Parmi ceux qui s'interrogent sur les problèmes de la typographie et l'esthétique du livre, rares sont ceux qui ont su présenter leurs connaissances et leurs réflexions avec autant de clarté et de précision que Jan Tschichold. Livre et typographie, premier ouvrage de l'auteur à être traduit en français, offre un choix des plus importants essais que Tschichold fait paraître tout au long de sa carrière. Du rôle de la tradition en matière de typographie à l'emploi des guillemets ou des points de suspension, en passant par les méfaits de la typographie asymétrique, Tschichold livre ici le fruit d'une expérience de plus de cinquante années passées au service du livre. C'est pourquoi cet ouvrage ne s'adresse pas seulement aux compositeurs, aux éditeurs ou aux maquettistes. Il intéressera tous les amateurs de livres, en leur apprenant à décortiquer un ouvrage, à en relever les défauts et à en apprécier les beautés.
Nombre de pages
244
Date de parution
08/02/1999
Poids
383g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782904235818
Titre
Livre et typographie. Essais choisis
Auteur
Tschichold Jan
Editeur
ALLIA
Largeur
140
Poids
383
Date de parution
19990208
Nombre de pages
244,00 €
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Résumé : L'ouvrage emblématique de Tschichold, La Nouvelle Typographie (1928) est un véritable manifeste pour la modernité, analogue dans son domaine au livre du Corbusier Vers une architecture. Prenant la forme d'un manuel, l'auteur y fait table rase de la typographie ancienne qui ne trouve grâce à ses yeux que dans son contexte historique, maintenant dépassé. Pour concevoir son histoire de la typographie, Tschichold s'est d'abord tourné vers l'art moderne. Pour lui, l'ancienne ère, centrée sur l'individu, a laissé place à une nouvelle époque, celle de la reproductibilité et de la dissolution de l'art dans l'architecture et autres formes directement publiques. La vie ainsi bouleversée, mécanisée, urbanisée, accélérée, le centre de gravité s'est déplacé vers le social et le collectif. Il s'agit d'en prendre acte. Les idées et le langage utilisés sont caractéristiques des textes modernistes de cette époque. Cette révolution agit comme une lame de fond dans tous les domaines de la création, de la nouvelle architecture au théâtre politique de Bertolt Brecht, du mobilier tubulaire au cinéma de Dziga Vertov et jusqu'à la littérature. Les avant-gardes ; les futuristes, le mouvement Dada, le mouvement De Stijl, les constructivistes russes, le Bauhaus dessinent une véritable constellation internationale dont s'abreuvent les nouveaux typographes autant qu'ils y apportent leurs contributions.
Dans Le Mariage du Ciel et de l'Enfer, recueil de poésies en prose publié en 1790, William Blake exprime sa méfiance vis-à-vis de la conception religieuse manichéenne de la vie. En Enfer, la sagesse des démons triomphe sur celle des anges. L'Ame et le Corps ne sont pas deux entités distinctes. Le poète proclame au contraire l'unité humaine, et un nouvel ordre moral dans lequel le vice et la vertu ne feraient qu'un. Mêlant prose et poésie, humour et cynisme, il en vient à écrire une véritable apologie du Mal, à l'encontre des opinions de son époque qui encensait la Raison. Moderne tant par ses idées que par son style hybride, William Blake se détache ici des conceptions religieuses pour proclamer une vision novatrice de la vie, pleine de lucidité.
Des plaines, des villes, des nuits, des îles... Demande à la brûlure est une errance peuplée de visions, de routes et de fantômes. Comme un carnet de voyage dans un monde flottant, les poèmes deviennent parfois des aphorismes, des fragments. "Le corps, amené à mourir / Un piège pour le désir" : comment lui échapper ? Comment se protéger de cette absence dont le souffle irradie la mémoire ? En se détachant du présent, au risque de se perdre en soi-même. En contemplant à travers de fragiles souvenirs le mouvement incessant du monde, les paysages dessinés par la mer et la fumée, un "soleil s'écroulant dans ma bouche". Et en rêvant le jour pour traverser les nuits, quand la puissance des images invoque et conjure des ombres voluptueuses. "L'obscurité s'accouple au vent / Pour me tenir ici".
Je me demande si je l'aime et je suis forcé de répondre : Non, je lui reproche de m'avoir châtré, c'est vraiment peu de chose, mais enfin... Et puis elle m'a mis au monde et je fais profession de haïr le monde. " Dans une langue à la beauté froide, Albert Caraco évoque la mort de sa mère. Vivant à l'écart de ses contemporains, celui dont la "vie entière est une école de la mort" préfère aux illusions de l'amour et de la procréation une "sainte indifférence". Quelques éclairs percent pourtant à travers ce texte aussi cruel que lucide. Les souvenirs heureux qui subsistent, le portrait pudique de la mère, le récit déchirant de son agonie. Dans cette méditation sur l'anéantissement, Caraco livre sa vision obsédante des mères et des fils, des femmes et des hommes, et de leur impossible rencontre.