Le Premier Empire ce n'est pas seulement Austerlitz, Iéna et Wagram, les amours de Joséphine ou les conspirations royalistes, c'est aussi la vie quotidienne d'un peuple de paysans qui ne découvre les horreurs de la guerre qu'à travers les bulletins de la Grande Armée ou le tirage au sort des conscrits. De son côté, l'industrie demande son contingent de paysans voués à la prolétarisation urbaine. Paris, véritable Minotaure, dévore une quantité d'hommes aussi grande que celle que requiert l'interminable combat contre les coalitions européennes toujours renaissantes. De nouvelles catégories sociales apparaissent, du notable à l'employé de bureau. Un monde nouveau se met en place, celui de la bourgeoisie dont s'empare la comédie de moeurs, où s'illustrent Collin d'Harleville et Picard. Citadins et campagnards sont les héros de ce livre avec les gens de la route, brigands et colporteurs, soldats et mendiants. Une image du Premier Empire où Napoléon laisse la place à ses sujets : l'envers de la Légende en quelque sorte.Jean Tulard Enseigne l'histoire du Premier Empire à l'Université de Paris-IV et à l'Ecole pratique des Hautes Etudes. De ses premiers articles dans la Revue de l'Institut Napoléon à sa thèse de doctorat (Paris et son administration, 1800-1830), ses nombreux travaux renouvellent notre vision de cette période. Ils ont porté sur les sources (Bibliographie critique des Mémoires sur le Consulat et l'Empire), les institutions (Lettres inédites de Cambacérès à Napoléon; Atlas administratif du Premier Empire), le Paris impérial (Nouvelle Histoire de Paris : Le Consulat et l'Empire), la Légende (Le mythe de Napoléon), pour aboutir à la synthèse devenue classique de Napoléon ou le mythe du sauveur 119771 que complète, dix ans après, le Dictionnaire Napoléon (1987). Jean Tulard a reçu le Grand Prix national d'Histoire en 1977
Date de parution
04/10/1978
Poids
287g
Largeur
130mm
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EAN
9782010018961
Titre
LA VIE QUOTIDIENNE DES FRANCAIS SOUS NAPOLEON
Auteur
TULARD JEAN
Editeur
HACHETTE LITT.
Largeur
130
Poids
287
Date de parution
19781004
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Quand en aura-t-on fini avec Talleyrand ? se serait exclamé Napoléon en 1812. On ne finit jamais avec le diable boiteux : Louis XVI, Barras, Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe qu'il a servis tour à tour auraient pu faire la même observation que Napoléon. Si la vie de Talleyrand est bien connue, ce livre illustre des aspects de sa biographie : sa religion, sa réputation de corruption, son duel avec Fouché, ses idées en matière de diplomatie, mais aussi les femmes, la table et le jeu, et ses "sincérités" successives. Une chronologie, une généalogie et une bibliothèque complètent ce portrait d'un personnage qui, de 1789 à 1838, n'a cessé de peser sur le cours de notre histoire.
Machiavel dictateur, nullité couronnée, joujou de la Révolution, obsédé sexuel, chéri de Satan, empoisonneur de soldats, Attila-Croquemitaine, mythe solaire : Napoléon, s'il est tout cela et autre chose encore, a-t-il même existé ? À travers libelles anonymes et pamphlets sous le manteau, à travers Sade, Chateaubriand, Clausewitz et mille autres oubliés, Jean Tulard dresse le portrait du «tyran des nations», le tableau de la contre-légende impériale, le «Bréviaire de la haine» que suscita partout en Europe, et pas seulement chez les dominants, l'aventure impériale de l'Ogre français.
Qui est Fouad Chouki? Aux côtés de Bob Tahri et de Mehdi Baala, Fouad Chouki a écrit parmi les plus belles pages du demi-fond français. D'ailleurs, murmurent les spécialistes, il ne serait pas le moins doué des trois. Pourtant à l'adolescence, entre dérives et tentations légitimes, Chouki trébuche et refuse les contraintes qu'exige la vie monacale d'un athlète de haut niveau. Après deux ans d'errements, il reprend une nouvelle fois le chemin de l'entraînement et s'offre un retour de premier plan qui le conduit jusqu'à la finale du 1 500 mètres des championnats du monde à Saint-Denis en août 2003. Sa course en enfer! Car, entre-temps, il a cédé aux sirènes du dopage... Pour la première fois un athlète international raconte comment il est amené, comme beaucoup de ses rivaux, à franchir la ligne jaune. Un choix qui mettra fin à ses rêves de champion et va complètement bouleverser sa vie. Car c'est dans l'obscurité d'une cellule de prison qu'il vivra les jeux Olympiques de Pékin, où son talent aurait pu lui permettre de monter sur le podium.
Au tréfonds de l'être, une plaie suinte, que maintiennent à vif maintes de ces questions auxquelles il n'est jamais facile de fournir une réponse : vivre, le faut-il ? Et ce mot, vivre, comment le comprendre ? Quelles significations lui attribuer ? Et que doit-on faire de sa vie ? Quel sens lui donner, ou en recevoir ? Et il semble rigoureusement indispensable de se connaître, cet être que je suis, quel est-il ? Dois-je le subir dans tout ce qu'il est ? Ou bien puis-je le transformer ? Mais alors dans quel but, quelle intention ? Vais-je savoir brûler ce qui m'encombre, désenfouir mon noyau, ne garder en moi que ce qui procède de l'élémentaire, l'originel ? Et cet autrui dont je viens de vérifier à quel point il est mon semblable, vais-je savoir le rejoindre ? Et si je cède à ce désir de me connaître, comment dissoudre l'angoisse qu'il suscite ... Comment vaincre la peur de la vie ? La peur de la mort ? ... Mais quand ces questions le taraudent, l'être n'est pas à même de se les formuler. Elles ne sont tout d'abord qu'un malaise, un désarroi, une lancinante sensation d'exil, l'âpre nostalgie de ce que l'on ne saurait nommer, une infranchissable solitude. Et c'est à son insu que l'être se trouve progressivement engagé dans une aventure dont il ne soupçonne ni en quoi elle réside, ni où elle est susceptible de le mener. Les notes rassemblées dans ce Journal sont les traces laissées par un homme embarqué dans une telle aventure, et qui, des années plus tard, devra s'avouer qu'en se scrutant la plume à la main, il n'a fait qu'obéir à un urgent besoin de se révéler à soi-même, se clarifier, s'unifier, à l'impérieuse nécessité d'accéder à la liberté, la connaissance, une ineffable lumière. Dans ce premier volume, et parce que toute descente en soi est une descente aux enfers, on le découvre aux prises avec l'ennui, le dégoût, la peur, le marasme, la haine de soi, la menace d'une issue tragique. Mais rien ne peut le détourner de poursuivre sa quête. Armé d'une inflexible résolution, il s'acharne à se désentraver, se mettre à nu, explorer l'un après l'autre chacun des recès de son labyrinthe. Dans le second volume, la ténèbre s'éclaircit, et on le verra commencer à fouler la terre lointaine qu'il portait en lui. Celle où il pourra durablement enfouir et déployer ses racines.