Intangibilité des frontières : une preuve de la maturité africaine
Tshinanga Ngelu Pierre ; Luabeya Pacifique Hippoly
PUBLIBOOK
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EAN :9782753903692
Les Etats en Afrique sont nés dans les circonstances particulières de la colonisation, c'est-à-dire dans un contexte de la balkanisation de l'Afrique consacrée par la conférence internationale de Berlin de 1885. C'est pourquoi la plupart des différends qui naissent dans ce continent sont liés aux traçages des frontières héritées de la colonisation. Néanmoins, malgré toutes les revendications territoriales et les conflits frontaliers, le principe de l'intangibilité des frontières est respecté. Ce qui est à la base de la relative stabilité en Afrique. Par ailleurs, cette stabilité est renforcée par les mécanismes de règlement des différends frontaliers institués par l'OUA puis l'UA. Toutefois, l'ouvrage met l'accent sur la nécessité de penser aux solutions idoines propres à l'Afrique pour une stabilité pérenne dans le temps malgré la présence des précités mécanismes. Car ces derniers n'ont jusque-là pas pu régler définitivement les différends ou conflits frontaliers si ce n'est que les apaiser ou geler. D'où l'intégration africaine est l'une de meilleures perspectives au règlement des différends en Afrique. Pour des raisons pédagogiques, le lecteur trouvera en annexe quelques principaux textes relatifs aux frontières en Afrique dont certains ont été cités dans le corps du texte.
Nombre de pages
114
Date de parution
01/10/2025
Poids
150g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782753903692
Auteur
Tshinanga Ngelu Pierre ; Luabeya Pacifique Hippoly
Editeur
PUBLIBOOK
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148
Date de parution
20251001
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114,00 €
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Au début du XXe siècle, la plupart des frontières africaines établies par les colonisateurs annonçaient les couleurs de la conflictualité entre les Etats africains, car ces frontières tracées au gré des puissances coloniales avaient fait fi des réalités linguistiques, religieuses et politiques des peuples africains. La négligence et la méconnaissance du substrat géographique et des divisions socio-politiques traditionnelles engendrèrent une série de difficultés que les commissaires d'abornement furent les premiers à soulever. Au moment des indépendances, les Etats africains étaient confrontés aux conflits de contestations de ses frontières et la RDC n'y a pas échappé. C'est dans ce contexte de forte controverse que la conférence des chefs d'Etats et des gouvernements de l'OUA réunie au Caire le 21 juillet 1964 opta pour le principe d'intangibilité des frontières qui contraint les chefs d'états et des gouvernements à respecter les frontières existantes au moment où ils ont accédé à la souveraineté internationale. Malgré ce principe la RDC est toujours confrontée aux velléités révisionnistes de ses frontières avec ses neuf voisins. D'où l'application de la théorie de la démocratie frontalière post-modernité.
Le Continent Africain dans sa recherche de l'unité des peuples Africains pour un lendemain meilleur de la région, a toujours prôné l'intégration Africaine et sa cohorte de libre circulation, qui visent la coordination des efforts politiques, économiques et socio-cultuels. Cette intégration Africaine est l'une des stratégies du continent d'Afrique à la création des États-Unis d'Afrique, gage du développement intégral et harmonieux de la Région d'Afrique.Ainsi, plusieurs instruments et initiatives vont être mis à contribution pour un aboutissement heureux de ce projet commun d'Afrique, parmi lesquels, nous avons : le Plan de Lagos, le traité d'Abuja, le NEPAD, l'acte constitutif de l'UA.Afin d'éviter que le chantier Africain soit véritablement un mythe, l'option de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine sera levée comme alternative pour la mise en oeuvre des passerelles transafricaines, préalable de la construction du chantier des États-Unis d'Afrique.
Il existe des polémiques autour des frontières africaines héritées de la colonisation. A cet effet, les Africains se polarisent en ce qui concerne l'acceptation des frontières issues de la Conférence Inter-nationale de Berlin son remodelage. Les tenants du remodelage des frontières héritées de la colonisation affirment que les frontières constituent la matérialisation de la division des tribus, ethnies, villages... et même de cultures des peuples africains, d'où la répartition inégale des frontières et donc des richesses mitoyennes, source des tensions et des guerres entre états africains. Ceux qui veulent avaliser les frontières héritées de la colonisation pensent que l'OUA, la résolution du Caire de 1964 et l'UA avaient déjà tranché ce débat dans la mesure où ces institutions politiques afri-caines de haute instance symboles de l'Unité Africaine prônent " Uti possidetis de juris " pour la sta-bilité et la paix en Afrique. Puisque ce principe a réussi jusque-là à garder stable et inchangé l'espace africain, malgré certaines tensions et conflits qui se déclarent çà et là, ces jours, il faut une nouvelle alternative à ce principe du statu quo ante, nous disons que c'est la " théorie de la démocratie fronta-lière post modernité " qui est une solution ultime de l'accalmie générale des frontières héritées de la colonisation, cette théorie éviterait l'Afrique à une guerre généralisée de ses frontières et de la con-quête des espaces utiles. Cette nouvelle théorie des frontières est axée sur le programme frontière adopté par l'UA en 2007.