Nos racines fraternelles. Comment les villes-monde préfigurent la France de demain
Haddad Patrick
REY
20,00 €
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EAN :9782384820405
Un livre qui donne espoir en la France de demain, par un maire très respecté.Il y a les villes mondiales, celles qui jouent un rôle stratégique à l'échelle planétaire ; et il y a les villes-monde, forgées par les mouvements migratoires, riches d'enseignements sur les transformations de notre pays. Tandis qu'on a coutume d'y voir tous les maux de la société, elles concentrent une partie significative de la jeunesse et donc de l'avenir de la nation. Faut-il forcément s'inquiéter de cet avenir ...Bâtir un projet de société est devenu un véritable défi dans un pays profondément divisé, où le vent identitaire souffle, le socle républicain vacille et les inégalités progressent. Alors que l'action publique ne fait plus sens, les relégués du système rejoignent les extrêmes. Deux choix s'offrent ainsi à nous : regarder avec nostalgie une France qui ne reviendra pas, ou poser un constat lucide, construire un récit national et conduire des politiques pertinentes.Une partie de ce récit viendra des quartiers populaires, car ils sont aussi de formidables espaces de réussite. Que nous apprennent en particulier l'histoire et la réalité de ces villes-monde, notamment Sarcelles, qu'administre l'auteur, cité du futur des années 1950 et symbole de la banlieue cosmopolite ? À l'heure où tout défile à grande vitesse, Patrick Haddad, grâce à son expérience de maire et son engagement local de plus de vingt-cinq ans, témoigne, analyse sur le temps long, réaffirme les valeurs républicaines et détaille les priorités politiques. Avec la conscience égalitaire qui fonde notre modèle, il nous appelle à agir sans angélisme ni déclinisme, mais avec l'optimisme de la volonté. Sans oublier nos racines fraternelles.
Nombre de pages
272
Date de parution
07/09/2023
Poids
342g
Largeur
147mm
Plus d'informations
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EAN
9782384820405
Titre
Nos racines fraternelles. Comment les villes-monde préfigurent la France de demain
Auteur
Haddad Patrick
Editeur
REY
Largeur
147
Poids
342
Date de parution
20230907
Nombre de pages
272,00 €
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Psychiatre et psychanalyste, Gérard Haddad propose dans Manger le livre une étape importante de sa réflexion sur une question qui lui tient à coeur : le rapport entre la psychanalyse et la tradition juive. Son idée directrice est qu'il existe chez Freud un dialogue secret entre son oeuvre et sa culture religieuse. La fécondité de cette hypothèse est établie par l'analyse des rites alimentaires de la religion juive et de ce qu'ils révèlent de la dimension symbolique de l'acte de manger, des rapports étonnants entre cet acte d'incorporation et l'écriture. Il y a là un terreau sur lequel l'inconscient freudien a travaillé.À la frontière de l'anthropologie et de la psychanalyse, Haddad se sert de son excellente connaissance de la culture juive pour donner un éclairage original aux thèses freudiennes de Totem et Tabou sur le repas totémique. Il s'en sert également pour faire comprendre d'une manière très stimulante les enjeux de la problématique lacanienne de la question du père.Un livre qui ouvre des horizons. À dévorer, bien évidemment ! --Emilio Balturi
Alors que la maladie d'Alzheimer de sa femme Antonietta progresse, Gérard Haddad prend la plume pour écrire à celle qui ne parle déjà plus. Ces lettres retracent la lente progression de la maladie : d'abord le déni, puis la lutte, les traitements et l'espoir de revivre "comme avant" , puis les rechutes et l'entrée à l'Ehpad, peu avant l'épidémie de Covid et l'absolue solitude qu'elle impose pendant plusieurs longs mois. Etrangement, du creuset de la maladie émerge un nouvel amour, triomphant de tous les malentendus des années de vie partagées. Les souvenirs des moments de grâce affluent alors, et chaque instant de vie à partager encore prend une intensité et une profondeur insoupçonnée. Un texte poignant, qui dit toute la force d'un amour conjugal confronté à la maladie. Gérard Haddad est psychiatre et psychanalyste mais aussi écrivain, traducteur de l'hébreu et éditeur. Il a publié de nombreux ouvrages, notamment coécrits avec Antonietta Haddad, comme Freud en Italie, psychanalyse du voyage (Albin Michel, 1995). Plus récemment, il a publié A l'origine de la violence (Salvator, 2021).
