Quatrième de couverture Liberté et responsabilité, libre arbitre et déterminisme, la question ne cesse de se poser. Elle est de celles qui ne souffrent que peu de réponses, d'où son poids. Répondre présent, répondre de l'Autre par ma présence, tel est le premier contenu de la responsabilité. À cela s'oppose une vision de l'homme contraint par des forces naturelles compulsives et plus fortes que lui, donc exonéré des conséquences de ses actes. À croire que le débat ne s'éternise que pour masquer l'évidence, car nous faisons tous l'expérience d'une responsabilité "incalculable et sans répit". Rien d'étonnant à ce que la question soit au cur de positions ambivalentes et que chacun se vive écartelé entre ce qui oblige, parle de solidarité, de réciprocité, et l'ordre des plaisirs qui souvent invite à la fuite. Aujourd'hui l'inflation des droits a donné l'illusion qu'on en serait bientôt quitte du catalogue des devoirs, tandis que les récentes avancées techno-scientifiques forçaient les limites du possible, pliant la réalité à nos rêves. Mais ce temps de tous les possibles est aussi le temps du désarroi. Fonction des intellectuels, drame du sang contaminé, responsabilité des médias, dissolution du lien civique, refus de la culpabilité, menaces sur les générations futures: les auteurs s'affrontent aux questions qui échoient à notre génération, non sans chercher dans notre héritage ce qui permet de mieux les penser, ni éluder que c'est sur fond d'une crise aiguë de la question de la responsabilité que nous avons à soutenir la nôtre. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Nombre de pages
285
Date de parution
15/10/2009
Poids
280g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782746713093
Titre
La responsabilité. La condition de notre humanité
Auteur
Vacquin Monette
Editeur
AUTREMENT
Largeur
130
Poids
280
Date de parution
20091015
Nombre de pages
285,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Moins de vingt ans séparent la première naissance par fécondation in vitro des perspectives annoncées de clonage et de transgenèse humaine. Dans l'intervalle, c'est à un formidable déchaînement expérimental que nous auront convié les biologistes. Sous couvert de "projet parental" s'élabore ainsi une inquiétante instrumentalisation de l'être humain. L'embryon, simple matériau, se prête aux combinaisons les plus aberrantes: bébés postmortem, grands-mères porteuses, jumeaux conçus à la même date en laboratoire et naissant à des années d'écart... Quelles sont les significations profondes de cet acharnement sur la filiation qu'aucune urgence humaine ne rend compréhensible? C'est à cette interrogation que Monette Vacquin nous invite, cherchant le sens de ces interventions sur l'espèce, dont les conséquences échappent à toute représentation. Soulignant la faiblesse de la "bio-éthique", ainsi que la stérilité et la violence des controverses actuelles sur le sujet, l'auteur révèle un déficit symbolique sans précédent dans notre société. Aura-t-il pour conséquence ultime une casse irrémédiable de l'homme? Main basse sur les vivants renverse toutes les certitudes acquises. En tentant de cerner ce qui prend la forme d'un redoutable passage à l'acte sur l'espèce, l'auteur affronte l'un des enjeux essentiels de cette fin de siècle.
Quatrième de couverture Liberté et responsabilité, libre arbitre et déterminisme, la question ne cesse de se poser. Elle est de celles qui ne souffrent que peu de réponses, d'où son poids. Répondre présent, répondre de l'Autre par ma présence, tel est le premier contenu de la responsabilité. À cela s'oppose une vision de l'homme contraint par des forces naturelles compulsives et plus fortes que lui, donc exonéré des conséquences de ses actes. À croire que le débat ne s'éternise que pour masquer l'évidence, car nous faisons tous l'expérience d'une responsabilité "incalculable et sans répit". Rien d'étonnant à ce que la question soit au cur de positions ambivalentes et que chacun se vive écartelé entre ce qui oblige, parle de solidarité, de réciprocité, et l'ordre des plaisirs qui souvent invite à la fuite. Aujourd'hui l'inflation des droits a donné l'illusion qu'on en serait bientôt quitte du catalogue des devoirs, tandis que les récentes avancées techno-scientifiques forçaient les limites du possible, pliant la réalité à nos rêves. Mais ce temps de tous les possibles est aussi le temps du désarroi. Fonction des intellectuels, drame du sang contaminé, responsabilité des médias, dissolution du lien civique, refus de la culpabilité, menaces sur les générations futures: les auteurs s'affrontent aux questions qui échoient à notre génération, non sans chercher dans notre héritage ce qui permet de mieux les penser, ni éluder que c'est sur fond d'une crise aiguë de la question de la responsabilité que nous avons à soutenir la nôtre.
