Uhlenbeck Chris ; Winkel Margarita ; Bouvier Maria
REY
59,00 €
Epuisé
EAN :9782848760414
Interdites pendant des siècles, les shunga ou images de printemps n reviennent fasciner nos contemporains avec la même sensualité désinvolte qui leur valut cette censure. Ces oeuvres à l'érotisme exalté connurent leur âge d'or durant la période Edo (i6oo-1868), extrêmement féconde en estampes et peintures japonaises plus connues sous le nom d'Ukiyo-e. Cet ouvrage, publié à l'occasion de la plus grande exposition du monde consacrée à l'art érotique japonais, qui eut lieu à Rotterdam en janvier 2-005, propose plus de deux cent soixante-dix oeuvres - les deux tiers inédites provenant de collections privées - et illustre de manière aussi franche que subtile cet univers dédié aux plaisirs. Et pour que le lecteur ne se perde pas sur le chemin de la volupté, ce livre propose plusieurs textes, écrits par les spécialistes des shunga, qui abordent des questions encore empreintes de mystère. Qui en étaient les plus fervents amateurs ? Quelle place occupaient alors les shunga dans le monde de l'édition ? Comment les artistes se cachaient-ils derrière leurs oeuvres ? Enfin, ces estampes érotiques étaient-elles vraiment destinées à attiser les sens, ou seulement à susciter un amusement singulièrement frivole ? Le Printemps des délices offre les clés d'un monde tissé d'une grâce magnifiquement audacieuse.Margarita WINKEL est diplômée de l'université de Leyde (Pays-Bas) en anthropologie culturelle et en japonais. Elle a consacré sa thèse au regard que portaient les ethnographes japonais du début du XIXe siècle sur leur culture et leur histoire. Ses publications comprennent un essai sur les femmes des quartiers de plaisir dans le catalogue The Ear Catches the Eye. Music in Japanese Prints (zooo), un article sur l'essor de l'ethnographie au japon au début de l'époque moderne dans Anthropology and Colonialism in Asia and Oceania (1999), et un ouvrage sur la photographie japonaise du début du XIXe siècle, Souvenirs from japan. Japanese Photography at the Turn of the Century (1991). Ses domaines de prédilection sont l'histoire intellectuelle du début de la période moderne, et plus particulièrement les réflexions des auteurs japonais sur leur propre société et sur le monde extérieur, ainsi que la culture populaire japonaise de cette même époque et l'anthropologie moderne. Oikawa Shigeru est professeur de littérature et culture comparées à l'université de jeunes filles Nihon de Tokyo. Il s'intéresse notamment au japonisme, aux arts japonais en Europe et aux artistes européens au japon, ainsi qu'à Kawanabe Kyosai, peintre de la période Meiji. Il a contribué à l'ouvrage The Commercial and Cultural Climate of Japanese Print-making (2004) avec un essai sur Kawanabe Kyôsai et son cercle artistique. Pour la revue Daruma (n° 33, 2002), il a rédigé un article sur les images d'Epinal de l'artiste français Georges Bigot. Il est également l'auteur des livres Furansu no Ukiyo-e shi Bigo; Bigoto Epinaru hanga (a Georges Bigot, peintre français de l'Ukiyo-e; Georges Bigot et l'imagerie d'Epinal, 1997), Saigo no ukiyo-e shi, Kawanabe Kyôsai ( Kawanabe Kyosai, demie peintre de l'Ukiyo-e,1997) et Kyosai no giga, kyoga (Comic Genius Kawanabe Kyosai,1996) ainsi que de l'ouvrage Kawanabe Kyosai gigasha (< Caricatures de Kawanabe Kyosai,1988) en collaboration avec Yamaguchi Seiichi.