La réédition d'un très beau roman de Joyce Maynard, qui allie profondeur psychologique et intrigue haletante. Eté 1979, Californie du Nord. Rachel, treize ans, et sa soeur Patty, onze ans, se préparent à passer leurs vacances à vagabonder dans la montagne comme d'habitude. Echappant à la surveillance d'une mère aimante mais dépressive depuis son divorce, et d'un père amoureux de toutes les femmes, le flamboyant inspecteur de police Torricelli, elles se cachent dans les arrière-cours pour regarder la télé par la fenêtre des voisins, inventent blagues et jeux à n'en plus finir, rêvant de l'inattendu qui pimenterait leur existence. Et l'inattendu arrive. Horrible, cauchemardesque, une succession de meurtres dont les victimes sont des jeunes femmes, tuées dans la montagne selon un même mode opératoire : la chasse à l'Etrangleur du Crépuscule commence, menée par l'inspecteur Torricelli. Trente ans plus tard, Rachel, devenue une célèbre romancière, raconte cette quête épuisante, qui a eu raison de la vie de son père et s'est achevée sur un désespérant constat d'échec. Après quinze meurtres, le tueur de la montagne a disparu. Un jour, pourtant, les deux soeurs s'étaient trouvées face à lui. Fantasme de gamines hystériques, avaient déclaré les autorités. Depuis lors, Rachel s'est donné pour mission de retrouver cet homme. Et le dénouement, le lecteur le vivra en direct, de surprises en retournements. Roman d'apprentissage tissé d'une enquête sur un tueur en série, L'homme de la montagne est une belle et lyrique histoire d'amours : celui qui règne entre le père et ses filles, celui qui unit à jamais les deux soeurs.
Hitchens Dolores ; Oates Joyce Carol ; Baude Cléme
Des meurtres, un suspense redoutable et des rebondissements savoureux pour ce classique à découvrir de la littérature policière américaine. Lorsque Miss Rachel Murdock reçoit un appel au secours de sa nièce Lily, de Californie, elle saute aussitôt dans un train pour aller la retrouver ? non sans emporter son chat, Samantha, dans un panier à pique-nique. Depuis qu'elle a empoché une immense fortune léguée par un parent, Samantha est une riche héritière. Aussi, quand quelqu'un lui offre un morceau de viande empoisonnée peu après son arrivée, le choc est-il grand. Le chat survit, mais Lily n'a pas cette chance : elle est assassinée quelques heures plus tard, en présence de Miss Rachel endormie et de Samantha, qui a tout vu et qui est hélas bien mutique... Bientôt un autre corps est découvert, enfoui dans le sable, et une nouvelle tentative d'assassinat se produit dans la maison d'hôtes. Le maladroit inspecteur Mayhew, dépêché par les autorités, se laisse distraire et l'investigation patine. Il reviendra donc à la perspicace Miss Rachel de percer les secrets d'une affaire obscure. Enquête trépidante menée de main de maître, Le chat a tout vu est un incontournable de la littérature policière américaine des années 1930. Avec un humour ravageur et un sens aigu du détail, la fringante Miss Rachel s'impose comme une enquêtrice hors pair.
