Trotsky Léon ; Silberstein Patrick ; Obono Danièle
SYLLEPSE
12,00 €
Impression à la demande
EAN :9782849502945
Double paradoxe qu'offre ce livre. Tout d'abord celui de discuter de la question noire américaine en écho à la question juive dans la Russie tsariste, au cours de la révolution russe puis à l'époque stalinienne et à la veille de la destruction des Juifs d'Europe. Ensuite d'organiser ce débat autour des réflexions du fondateur de l'Armée rouge: Léon Trotsky, lequel séjourna à New York dans en 1917 et ne revendiquait aucune judaïté, bien que nombre de ses adversaires aient manié l'argument antisémite contre lui. Trotsky, adversaire de Staline qui devait le faire assassiner en 1940, est un de plus illustres dirigeants de la Révolution d'octobre 1917. Son expulsion d'URSS le conduit à entretenir des relations avec ses camarades américains qui devaient lui faire partager leurs préoccupations politiques sur la question noire. Par ailleurs, la montée du nazisme, son pronostic d'une guerre mondiale dans les années 1930 l'amènent à considérer à nouveau la question juive en Europe et ses conclusions seront tristement prophétiques quant à l'extermination à venir des communautés juives européennes. De la lecture des textes de Léon Trotsky ici présentés et qui traitent de ces deux questions, on comprend que ce paradoxe n'est qu'apparent. Les formes d'oppression des deux minorités dans des situations nationales particulières ont beaucoup en commun:pogrome/lynchage, Bund juif/parti noir, retour vers la Palestine/Afrique, revendications culturelles, particularisme/universalisme... et les moyens d'émancipation de deux communautés respectives tout autant compliqués. Comment défendre ses droits lorsqu'on est minoritaire, victimes d'un racisme ancestral... Une substantielle introduction aux textes offre les repères historiques indispensables et permet de suivre l'itinéraire de la pensée du révolutionnaire qui loin d'être une ligne droite fut plutôt une ligne oblique. Elle permet de comprendre les enjeux historiques, mais toujours actuels, de cette discussion. Ce livre participe de la confrontation de la pensée marxiste aux enjeux de race, d'ethnies et de nationalités.
Nombre de pages
190
Date de parution
14/04/2011
Poids
180g
Largeur
115mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782849502945
Titre
Question juive question noire
Auteur
Trotsky Léon ; Silberstein Patrick ; Obono Danièle
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
115
Poids
180
Date de parution
20110414
Nombre de pages
190,00 €
Disponibilité
Impression à la demande
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Écrite entre 1929 et 1932, cette histoire de la révolution russe, oeuvre monumentale, comprend deux tomes, l'un consacré à la révolution de février, l'autre consacré à la révolution d'octobre. Écrit à la demande de son éditeur américain, Charles Boni, cet ouvrage intervient alors que Trotsky avait à peine terminé de rédiger son autobiographie, Ma vie, après avoir été exilé à Prinkipo au début de l'année 1929. Contrôlant la documentation, immense, nécessaire à un tel ouvrage que rassemble son fils aîné Léon Sedov, il recommence cette histoire de la révolution qu'il a connue et dont il a été exclu. En effet, il avait déjà écrit vingt ans auparavant l'histoire de la révolution de 1905 dont il avait été l'un des principaux artisans, présidant le Soviet de Saint-Pétersbourg. C'est probablement le livre le plus important publié sur la Révolution bolchevique par l'un de ses témoins directs, Trotsky tenant ici le rôle d'acteur et d'observateur. En outre, le style de son écriture est ici remarquable ce qui fait de ce livre un classique. --Florent Mazzoleni
Cette autobiographie de Trotsky traduite par Maurice Parijanine a été écrite pendant l'exil de Trotsky, l'un des personnages principaux de la révolution russe de 1917 et de la création et la consolidation de l'URSS dans les années qui suivirent. Elle permet de jeter un regard nouveau sur cette époque de l'histoire de la Russie. Dans l'introduction, Trotsky précise l'objet de cet ouvrage : "Notre époque abonde en Mémoires, peut-être plus que jamais. C'est que l'on a bien des choses à raconter. L'intérêt que suscite l'histoire contemporaine est d'autant plus vif que l'époque est plus dramatique et qu'elle est plus riche en sinuosités... Ainsi s'explique l'énorme développement de la littérature mémorialiste depuis la dernière guerre... Ainsi peut-être se justifie le livre que voici". (Léon Trotsky)
Trotsky se livrait peu à ceux qui l'approchaient. Empressé à convaincre un interlocuteur, il développait ses arguments, s'animait, pouvait se montrer vraiment charmant. Mais il y avait une barrière que l'on ne franchissait pas, celle des confidences personnelles. Le cadre politique marxiste dans lequel sa vie était inscrite ne laissait pas de place aux états d'âme. Mais en outre, au-dessous de cela, il y avait en lui un fond personnel qui donnait à ses rapports avec autrui une sorte de manque d'aisance, à la fois une certaine gêne et une certaine pudeur, une indifférence peut-être. Ses rapports avec Natalia Ivanovna échappaient à cette réserve et formaient un îlot à part. Aussi ces lettres sont-elles un document unique sur sa vie intérieure, plus révélatrices que le journal qu'il tint quelques mois en 1935 et qui tourne vite à l'anecdote politique. Il faut ajouter que certaines de ces lettres furent écrites pendant la tourmente morale qui suivit son aventure amoureuse avec Frida Kahlo. Rarement l'occasion nous est donnée de jeter un coup d'oeil aussi direct dans le monde intérieur d'un grand acteur de l'histoire.
Dans la vie d'un lecteur, certains auteurs occupent une place à part? : lectures inaugurales, compagnons de tous les jours, sources auxquelles on revient. La collection " Les auteurs de ma vie " invite de grands écrivains d'aujourd'hui à partager leur admiration pour un classique, dont la lecture a particulièrement compté pour eux. 1939. Léon Trotsky vient de fonder la Quatrième Internationale, mais le fascisme triomphe et il sera bientôt minuit dans le siècle. Réfugié au Mexique où il sera assassiné par les agents de Staline l'année suivante, Trotsky livre avec cet essai sur l'actualité de la pensée de Marx l'un de ses derniers textes.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux États-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une «arythmie», c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une «arythmie» systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.