Nombre de pages
256
Date de parution
21/10/2005
Poids
1 935g
Largeur
252mm
Plus d'informations
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EAN
9782848760414
Titre
Le Printemps des délices. Art érotique du Japon
Auteur
Uhlenbeck Chris ; Winkel Margarita ; Bouvier Maria
Editeur
REY
Largeur
252
Poids
1935
Date de parution
20051021
Nombre de pages
256,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Uhlenbeck Chris ; Reigle Newland Amy ; De Vries Ma
Vagues de renouveau retrace l'histoire de la gravure japonaise après la période de déclin que connut l'estampe à partir de la fin du XIXe siècle. Le début du XXe siècle vit l'émergence de deux principaux mouvements. Le premier ? le shin hanga (nouvelle estampe) ? renouvela et réinventa les genres conventionnels qu'étaient le paysage, les images de belles femmes et les portraits d'acteurs. Il s'appuyait sur une méthode de production traditionnelle basée sur la coopération entre l'artiste, le graveur, l'imprimeur et l'éditeur. En même temps, il s'efforçait de forger un nouveau langage visuel, aussi bien du point de vue technique que stylistique. Le second ? le sosaku hanga (estampe créative) ? fut inspiré par le dialogue entre l'art et l'esthétique occidentaux et japonais. De manière générale, les adeptes du sosaku hanga préconisaient la participation de l'artiste à l'ensemble du processus de création, de la conception à la production.
Uhlenbeck Chris ; Dwinger Jim ; Ouweleen Philo ; S
Dans l'art japonais du XXè siècle, shin hanga désigne les « nouvelles estampes". Relativement méconnues, elles se distinguent des gravures sur bols traditionnelles par leur langage visuel ancré dans la modernité. Les femmes, autrefois idéalisées et stylisées, sont désormais dessinées à partir de modèles réels dont on devine les émotions. Les paysages, Impressionnistes plus que réalistes, se caractérisent par une gamme chromatique très évocatrice. Ces fascinantes « nouvelles estampes » témoignent aussi d'une perfection technique exceptionnelle, résultat de la collaboration entre des artistes tels Goyo, Kotondo, Shinsui et Hasui, des éditeurs, des graveurs et des Imprimeurs. La sélection d'estampes présentée ici, issue de deux grandes collections privées, est enrichie d'euvres provenant des Musées royaux d'Art et d'Histoire de Bruxelles et -apport inestimable- d'emprunts à la collection de la famille de l'éditeur Watanabe Shozaburo, l'homme par qui tout commença. Notes Biographiques : Chris Uhlenbeck, marchand d'art, est spécialisé dans les estampes japonaises. En 1988, il a créé à Leyde (Pays - Bas) la librairie spécialisée Ukiyo - e Books. Il a publié plusieurs livres et organisé ou suscité des expositions consacrées à l'Ukiyo - e, au Shin - hanga et à la photographie japonaise.
La réédition d'un très beau roman de Joyce Maynard, qui allie profondeur psychologique et intrigue haletante. Eté 1979, Californie du Nord. Rachel, treize ans, et sa soeur Patty, onze ans, se préparent à passer leurs vacances à vagabonder dans la montagne comme d'habitude. Echappant à la surveillance d'une mère aimante mais dépressive depuis son divorce, et d'un père amoureux de toutes les femmes, le flamboyant inspecteur de police Torricelli, elles se cachent dans les arrière-cours pour regarder la télé par la fenêtre des voisins, inventent blagues et jeux à n'en plus finir, rêvant de l'inattendu qui pimenterait leur existence. Et l'inattendu arrive. Horrible, cauchemardesque, une succession de meurtres dont les victimes sont des jeunes femmes, tuées dans la montagne selon un même mode opératoire : la chasse à l'Etrangleur du Crépuscule commence, menée par l'inspecteur Torricelli. Trente ans plus tard, Rachel, devenue une célèbre romancière, raconte cette quête épuisante, qui a eu raison de la vie de son père et s'est achevée sur un désespérant constat d'échec. Après quinze meurtres, le tueur de la montagne a disparu. Un jour, pourtant, les deux soeurs s'étaient trouvées face à lui. Fantasme de gamines hystériques, avaient déclaré les autorités. Depuis lors, Rachel s'est donné pour mission de retrouver cet homme. Et le dénouement, le lecteur le vivra en direct, de surprises en retournements. Roman d'apprentissage tissé d'une enquête sur un tueur en série, L'homme de la montagne est une belle et lyrique histoire d'amours : celui qui règne entre le père et ses filles, celui qui unit à jamais les deux soeurs.