Juin 1816 au bord du lac Léman : un groupe de jeunes gens parmi lesquels Byron, Shelley et Mary, sa future épouse, décident d'écrire des histoires de revenants. Ainsi naquit Frankenstein sous la plume de Mary Shelley, qui ignorait alors qu'elle fondait un mythe contemporain. Plus encore, cette fille des Lumières au destin singulier, anticipe là ce qui allait advenir deux siècles plus tard : procréations artificielles, manipulations génétiques, risque d'eugénisme, etc., aujourd'hui au coeur des questions de bioéthique qui préoccupent nos sociétés. De nos jours, la fabrication de l'humain n'est plus imaginaire. À partir de la vie et de l'oeuvre de Mary Shelley, Monette Vacquin, dénonce les dangers de la science mis en acte. " La question du chercheur fou est maintenant déplacée vers celle de la science folle " comme l'écrit le biologiste Jacques Testart dans sa préface. L'ouvrage est postfacé par le philosophe Olivier Rey.
A partir des questions posées par la fécondation in vitro et son inscription dans l'histoire des idées depuis la naissance de Louise Brown en 1978, première enfant conçue sans sexualité, l'auteur analyse le passage entre les années 1960 (faire l'amour sans faire des enfants), les années 1980 (faire des enfants sans faire l'amour), les années 2000 (faire des enfants sans être de sexe différent), les années 2020 (choisir son sexe et en changer). Cette OPA sur la reproduction humaine pourrait bien n'être que le déplacement d'une volonté de maîtrise de l'énigme de la sexualité humaine et de l'expérience sensible de l'altérité qui y est tapie. S'agit-il, comme l'indiquait le Frankenstein de Mary Shelley, de fabriquer l'homme pour le comprendre ? Est-il pertinent d'observer que la technoscience s'est emparée des grands moments de l'expérience humaine- naissance, mort, transmission - sur fond de déclin des grands discours qui "équipaient" l'humain de représentations pour les vivre ? Rien de tout ceci n'est compréhensible sans les dimensions de l'histoire et de l'inconscient.
Au gré des dynamiques de périurbanisation, de désindustrialisation, de renaissance, les petites villes rurales font figure de ressource pour le "bien vivre". Les parcours résidentiels et de vie des seniors y reflètent une grande diversité d'itinéraires. Réaliser une étude de cas sur Xertigny, commune à proximité d'Épinal, constituée pour moitié de surfaces agricoles et forestières, a pour but de se départir des idées reçues attachées au vieillissement et au monde rural pour saisir et rendre compte des pratiques et des représentations propres aux acteurs de ce territoire : élus, agents territoriaux, personnes âgées, bénévoles, professionnels de l'accompagnement, etc. Les Carnets de Territoires visent à révéler la diversité des territoires, des dynamiques d'acteurs et des enjeux de l'action publique locale, sous la forme de résultats de recherche ou d'études de terrain.
Les auteurs retracent, dans une perspective historique, les grandes étapes de l'histoire géopolitique de l'Occident, du XIX ? siècle à nos jours. Cet atlas met en lumière une nouvelle vision du monde, qui se révèle ainsi dans toute sa complexité". Pour agir sur le monde, il faut le comprendre. Et pour le comprendre, il faut voir évoluer ses acteurs dans la longue durée. D'où l'apport irremplaçable de cet Atlas stratégique consacré à l'essor puis au repli de l'Occident". Nicolas Baverez"Voici le premier atlas consacré au déclin de l'Occident. La démonstration du rôle de l'Asie orientale dans les origines du changement des rapports de force est saisissante, tout comme l'incapacité américaine depuis un demi-siècle à juguler les guerres irrégulières. La limpide cartographie de Roc Chaliand est d'une haute originalité". Régis Debray"Dans leur brillant Atlas stratégique, Gérard et Roc Chaliand déroulent le fil de ce que je nomme depuis quelques années la fin du monopole occidental de la puissance, et que d'autres, en Asie, vont jusqu'à qualifier de fin de la parenthèse occidentale (Kishore Mahbubani). Les auteurs y développent une version alternative indispensable de l'histoire mondiale des XX ? et XXI ? siècles, qu'illustrent des cartes originales et révélatrices des équilibres géopolitiques changeants". Hubert Védrine
Située à seulement 15 km de Bordeaux, la commune de Saint-Loubès est confrontée à d'importantes mutations démographiques induites par sa proximité avec la métropole girondine. Ce texte questionne les enjeux d'un projet d'aménagement inédit d'une petite ville périurbaine, reposant sur la construction du récit d'une "urbanité campagnarde" à l'aune de la transition socio-écologique. Les Carnets de Territoires visent à révéler la diversité des territoires, des dynamiques d'acteurs et des enjeux de l'action publique locale, sous la forme de résultats de recherche ou d'études de terrain.