Crimes d'Etats. Qui porte la responsabilité des morts en Méditerranée ?
Vahabi Nader
L'HARMATTAN
14,50 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782343179605
Pourquoi laisse-t-on mourir en mer des milliers d'individus dont la faute serait de vouloir quitter leur pays pour trouver ailleurs les conditions d'une vie meilleure ? Ne pourrait-on pas considérer la mort de ces milliers de personnes en Méditerranée comme un crime ? Toutes les vies ne se valent pas car les 18 422 morts en Méditerranée entre 2014 et 2019 ne forment qu'une préoccupation secondaire pour l'Union européenne. L'Europe inspirée de la philosophie humaniste et de l'hospitalité kantienne se trouve-t-elle en porte-à-faux avec sa politique discrétionnaire ? Cette ignorance relève-t-elle de la reproduction sociologique de la banalisation du mal ? L'intérêt de ce livre réside dans la discussion sur l'idée de considérer que la mort des migrants en Méditerranée est un moindre mal face au risque politique que représenterait leur accueil. Il pointe la volonté de déresponsabilisation de l'Union européenne qui externalise la gestion des migrants à des pays tiers et met en doute la charge communément admise de l'incrimination des réseaux de passeurs pour nous orienter vers la responsabilité des Etats à l'égard des morts en Méditerranée.
Nombre de pages
92
Date de parution
19/07/2019
Poids
137g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782343179605
Titre
Crimes d'Etats. Qui porte la responsabilité des morts en Méditerranée ?
Auteur
Vahabi Nader
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
137
Date de parution
20190719
Nombre de pages
92,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les migrants qui "saisissent" plusieurs sols et vivent des trajectoires multiples font souvent face à une nouvelle socialisation, à un recommencement de vie à zéro, étape que nous qualifions de quatrième socialisation, pour rester fidèle à la chronologie des trois socialisations générales : primaire (famille), secondaire (école et éducation), tertiaire (travail et emploi) ; cette quatrième socialisation place les migrants dans un registre bien différent de celui des indigènes.
Que faire lorsque l'on ne peut pas continuer à mener une recherche dans un pays où l'esprit de liberté intellectuelle n'existe pas ? Faut-il se replier sur soi-même ? Ou abandonner ce milieu impropre à tout travail serein et désintéressé ? J'ai « choisi » cette dernière voie, sans être sûr de pouvoir la suivre, mais ce choix m'a été imposé par un événement socio-historique qui a frappé ceux de ma génération : la Révolution iranienne de 1979.
Comment peut-on expliquer l'attrait pour la France de l'intelligentsia iranienne des années 1830 après deux traités humiliants imposés par la Russie ? Notre hypothèse est que la diaspora iranienne francophone, née au 19e siècle, se nourrirait essentiellement d'une proximité culturelle et littéraire, de recherche d'un asile politique ; dans les années 1980, elle se serait étendue à un large éventail d'individus de parcours légal ou clandestin, au regroupement familial.
Pourquoi le gouvernement de Mossadegh élu démocratiquement, soutenu une semaine avant le coup d'Etat du 19 août 1953 par un référendum, n'a-t-il pas pu résister aux putschistes ? Que s'est-il passé ce jour-là ? Quel a été le corps social actif ? Pourquoi l'armée n'a-t-elle pas résisté ? Quelles erreurs Mossadegh a-t-il commises ? Quelles sont les conséquences de ce coup d'Etat sur la mémoire collective des Iraniens ? Dans le cas où le coup d'Etat aurait éclaté, l'Iran ne disposerait-il pas aujourd'hui d'une démocratie mature.