L'éducation artistique en France est source d'irritation. En effet, à l'école où elle devrait commencer, elle est peu et mal dispensée. Ce constat de départ détermine deux camps parmi les enseignants, le pouvoir politique et les citoyens : ceux, majoritaires, qui pensent que cela n'a aucune importance ; pour eux, l'éducation n'est pas un enjeu majeur, ni pour la formation des jeunes ni pour la construction de la société ; ceux, minoritaires, devenus militants par la force des résistances, qui affirment le contraire : la culture est centrale dans la vie d'un individu et dans celle d'une communauté. Longtemps cette minorité a parlé dans le désert. Mais elle a aussi avancé à petits pas, multipliant les expériences qui, à défaut de dessiner une politique, ont balisé le terrain de ce que pourrait être une réelle éducation artistique si une volonté collective se dégageait. Pourquoi a-t-il été si difficile de développer l'éducation artistique en France ? Quelles ont été, quelles sont encore les raisons politiques et sociales des blocages ? Quelles sont celles qui dépendent de la situation de l'Art en cette fin de siècle ? Sur quoi peut-on s'appuyer pour franchir une nouvelle étape et se rapprocher d'une éducation artistique pour tous ? Ces questions ont servi de base à l'enquête dont rend compte cet ouvrage. A travers leur analyse menée avec le double regard du philosophe et du journaliste, les auteurs nous engagent à croire que nous avons davantage de raisons d'espérer que de nous décourager. La société française est de plus en plus consciente de l'importance de l'éducation artistique. L'action politique est ainsi interpellée et stimulée pour que le plus grand nombre puisse en bénéficier.
Nombre de pages
188
Date de parution
04/05/1999
Poids
401g
Plus d'informations
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EAN
9782865867011
Titre
Une éducation artistique pour tous ?
Auteur
Ménine Karelle ; Pujas Philippe ; Ungaro Jean
Editeur
ERES
Largeur
0
Poids
401
Date de parution
19990504
Nombre de pages
188,00 €
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Résumé : " On pense parfois que dire que l'on croit ou que l'on ne croit pas en Dieu signifie avoir tout dit. Mais il suffit d'un détail pour que la réalité se montre plus complexe. En latin, credere ("croire") signifie avoir confiance en quelque chose, ou plus précisément, confier sa confiance en quelque chose, ou quelqu'un. Faire confiance, tout est là. Offrir ou non sa confiance en quelque chose d'indicible, étranger autant que familier, existant ou non. Je suis partie sur cette route, et ces questions, à partir d'une image. L'image étant toujours le double de quelque chose qui nous reflète, la première image fut pour moi celle d'une femme anonyme en prière aperçue furtivement un jour d'enfance dans une abbaye et dont la dévotion totale m'impressionna terriblement. Remonter le fil, revenir à elle, c'est retrouver à partir d'elle toutes ces fois où la question divine déboule dans nos vies par hasard. C'est aller en Jordanie, au Kurdistan, à Kinshasa, à Fribourg ou Naples. C'est traverser des territoires et des ombres. C'est offrir à cette femme en prière un visage à découvert. "
Résumé : Tout le long de l'année 2015, une phrase, La Phrase, s'est faufilée de façade en façade, sur 10 kilomètres, au coeur de la ville de Mons. Imaginée et composée par Karelle Ménine et Ruedi Baur, écrite à la main sur les murs de la ville, elle convoque les écrivains qui, du Moyen Age à 1945, sont passés par Mons : Paul Verlaine, Emile Verhaeren, Marguerite Bervoets, Constant Malva, Fernand Dumont... et leurs influences (Rainer Maria Rilke, André Breton, Paul Eluard...). Cette performance littéraire et graphique a contribué à façonner le visage de Mons comme Capitale européenne de la Culture en 2015. Unique, La Phrase est aussi éphémère : elle sera retirée début 2016, seuls quelques passages seront conservés sur certains murs. Ce livre entend donc conserver la trace de ce projet d'envergure - qui a su fédérer une ville autour de son patrimoine littéraire dans une expression artistique originale -, mais aussi explorer en profondeur les questions qu'il a pu soulever (en matière d'architecture, de littérature, de tourisme...). C'est également l'occasion de retracer la vie de La Phrase, de sa conception à sa réception par les habitants, de donner à voir sa mise en oeuvre, et de rencontrer celles et ceux qui l'ont créée ou qui l'ont accueillie sur les murs de leur maison, de leur immeuble, de leur commerce...
Le champ des métiers travaillant avec l'humain, relevant d'approches pluridisciplinaires (sociologie, philosophie, pédagogie...), voit arriver de nouveaux savoirs, présentés à tort ou à raison comme innovations scientifiques. Si, effectivement, du côté des sciences (neurosciences par exemples) ces apports peuvent, et doivent, venir enrichir le champ des connaissances sur l'Homme, ils prennent souvent une place hégémonique, venant quasiment imposer un éclairage unifactorielle (et une solution aux difficultés), éliminant par là les autres approches, du moins dans ce qui en est véhiculé auprès des non-spécialistes. Dans le même temps, le social, la santé, le médico-social ont vu arriver les savoirs économiques et administratifs, tendant, eux aussi, à prendre le pas sur une approche plurielle et complémentaire des accompagnements. Enfin, que dire des avancées des technologies numériques (applis, IA) qui, là aussi, se fraient une place du côté des solutions apportées dans les accompagnements ? Comment les professionnels accueillent-ils ces savoirs dans leurs pratiques ? Qu'est-ce que cela vient nous dire sur notre rapport aux savoirs ?