monde rural, qu'il est entré dans les fermes, qu'il a rencontré ces paysans nourriciers, marqueurs de civilisation et modeleurs du paysage, qui ont tant de pudeur et pour qui il a tant de respect. Et puis un jour, il a voulu photographier une traite manuelle. Il a mis longtemps avant de trouver un paysan qui la pratique encore et une vache qui la tolère. C'est ainsi qu'il s'est aperçu que le geste paysan était en train de disparaître. Et que cet effacement conférait une valeur de témoignage aux photographies réunies dans ce livre. Préface de Michel Serres de l'Académie française Avec le concours de Sébastien Vaissière
Nombre de pages
170
Date de parution
05/12/2013
Poids
1 573g
Largeur
290mm
Plus d'informations
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EAN
9782862666983
Titre
Le Lauragais. La terre et le temps
Auteur
Vaissière Sébastien
Editeur
LOUBATIERES
Largeur
290
Poids
1573
Date de parution
20131205
Nombre de pages
170,00 €
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Privilégier une forme de tourisme fondée sur le contact humain direct, les circuits courts et les ressources locales, c'est l'objectif de la collection Le Guide orange du tourisme durable. Les guides comportent une partie culturelle suivie d'une partie répertoire dans laquelle sont rassemblées les ressources d'hébergement, de restauration, de visites et de loisirs sélectionnées. Pour les adresses dotées d'un QR code, vous pouvez aussi accéder à leur site d'un simple clic. Se réveiller dans une confortable chambre d'hôtes avec vue sur un sommet pyrénéen, déjeuner dans un Bistrot de Pays en goûtant les produits locaux, partir en balade en forêt ou visiter un site préhistorique après avoir fait un tour au marché, c'est cela et bien d'autres plaisirs et découvertes que vous propose le guide du tourisme durable de la Haute-Garonne. Pour faciliter la préparation et le déroulement de votre séjour, le guide est présenté en cinq territoires : Pyrénées-Comminges, Sud Toulousain, Toulouse Métropole, Nord Toulousain et Lauragais.
Dans ce treizième tome de L'Europe et la Profondeur, à partir d'analyses, tant picturales (Cézanne, Van Gogh, Lascaux, Vermeer, Picasso) que poétiques (Rimbaud, Hôlderlin, Rilke), Pierre Le Coz ne tente rien de moins que de raconter l'histoire des rapports que, depuis son origine, l'espèce humaine entretient avec l'image. Et cela comme si la capacité de cette espèce à "fabriquer des images" constituait, avant même peut-être le langage, sa véritable essence : de signature donc, non tant d'abord "poétique" que picturale. L'homme, avant que d'être l'homo sapiens de notre moderne anthropologie, serait-il cet homopictor: la créature qui, pour avoir loisir de configurer le chaos phénoménal d'un "univers sans images" (Rimbaud) en un monde de/du sens, doit faire passer cet univers au filtre de l'élaboration - par traitement préalable de celui-ci en "motifs" - de telles images ? Il faut donc lire ce Paradis des orages comme une sorte de plongée généalogico-pensive dans l'abîme du temps en direction de l'origine de notre propre espèce : comment l'homme est devenu "humain" par cette faculté qu'il a développée de tirer-"figure"-de/isoler-en-"motifs" les choses qui l'environnent. Faculté toutefois, qui, tout en ayant fait de lui ce "configurateur-de-monde" (Heidegger), trouve aujourd'hui sa sanction comme "hubristique" - en le mouvement de l'oubli de cette même essence picturale - dans cette inflation du procédé de l'image qui semble être comme la signature de notre époque. Ce pour quoi ce Paradis - de tonalité le plus souvent, dans le cours de sa rédaction, analytico-picturale - s'achève par un long examen du concept debordien de "Spectacle", avatar moderne- marchand de l'ancienne idolâtrie. Par quoi l'ouvrage, après cette exploration de l'origine ontologico-iconique de l'humanité, revient à des questions, elles, très actuelles et, pour cette humanité-là: la nôtre, tout ce qu'il y a de plus crucial : celles qu'avaient déjà abordées - quoique par des biais, selon, plus "philosophiques" ou plus "théologiques", voire très "politiques" - les tomes précédents du "grand récit" de Pierre Le Coz.
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