André Bazin a été, jusqu'à sa mort en 1958, considéré par beaucoup comme le "plus grand critique cinématographique de notre temps". Mais il est aussi celui qui a porté la critique au niveau de la théorie. Il écrit à la fois dans Esprit et dans Les Lettres françaises, dans Le Parisien Libéré et dans l'Observateur. Il est aussi le fondateur des Cahiers du Cinéma. Peut-on dire pour autant qu'il édifie une théorie ? Les choses ne sont pas aussi simples. Passer, entre 1943 et 1958, de la critique à la théorie était, dans ces années de guerre et d'après-guerre, une entreprise qui demandait qu'on eût le eût du risque. Frayer son chemin à travers les philosophies de ce temps, les thèses marxistes ou la diversité des esthétiques, représentait une véritable aventure pour l'esprit. Bazin s'y hasarde en posant les éléments d'une théorie possible dont il recueille les éléments dans la critique, la théorie et la philosophie de son temps pour les organiser en un ensemble cohérent. C'est cette généalogie qu'il s'agissait de reconstituer en retrouvant les marques laissées par Bazin dans ses propres textes.
Nombre de pages
236
Date de parution
01/10/2000
Poids
336g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738496492
Titre
André Bazin : généalogies d'une théorie
ISBN
2738496490
Auteur
Ungaro Jean
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
336
Date de parution
20001001
Nombre de pages
236,00 €
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Il en est du héros de cinéma comme de tout héros, il est d'une nature sans commune mesure avec nous autres, pauvres mortels, faibles et faillibles. Le héros est sans âge, immortel et invincible, mais il a aussi un corps qui doit accepter la souffrance, subir supplices et sacrifices pour justifier son statut d'homme hors du commun. Le super-héros de cinéma américain parle peu, il ne trouve à s'exprimer que par le corps en action. Corps visible qui envahit l'espace de l'écran pour s'imposer sans partage dans l'univers du filin et dans l'imaginaire du spectateur. Le corps du super-héros se montre, s'exhibe de façon ostentatoire parce qu'il est seul porteur du discours tenu par le film. La présentation du corps du héros devient représentation, symbole et métaphore. Le corps du super-héros parle, émet des signes, formule un discours qui, comme dans toute fable, doit être immédiatement intelligible par le spectateur à quelque culture qu'il appartienne. C'est à ce décryptage qu'est consacré ce livre.
La période est aux héros. Le cinéma, grâce à la technologie moderne a su donner à voir et à entendre ces mythes, fables et légendes qui n'avaient alors d'existence que dans nos esprits. Le cinéma américain veut aller plus loin en imposant au monde ses héros avec toutes les valeurs qui l'accompagnent. Il voudrait nous persuader que seul un héros américain peut sauver l'humanité du désastre. Investi de la force du mythe, celui qui n'était alors qu'un héros de cinéma, transcende sa condition pour devenir le modèle unique que doit suivre l'humanité.
La vie nous joue parfois de ces tours, sans en avoir l'air. Elle profite d'un moment où notre vigilance est amoindrie pour nous lancer dans une histoire dont nous ne pouvons plus nous défaire. C'est ce qui arrive à Orsus qui, un jour comme les autres, trouve une carte postale qui lui semble se rapporter à une période de sa vie. Il n'en est pas très sûr, sa mémoire ne le renseigne pas vraiment sur ces épisodes d'une vie qui s'est disséminée dans le temps. Pourtant il va se lancer à la recherche de ce lieu à partir duquel il pense pouvoir reconstituer son existence fragmentée.
L'éducation artistique en France est source d'irritation. En effet, à l'école où elle devrait commencer, elle est peu et mal dispensée. Ce constat de départ détermine deux camps parmi les enseignants, le pouvoir politique et les citoyens : ceux, majoritaires, qui pensent que cela n'a aucune importance ; pour eux, l'éducation n'est pas un enjeu majeur, ni pour la formation des jeunes ni pour la construction de la société ; ceux, minoritaires, devenus militants par la force des résistances, qui affirment le contraire : la culture est centrale dans la vie d'un individu et dans celle d'une communauté. Longtemps cette minorité a parlé dans le désert. Mais elle a aussi avancé à petits pas, multipliant les expériences qui, à défaut de dessiner une politique, ont balisé le terrain de ce que pourrait être une réelle éducation artistique si une volonté collective se dégageait. Pourquoi a-t-il été si difficile de développer l'éducation artistique en France ? Quelles ont été, quelles sont encore les raisons politiques et sociales des blocages ? Quelles sont celles qui dépendent de la situation de l'Art en cette fin de siècle ? Sur quoi peut-on s'appuyer pour franchir une nouvelle étape et se rapprocher d'une éducation artistique pour tous ? Ces questions ont servi de base à l'enquête dont rend compte cet ouvrage. A travers leur analyse menée avec le double regard du philosophe et du journaliste, les auteurs nous engagent à croire que nous avons davantage de raisons d'espérer que de nous décourager. La société française est de plus en plus consciente de l'importance de l'éducation artistique. L'action politique est ainsi interpellée et stimulée pour que le plus grand nombre puisse en bénéficier.