De l'âge de vingt ans jusqu'à sa mort, à cinquante-huit ans, Roger Vailland n'a jamais cessé d'être journaliste. Même si cette activité diminue considérablement après 1957, quand, en retrait du militantisme politique après la révélation des crimes de Staline, il devient un écrivain célèbre avec le prix Goncourt attribué à son roman La Loi, son dernier texte est un "papier" de presse. Il a écrit des milliers d'articles pour les journaux les plus divers, modestes feuilles locales ou luxueuses revues, collaboré à toutes les rubriques - faits divers, chronique mondaine, sports, critique littéraire, d'art, de cinéma, de théâtre, grands procès, politique nationale, politique étrangère, grands reportages, reportages de guerre... Le journalisme était son métier, et ce qui n'était à ses débuts qu'un gagne-pain est vite devenu son université et sa tribune. L'homme Vailland, Vailland journaliste et Vailland romancier correspondent étroitement : les romans sont articulés sur une réalité sociale, historique, politique documentée avec la précision d'une enquête ; les articles ont une rigueur d'écriture, une élégance, un style qui se dégagent très tôt et s'épanouissent à mesure du travail de l'écrivain. Extrait de la préface de Marie-Noël Rio.
Date de parution
22/04/2015
Poids
584g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782370710390
Titre
SACRE METIER ! ROGER VAILLAND JOURNALISTE
Auteur
VAILLAND ROGER
Editeur
TEMPS CERISES
Largeur
140
Poids
584
Date de parution
20150422
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Écrivain né en 1907 à Acy-en-Multien (Oise). Licence de philosophie en 1925. Cofondateur de la revue Le Grand Jeu avec, notamment, René Daumal et Roger Gilbert-Lecomte. Entre dans la Résistance en 1942, devient correspondant de guerre sur le front d'Alsace. Auteur de nombreux romans, d'essais, de pièces de théâtre, de récits historiques et d'Écrits intimes. Mort à Meillonnas (Ain) en 1965.
Morel regarda le calendrier épinglé sur la cloison, face à Busard. En face du dimanche 18, le garçon avait écrit : LA QUILLE ! et au-dessous : 187 jours 4488 heures 201960 pièces et encore au-dessous, en gros caractères cerclés de rouge : 325000 francs. Écrit pendant la période communisante de Roger Vailland, 325000 francs, paru chez Buchet/Chastel en 1955, est un roman sur le monde ouvrier d'un écrivain au sommet de sa forme. En prise directe sur la vie, aussi sec et rapide qu'un récit d'Hemingway, 325000 francs s'impose, encore aujourd'hui, par sa maîtrise et sa sobriété.
Le krach de Wall Street, Hitler, " cet inoubliable printemps de 1936 ", l'Occupation, la Résistance : les grands événements fixent le calendrier de cette chronique. Mais, à l'intérieur, tout se bouscule : Greta Garbo, Yves Farge, Mistinguett, le duc de Windsor, le jazz et les bals nègres, les occupations d'usines et les nuits chaudes des " Montparnos ", Reims, la Suède et l'Espagne, la Mouffe et les Balkans. Rencontres imprévues d'une histoire à chaud, au rythme des rotatives... Romancier, Vailland fut aussi un reporter hors pair, sachant faire vivre l'événement et vibrer son lecteur. Ce puzzle est constitué par quelque cent quatre-vingts articles écrits entre 1928 et 1945 : du feuilleton de science-politique-fiction au grand reportage, du flash au roman-reportage. Depuis les écrits surréalistes de la fin des années vingt jusqu'aux câbles du correspondant de guerre proche des communistes, c'est tout l'itinéraire de Vailland que retracent ces pages.
A sa parution, en 1947, ce roman fit scandale. "Les uns ne voulaient y voir qu'un invraisemblable tissu d'histoires de haute fantaisie, d'autres n'y trouvaient que trop de vraisemblance Ce roman où j'essaie de dire la drôle de paix que nous vivions. Ce roman qui raconte la vie quotidienne de l'époque devrait me rappeler que rien n'est jamais gagné, ni tout à fait ni pour toujours". Anne-Marie est retournée aux îles, mais son mari et ses enfants lui sont devenus des étrangers. Son mari, collaborateur, la hait, sa fille a épousé les idées du père, son fils est un petit voyou qui l'aime toujours, mais son père ne le laissera pas partir. Anne-Marie n'a plus de famille, elle rentre donc à Paris. Elle se rend compte que la guerre, l'occupation, l'ont fait sortir des rails de sa vie de petite bourgeoise pour vivre une vie comme elle n'en avait jamais imaginé une.
Poète et essayiste, il est certainement l'une des figures majeures non seulement de Cuba mais de toute l'Amérique latine. Il a publié une trentaine de recueils qui forment comme le journal intime et public d'une vie à travers les événements du siècle. Retamar a côtoyé les grandes figures de la poésie et de la littérature cubaine (Lezama Lima, Alejo Carpentier, Nicolas Guillén). Influencé aussi par la poésie anglaise et notamment par TS Eliot, il a développé une écriture à la fois savante et accessible qui rapproche la langue poétique de la langue parlée. On peut rattacher son écriture à la "poésie conversationnelle" qui a eu une grande influence dans la poésie hispano-américaine. Cette tendance évoque les poètes de la Beat generation, mais aussi le grand poète nicaraguayen Ernesto Cardenal, voire le Salvadorien Roque Dalton. Poète de grande culture, Retamar se montre sensible et attentif à la vie dans sa précieuse simplicité, aux êtres humains réels, qu'il s'agisse de ses propres filles, d'amis écrivains, de révolutionnaires, ou d'inconnus.
Ce livre réunit les trois derniers recueils de Ritsos : Les négatifs du silence, L'arbre nu et Tard bien tard dans la nuit, qui donne son titre à l'ensemble. Yannis Ritsos a écrit ces poèmes entre juin 1987 et mai 1988. La période où ils ont été écrits leur confère une valeur testamentaire. Ritsos y dresse le bilan de sa vie, de ses engagements poétiques et politiques. Il se montre comme à son accoutumée toujours amoureux de la vie et lucide, sans complaisance pour lui-même. Mais il ne renie rien. Et au lieu que l'approche de la fin assombrisse le climat des poèmes, ceux-ci baignent dans une atmosphère sereine, teintée d'humour, avec toujours ce mélange de réalisme et de merveilleux qui caractérise la parole de celui qui fut, au-delà de la Grèce, l'un des plus grands poètes du XXe siècle.