Une société autour de l'étranger est-elle possible ?
Vahabi Nader ; Wievorka Michel
ORIZONS
15,00 €
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EAN :9791030902440
Nous étudions si la dichotomie de l'étranger en alter ego ou ennemi fait véritablement sens dans notre système international régi par les grandes puissances occidentales. Ce travail a pour ambition de mettre en perspective deux approches. L'approche philosophique d'un côté et celle concernant l'applicabilité politique de la démarche d'hospitalité de l'autre. Dépassant l'hospitalité kantienne, Jacques Derrida propose une hospitalité philosophique absolue et inconditionnelle, une rupture avec l'hospitalité au sens courant, avec le droit ou le pacte d'hospitalité. Alors pourrait-on penser une société organisée autour de l'admission de l'étranger ? L'Europe politique n'a jamais été dans la situation de se vêtir du costume noble et elle est submergée par un puissant élan néo-nationaliste. Etant dans une imitasse philosophique, nous pensons à une réforme du multilatéralisme, seule voie viable pour une gouvernance mondiale moins inégalitaire, plus, juste et plus humaine en passant d'un monde de "l'inter-national" à "l'inter-social", vers un modèle de sociétés cosmopolitiques où l'Europe respectera davantage ses valeurs humanistes.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
121
Date de parution
28/07/2020
Poids
214g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791030902440
Titre
Une société autour de l'étranger est-elle possible ?
Auteur
Vahabi Nader ; Wievorka Michel
Editeur
ORIZONS
Largeur
155
Poids
214
Date de parution
20200728
Nombre de pages
121,00 €
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Les migrants qui "saisissent" plusieurs sols et vivent des trajectoires multiples font souvent face à une nouvelle socialisation, à un recommencement de vie à zéro, étape que nous qualifions de quatrième socialisation, pour rester fidèle à la chronologie des trois socialisations générales : primaire (famille), secondaire (école et éducation), tertiaire (travail et emploi) ; cette quatrième socialisation place les migrants dans un registre bien différent de celui des indigènes.
Que faire lorsque l'on ne peut pas continuer à mener une recherche dans un pays où l'esprit de liberté intellectuelle n'existe pas ? Faut-il se replier sur soi-même ? Ou abandonner ce milieu impropre à tout travail serein et désintéressé ? J'ai "choisi" cette dernière voie, sans être sûr de pouvoir la suivre, mais ce choix m'a été imposé par un événement socio-historique qui a frappé ceux de ma génération : la Révolution iranienne de 1979. La problématique de ce livre, Mémoire d'un parcours migratoire, fruit d'une dizaine d'années de recherches dans le champ migratoire, reflète en quelque sorte mon expérience personnelle, nourrie également d'enquêtes sociologiques au sein de la diaspora iranienne dont une liste détaillée se trouve dans l'annexe."
Pourquoi le gouvernement de Mossadegh élu démocratiquement, soutenu une semaine avant le coup d'Etat du 19 août 1953 par un référendum, n'a-t-il pas pu résister aux putschistes ? Que s'est-il passé ce jour-là ? Quel a été le corps social actif ? Pourquoi l'armée n'a-t-elle pas résisté ? Quelles erreurs Mossadegh a-t-il commises ? Quelles sont les conséquences de ce coup d'Etat sur la mémoire collective des Iraniens ? Dans le cas où le coup d'Etat aurait éclaté, l'Iran ne disposerait-il pas aujourd'hui d'une démocratie mature.
Pourquoi laisse-t-on mourir en mer des milliers d'individus dont la faute serait de vouloir quitter leur pays pour trouver ailleurs les conditions d'une vie meilleure ? Ne pourrait-on pas considérer la mort de ces milliers de personnes en Méditerranée comme un crime ? Toutes les vies ne se valent pas car les 18 422 morts en Méditerranée entre 2014 et 2019 ne forment qu'une préoccupation secondaire pour l'Union européenne. L'Europe inspirée de la philosophie humaniste et de l'hospitalité kantienne se trouve-t-elle en porte-à-faux avec sa politique discrétionnaire ? Cette ignorance relève-t-elle de la reproduction sociologique de la banalisation du mal ? L'intérêt de ce livre réside dans la discussion sur l'idée de considérer que la mort des migrants en Méditerranée est un moindre mal face au risque politique que représenterait leur accueil. Il pointe la volonté de déresponsabilisation de l'Union européenne qui externalise la gestion des migrants à des pays tiers et met en doute la charge communément admise de l'incrimination des réseaux de passeurs pour nous orienter vers la responsabilité des Etats à l'égard des morts en Méditerranée.
Selma Lagerlöf est célèbre mais toujours mal connue. Les lecteurs français ont encore beaucoup à découvrir de l'auteure du "Merveilleux Voyage de Nils Holgersson" à travers la Suède, l'une des oeuvres suédoises les plus traduites à travers le monde. L'ouvrage examine la traduction et la diffusion des oeuvres de Selma Lagerlöf en France et en Europe, mais aussi leur adaptation au cinéma. Les différents articles recueillis étudient également le personnage de l'auteure et son succès auprès du public français. Finalement, des chercheurs et traducteurs français et suédois réfléchissent à la situation particulière de Selma Lagerlöf, placée à la fois au centre et à la périphérie de la littérature mondiale.
Résumé : André Lelasseux nous narre les difficultés, le tragique mais aussi le comique d'un hommme sérieusement affecté par la maladie : Pas de purée, pas de dessert ! menaçait ma mère quand j'étais en-fant. Un dessert, une dialyse ! ajoutait Sophie, ma tendre épouse, quelques décennies plus tard, en comparant l'évolution inquiétante de mon goût pour les desserts et de mon taux de glycémie. Eh bien voilà ! ... Aujourd'hui, ni purée ni dessert. Un cancer du rein, une ablation et douze heures de dialyse par semaine. Ad vi-tam ! Mieux vaut en rire? Ou mourir avant la débâcle. Il y a une alternative suggéra Sophie : Observe ta maladie, [?] ces malades, plus éclopés les uns que les autres, plus touchants ou plus ridicules les uns que les autres, tu leur ressembles. Ecris ! " Ce livre, ajoute l'auteur, est dédié aux explorateurs hilares de la tragédie humaine ! Misère et nirvana, dialyse et dessert.
Voici ce qu'écrit Elisa Schlésinger à sa petite Célie : "Ici sont mes souvenirs les plus tendres et les plus pénibles à la fois, et je les aborde avec une émotion toute religieuse. Gustave a-t-il jamais su que j'avais appris des fragments entiers de ses Mémoires d'un fou ? Mes souvenirs sont vivants à ma mémoire et presque encore chauds pour mon âme, tant cette passion l'a fait saigner. C'est une large cicatrice au cur, qui durera toujours. Mais au moment de retracer cette page de ma vie, mon cur bat comme si j'allais remuer des ruines chéries… Tu vois, ma Célie, c'était il y a quarante-cinq ans et ces mots touchants d'un gamin de quinze ans, ils sont toujours là, gravés…" Jean-Pierre Prévost narre l'une des belles histoires d'amour de la littérature française.