Un livre qui donne espoir en la France de demain, par un maire très respecté.Il y a les villes mondiales, celles qui jouent un rôle stratégique à l'échelle planétaire ; et il y a les villes-monde, forgées par les mouvements migratoires, riches d'enseignements sur les transformations de notre pays. Tandis qu'on a coutume d'y voir tous les maux de la société, elles concentrent une partie significative de la jeunesse et donc de l'avenir de la nation. Faut-il forcément s'inquiéter de cet avenir ...Bâtir un projet de société est devenu un véritable défi dans un pays profondément divisé, où le vent identitaire souffle, le socle républicain vacille et les inégalités progressent. Alors que l'action publique ne fait plus sens, les relégués du système rejoignent les extrêmes. Deux choix s'offrent ainsi à nous : regarder avec nostalgie une France qui ne reviendra pas, ou poser un constat lucide, construire un récit national et conduire des politiques pertinentes.Une partie de ce récit viendra des quartiers populaires, car ils sont aussi de formidables espaces de réussite. Que nous apprennent en particulier l'histoire et la réalité de ces villes-monde, notamment Sarcelles, qu'administre l'auteur, cité du futur des années 1950 et symbole de la banlieue cosmopolite ? À l'heure où tout défile à grande vitesse, Patrick Haddad, grâce à son expérience de maire et son engagement local de plus de vingt-cinq ans, témoigne, analyse sur le temps long, réaffirme les valeurs républicaines et détaille les priorités politiques. Avec la conscience égalitaire qui fonde notre modèle, il nous appelle à agir sans angélisme ni déclinisme, mais avec l'optimisme de la volonté. Sans oublier nos racines fraternelles.
Hitchens Dolores ; Oates Joyce Carol ; Baude Cléme
Des meurtres, un suspense redoutable et des rebondissements savoureux pour ce classique à découvrir de la littérature policière américaine. Lorsque Miss Rachel Murdock reçoit un appel au secours de sa nièce Lily, de Californie, elle saute aussitôt dans un train pour aller la retrouver ? non sans emporter son chat, Samantha, dans un panier à pique-nique. Depuis qu'elle a empoché une immense fortune léguée par un parent, Samantha est une riche héritière. Aussi, quand quelqu'un lui offre un morceau de viande empoisonnée peu après son arrivée, le choc est-il grand. Le chat survit, mais Lily n'a pas cette chance : elle est assassinée quelques heures plus tard, en présence de Miss Rachel endormie et de Samantha, qui a tout vu et qui est hélas bien mutique... Bientôt un autre corps est découvert, enfoui dans le sable, et une nouvelle tentative d'assassinat se produit dans la maison d'hôtes. Le maladroit inspecteur Mayhew, dépêché par les autorités, se laisse distraire et l'investigation patine. Il reviendra donc à la perspicace Miss Rachel de percer les secrets d'une affaire obscure. Enquête trépidante menée de main de maître, Le chat a tout vu est un incontournable de la littérature policière américaine des années 1930. Avec un humour ravageur et un sens aigu du détail, la fringante Miss Rachel s'impose comme une enquêtrice hors pair.
Johannes, le narrateur, naît à Vienne en 1927. L'Histoire a tôt fait de venir se mêler de sa vie ordinaire, et de celle de sa famille. Johannes devient un partisan enfiévré d'Adolf Hitler : parce qu'il est soumis, à l'école, à un lavage de cerveau permanent, mais aussi, sans doute - la suite le laisse supposer -, parce qu'il est instinctivement porté vers le Mal. Il revient très vite du combat, défiguré et manchot à 17 ans. C'est alors qu'il découvre que ses parents, antinazis, cachent au grenier une jeune Juive, Elsa. Lui, l'antisémite farouche, est d'abord séduit par l'idée de contrôler le destin d'un de ces êtres qu'il a appris à haïr. Puis il se laisse toucher par le regard de la jeune fille, qui n'exprime aucun dégoût pour son infirmité. Commence alors une passion dévorante, et une cohabitation qui durera toute une vie : la mort frappe la famille de Johannes, jusqu'à ce qu'il se retrouve seul avec sa proie. A la fin de la guerre, il lui fait croire que les Nazis ont gagné, et qu'elle ne peut sortir de la maison sans courir à sa perte... Tout Le ciel en cage est dans cette relation étrange, d'une ambiguïté vertigineuse entre les deux héros. Qui trompe l'autre ? Johannes qui, par amour mêlé de haine, retient la jeune femme prisonnière ? Ou Elsa que l'on devine forcément complice de ce jeu de masques, manipulatrice suprême sous ses airs de victime ? Le monologue de Johannes, la description de la vie à Vienne durant ces années noires, la narration d'un huis clos de cauchemar mènent le lecteur au bord du précipice. Car le dégoût et la fascination se mêlent, irrésistibles, signe d'un livre d'une puissance très rare.