L'ouvrage emblématique de Tschichold, La Nouvelle Typographie (1928) est un véritable manifeste pour la modernité, analogue dans son domaine au livre du Corbusier Vers une architecture. Prenant la forme d'un manuel, l'auteur y fait table rase de la typographie ancienne qui ne trouve grâce à ses yeux que dans son contexte historique, maintenant dépassé. Pour concevoir son histoire de la typographie, Tschichold s'est d'abord tourné vers l'art moderne. Pour lui, l'ancienne ère, centrée sur l'individu, a laissé place à une nouvelle époque, celle de la reproductibilité et de la dissolution de l'art dans l'architecture et autres formes directement publiques. La vie ainsi bouleversée, mécanisée, urbanisée, accélérée, le centre de gravité s'est déplacé vers le social et le collectif. Il s'agit d'en prendre acte. Les idées et le langage utilisés sont caractéristiques des textes modernistes de cette époque. Cette révolution agit comme une lame de fond dans tous les domaines de la création, de la nouvelle architecture au théâtre politique de Bertolt Brecht, du mobilier tubulaire au cinéma de Dziga Vertov et jusqu'à la littérature. Les avant-gardes ; les futuristes, le mouvement Dada, le mouvement De Stijl, les constructivistes russes, le Bauhaus dessinent une véritable constellation internationale dont s'abreuvent les nouveaux typographes autant qu'ils y apportent leurs contributions.
Date de parution
24/11/2016
Poids
570g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782940426331
Auteur
TSCHICHOLD JAN
Editeur
ENTREMONDE
Largeur
155
Date de parution
20161124
Nombre de pages
0,00 €
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Parmi ceux qui s'interrogent sur les problèmes de la typographie et l'esthétique du livre, rares sont ceux qui ont su présenter leurs connaissances et leurs réflexions avec autant de clarté et de précision que Jan Tschichold. Livre et typographie, premier ouvrage de l'auteur à être traduit en français, offre un choix des plus importants essais que Tschichold fait paraître tout au long de sa carrière. Du rôle de la tradition en matière de typographie à l'emploi des guillemets ou des points de suspension, en passant par les méfaits de la typographie asymétrique, Tschichold livre ici le fruit d'une expérience de plus de cinquante années passées au service du livre. C'est pourquoi cet ouvrage ne s'adresse pas seulement aux compositeurs, aux éditeurs ou aux maquettistes. Il intéressera tous les amateurs de livres, en leur apprenant à décortiquer un ouvrage, à en relever les défauts et à en apprécier les beautés.
Il était une fois des gens qui aspiraient à être libérés de la misère du capitalisme. Comment leurs rêves pourraient-ils se réaliser ? Ce petit livre propose un communisme différent, libéré de l'autoritarisme. L'avènement du communisme est raconté dans un conte pour enfants, accompagné d'illustrations de petites révolutionnaires adorables qui vivent leur éveil politique. Tout se déroule dans un monde fantastique avec des princesses jalouses, des épées de fantaisie, des paysannes déplacées, des patronnes méchantes et des travailleuses fatiguées, sans parler d'une chaise parlante et d'un gros pot appelé « l'État ».
Silvia Federici présente une critique de la politique des communs dans une perspective féministe. De son vécu au Nigeria et de ses rencontres avec des militantes d'Amérique latine et du monde entier, Federici révèle les luttes quotidiennes des femmes contre la spoliation de leur terre, de leur logement et nourriture. De ses recherches historiques, elle compare les enclosures, qui ont permis la naissance du capitalisme par la destruction des communs et la prolétarisation des populations rurales, aux « nouvelles enclosures » au coeur de la phase actuelle d'accumulation capitaliste mondiale. Cet ouvrage soutient que les luttes autour de la reproduction sociale sont cruciales autant pour notre survie économique que pour la construction d'un monde libéré des hiérarchies et des divisions que le capital a implantées dans le corps du prolétariat international.
Résumé : Le 14 juin 2019 a eu lieu, en Suisse, la deuxième grève nationale des femmes. Ces quatre textes s'inscrivent dans ce contexte. L'invisibilisation du travail reproductif et gratuit fournit par les femmes est une des raisons de la colère qui s'exprime aujourd'hui. Les quatre textes regroupés dans cet ouvrage mettent en lumière l'enjeu de ce travail pour les luttes féministes actuelles. Quels sont les usages de la grève hors du travail marchand ? Comment mener une grève du travail domestique, du travail gratuit ou du travail du sexe ? Une grève permet-elle de valoriser/visibiliser ce travail tout en le contestant ? Peut-on lutter contre le patriarcat sans lutter contre le capitalisme ?
Bakounine Michel ; Lehning Arthur ; Angaut Jean-Ch
Quelle est donc cette curiosité impérieuse qui pousse l'homme à reconnaître le monde qui l'entoure, à poursuivre avec une infatigable passion les secrets de cette nature dont il est lui-même, sur cette terre, la dernière et la plus parfaite création? Je n'hésite pas à dire que, de toutes les nécessités qui constituent la nature de l'homme, c'est la plus humaine, et que l'homme ne se distingue effectivement des animaux de toutes les autres espèces que par ce besoin inextinguible de savoir, qu'il ne devient réellement et complètement homme que par l'éveil et par la satisfaction progressive de cet immense besoin de savoir. Etre éphémère et imperceptible, perdu au milieu de l'océan sans rivages de la transformation universelle, avec une éternité ignorée derrière lui, et une éternité immense devant lui, l'homme pensant, l'homme actif, l'homme conscient de son humaine destinée, reste calme et fier dans le sentiment de sa liberté, qu'il conquiert en s'émancipant lui-même par le travail, par la science, et en émancipant, en révoltant au besoin, autour de lui tous les hommes, ses semblables, ses frères. Si vous lui demandez après cela son intime pensée, son dernier mot sur l'unité réelle de l'Univers, il vous dira que c'est l'éternelle transformation, un mouvement infiniment détaillé, diversifié, et, à cause de cela même, ordonné en lui-même, mais n'ayant néanmoins ni commencement, ni limite, ni fin. C'est donc le contraire absolu de la Providence: la négation de Dieu.