Depuis des siècles, les ama - pêcheuses japonaises - nourrissent l'imaginaire nippon. Communauté exclusivement féminine, les ama (qui signifie " femme de la mer " en japonais) se transmettent d'une génération à l'autre leur art et connaissance du milieu marin. Depuis des siècles, les ama - pêcheuses japonaises - nourrissent l'imaginaire nippon. Ces plongeuses en apnée collectent ormeaux, coquillages et algues dont la venteleur assure une indépendance financière et une certaineaura. Communauté exclusivement féminine, les ama (qui signifie " femme de la mer " en japonais) se transmettentd'une génération à l'autre leur art et connaissance du milieu marin. Libres, intrépides, fortes, gaies, ces plongeuses incarnent une féminité souveraine, loin des clichés. Figures indissociables des récits des origines, elles fascinent depuis longtemps le monde des arts, notamment celui des photographes. Leur lien avec la nature, leur sensualité -elles étaient autrefois vêtues de combinaisons de cotonblanc, désormais en néoprène depuis les années 1960 - etla pratique d'une activité dangereuse ont façonné le mythe. Aux antipodes du stéréotype de la femme japonaiseeffacée, les ama affirment leur singularité : énergie, intrépidité et fierté. Durant plus de trente ans, le photographe Kusukazu Uraguchi (1922-1988) a documenté le quotidien de certaines communautés situées dans le nord du Japon. Portraits, collectes sur le rivage, départs à bord d'embarcations chargées de paniers, récoltes sous-marine, plongeons répétés, scènes d'intimité et de repos dans l'amagoya - cabane uniquement accessible aux ama : les images d'Uraguchi parlent d'héritage culturel autant que de modernité. Son langage photographique - la force plastique de ses noirs et blancs fortement contrastés, son sensdu décadrage, les gestes saisis dans leur spontanéité - restitue la puissance et la liberté des corps. Un textede Sonia Voss dévoilera le monde mystérieux de cette communauté et un essai du critique d'art japonais Chihiro Minato inscrira l'oeuvre d'Uraguchi dans l'histoire de la photographie contemporaine.
Nombre de pages
165
Date de parution
04/07/2024
Poids
970g
Largeur
223mm
Plus d'informations
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EAN
9782365114028
Titre
Shima no Ama
Auteur
Uraguchi Kusukazu ; Voss Sonia
Editeur
ATELIER EXB
Largeur
223
Poids
970
Date de parution
20240704
Nombre de pages
165,00 €
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Salgado Sebastião ; Orsenna Erik ; Séclier Philipp
Résumé : Oiseaux du bout du monde : des îles Galápagos, aux forêts du Mato Grosso au Brésil, des hauts plateaux éthiopiens jusqu'aux terres glacées et volcaniques de la péninsule antarctique, les images de Sebastiao Salgado nous immergent dans une nature puissamment lyrique, envisagée comme un lieu d'expérience esthétique. Ciels, lumières, végétations, terres au relief minéral sont autant d'écrins où vivent fous de Bassan, ibis, aras, vautours ou encore manchots. Les oiseaux de Salgado donnent à voir un monde originel, un couple d'albatros aux sourcils noirs se love tendrement l'un contre l'autre, un duo de labbes antarctiques entame une danse rituelle, un hocco de Blumenbach pose hiératiquement avec un membre de la tribu des Korubo - un des derniers peuples à vivre en quasi-autarcie en Amazonie -, des flamants des Caraïbes se mirent dans un paysage d'éden, un groupe de manchots opère des glissades sur un iceberg, tandis que de l'autre côté du globe, pour la fête du Condor, un père et son fils se vêtent d'ailes symboliques, tels deux Icare des temps premiers. Vols suspendus, toutes rémiges déployées, silhouettes en équilibre gracieux sur une ligne de frondaison, colonies organisées en conciliabules sur une langue glaciaire ou encore oiseau niché à l'abri du vent et dont les ailes se font corolle : le peuple des oiseaux que nous offre les images de Salgado fascine par sa beauté et sa diversité.
La Collection du Grand Prix du jury de la Photographie 7L présente l'histoire de la photographie par le prisme d'une nouvelle génération d'artistes, lauréats du prix remis lors du Festival international de mode, de photographie et d'accessoires - Hyères de la villa Noailles. Chaque volume se compose d'un entretien entre le photographe lauréat et le président du jury, d'un corpus visuel, d'un texte fictionnel l'interprétant librement, et d'un essai d'un spécialiste de l'histoire du médium, qui recontextualise l'oeuvre. Chaque exemplaire est accompagné d'un tirage en édition limitée.
En 2017, l'écrivain Jean-Philippe Toussaint rencontre l'éditeur Xavier Barral. Toussaint lui fait part de son désir de réaliser un livre de photos, l'idée étant de concevoir un livre introuvable - comme il le dit lui-même - composé avec les images prises par l'écrivain. " Un jour, j'ai pensé que je pourrais faire un livre avec mes photos. J'ai pensé alors que ce livre existait déjà, qu'il existait virtuellement, qu'il existait en puissance au coeur de mes photos. Ce livre, je ne devais pas l'écrire, je devais le découvrir. Je devais me replonger dans les milliers de photos que j'avais faites dans ma vie et exhumer le livre de photos qui s'y trouvait enfoui. Ce ne serait pas une création, ce serait une archéologie. Mais, si j'avais la conviction qu'un livre - un livre caché, un livre encore inatteignable - se trouvait au coeur de mes photos, j'avais aussi l'intuition que je ne parviendrais pas à l'atteindre moi-même, que j'avais besoin d'un regard extérieur pour le découvrir. " En 2017, l'écrivain Jean-Philippe Toussaint rencontre l'éditeur Xavier Barral. Toussaint lui fait part de son désir de réaliser un livre de photos, l'idée étant de concevoir un livre introuvable - comme il le dit lui-même - composé avec les images prises par l'écrivain. Rassemblées dans une valise, les images parviennent sur le bureau de Xavier Barral. Puis Xavier décède, la maison d'édition continue son chemin et la valise avec elle. La valise est là, il faut à présent l'ouvrir et commencer à esquisser une histoire visuelle et intuitive. Rangés dans des enveloppes en papier kraft et dans des cartons à dessins, plus ou moins classés par thème - Venise, Tokyo, Chine, New York... -, tirages couleur et noir et blanc, planches-contact et bandes de négatifs nous plongent dans l'imaginaire de l'écrivain. Après une première ébauche - amorcer un récit subjectif -, Jean-Philippe Toussaint se saisit de l'histoire et complète les images de la valise d'autres plus anciennes et personnelles. Le livre se compose peu à peu au fil de 36 poses... Considéré comme un écrivain très visuel - " dès mes premiers romans, j'ai toujours imaginé visuellement les scènes " - Toussaint a conçu ici un ouvrage où mots et images se font l'écho les uns des autres et tissent ensemble une oeuvre qui parle du regard. Un entretien mené avec Philippe Séclier, qui revient sur la relation de l'auteur avec l'image et ses échos dans l'écriture, clôt l'ouvrage.