Joyce Maynard's memoir At Home in the World is an attempt to make peace with herself. At times, however, it's hard not to see it as an act of war--on her parents and, most notably, on J.D. Salinger. Maynard's account of her year-long relationship with the reclusive writer is the centerpiece of the book and the publicity pivot on which it turns. And how not? She first encountered Salinger when he wrote her a fan letter following her world-weary but not necessarily wordly wise New York Times Magazine cover piece, "An Eighteen Year Old Looks Back on Life." He was then 53 and, as Maynard paraphrases, wanted her "to know that I could be a real writer, if I would just look out for myself, as no other person is likely to." By the time she was 19, she was living with the increasingly controlling Salinger and doing her best to adhere to his regimens, from homeopathy at any price to a mostly macrobiotic diet heavy on frozen peas. (Lamb burgers, formed into patties and then frozen--before being cooked at a dysentery-friendly 150 degrees--also figure heavily.) What's worse, he does his best to turn the hugely driven young woman into a mistrusting, publicity-shy prig, not to mention helping her perfect her already anorexic bent. Maynard is such a skilled writer that it's hard not to take her side as the relationship falters. In fact, even when it's going well, it's not easy to sympathize with a man whose idea of an endearment is, "I couldn't have made up a character of a girl I'd love better than you." But Maynard is as hard on her younger self as she is on the great man. Though she had published intimate essays since her early teens, and long been feted for her "honesty," it has taken the overachiever many years to realize that she had carefully left out her most personal burdens--her father's alcoholism, her mother's nighttime "snuggling" and overwhelming intrusions, the distance between her and her older sister. Still, At Home in the World is more than a clearing-house for past parental and amorous wrongs. It's a cautionary tale about using language and the pretense of truth to obscure key realities. One of the many curiosities in this discomfiting book? Salinger dreamt that he and Maynard had a child together: "I saw her face clearly. Her name was Bint." The World War II veteran then looks up the word. "What do you know," he says. "It's archaic British, for little girl." Maynard never, even now, has questioned his definition. In fact, it's slang, used especially in World War II, for prostitute. When Salinger forced the 19-year-old to clear her things out of his New Hampshire house, she was still unaware of the word's force. "On the window of Jerry's bedroom, where the glass is dusty, I write, with my finger, the name of the child we had talked about: BINT." --Kerry Fried
Johannes, le narrateur, naît à Vienne en 1927. L'Histoire a tôt fait de venir se mêler de sa vie ordinaire, et de celle de sa famille. Johannes devient un partisan enfiévré d'Adolf Hitler : parce qu'il est soumis, à l'école, à un lavage de cerveau permanent, mais aussi, sans doute - la suite le laisse supposer -, parce qu'il est instinctivement porté vers le Mal. Il revient très vite du combat, défiguré et manchot à 17 ans. C'est alors qu'il découvre que ses parents, antinazis, cachent au grenier une jeune Juive, Elsa. Lui, l'antisémite farouche, est d'abord séduit par l'idée de contrôler le destin d'un de ces êtres qu'il a appris à haïr. Puis il se laisse toucher par le regard de la jeune fille, qui n'exprime aucun dégoût pour son infirmité. Commence alors une passion dévorante, et une cohabitation qui durera toute une vie : la mort frappe la famille de Johannes, jusqu'à ce qu'il se retrouve seul avec sa proie. A la fin de la guerre, il lui fait croire que les Nazis ont gagné, et qu'elle ne peut sortir de la maison sans courir à sa perte... Tout Le ciel en cage est dans cette relation étrange, d'une ambiguïté vertigineuse entre les deux héros. Qui trompe l'autre ? Johannes qui, par amour mêlé de haine, retient la jeune femme prisonnière ? Ou Elsa que l'on devine forcément complice de ce jeu de masques, manipulatrice suprême sous ses airs de victime ? Le monologue de Johannes, la description de la vie à Vienne durant ces années noires, la narration d'un huis clos de cauchemar mènent le lecteur au bord du précipice. Car le dégoût et la fascination se mêlent, irrésistibles, signe d'un livre d'une puissance très rare.