Présentation de l'éditeur Une société française menacée par des divisions sociales et ethniques : le constat a du mal à s'imposer dans un débat idéologique qui, soit contribue à les nourrir (le discours sécuritaire), soit les dissout dans un discours global (celui des antiracistes naïfs). Or on ne peut agir sur la réalité en lui substituant des discours. Convaincue que seul le détour par l'observation locale permet de bien comprendre des phénomènes sociaux, Michèle Tribalat nous invite dans cet ouvrage à regarder de près, sansa priori, la réalité quotidienne d'une ville moyenne, Dreux. Une ville qui, la première, a ouvert ses portes au Front national, mais dont l'histoire récente témoigne surtout, par ses excès, de celle de la France entière : recours massif à l'immigration dans les années cinquante et soixante et urbanisation anarchique ; démographie dopée par les apports étrangers qui a transformé un gros bourg beauceron en ville moyenne ; puis crise économique avec son lot de licenciements et de chômage, et une jeunesse d'origine étrangère à intégrer. Grâce à une enquête de terrain approfondie auprès des habitants et des acteurs sociaux de la cité drouaise - dont les propos sont largement restitués dans le livre -, Michèle Tribalat propose un voyage sans équivalent au cœur du " malaise français ". Elle montre ainsi comment Dreux est devenu le théâtre d'un morcellement ethnique où le racisme " antiarabe " et son double mimétique, le racisme " antifrançais ", organisent la vie sociale. Et imposent une logique coupables/victimes dans laquelle les décideurs politiques sont enfermés. Dreux fait figure de véritable laboratoire où se dessine un déclin social, symbole d'une République " mitée ". Si l'étude est locale, l'enjeu est national. Une lecture roborative, qui doit aider à une prise de conscience.
Nombre de pages
287
Date de parution
07/10/1999
Poids
359g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782841467075
Titre
Dreux, voyage au coeur du malaise français
Auteur
Tribalat Michèle
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
136
Poids
359
Date de parution
19991007
Nombre de pages
287,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le modèle d'assimilation français a-t-il encore un avenir...La démographe Michèle Tribalat répond par la négative après une analyse en trois points. Tout d'abord démêler le vrai du faux dans les chiffres qui circulent sur l'immigration étrangère, ensuite examiner en quoi l'islam change la donne et enfin constater que les classes moyennes refusent désormais massivement le modèle multiculturaliste préconisé par l'UE.
La question des statistiques ethniques revient régulièrement dans le débat public français, portée par le sujet sensible de l'immigration. Mais ce type de statistiques n'existe-t-il pas déjà en France ? Et de quoi parle-t-on exactement ? De données ethno-raciales comme elles existent officiellement aux Etats-Unis ou en Angleterre ou d'informations plus larges sur la migration comme cela se fait en Suède ou aux Pays-Bas ? Faisant le récit complet de la montée en puissance de cette problématique, Michèle Tribalat montre en tout cas qu'en France, dès lors qu'il s'agit d'immigration, l'idéologie et les condamnations morales sont toujours au rendez-vous ! A un point assez inimaginable. Car, là où le grand public voit la recherche scientifique comme une communauté vertueuse, elle dévoile au contraire de véritables "guerres" médiatiques où certains n'hésitent pas à user de mensonges et d'intimidations pour en faire taire d'autres. Ayant toujours plaidé pour le recours aux données sur les origines ethniques, Michèle Tribalat montre les enjeux et les conditions de cet usage, avec un objectif majeur : celui de la connaissance du réel sans laquelle toute politique publique serait vouée à l'échec.
Décoder les décodeurs en matière d'immigration. Dans cet ouvrage, la démographe Michèle Tribalat, spécialiste de la question migratoire, s'est saisie de quelques exemples de " décodages " de la presse nationale, pour montrer l'hémiplégie du décodage. Sur le terrain de la démographie et des migrations, pour être du bon côté, il faut se garder d'être nataliste tout en rassurant les Français sur les performances exceptionnelles de la France par rapport à l'Europe en matière de fécondité. Fécondité qui ne doit pas grand-chose à l'immigration. Immigration qui est à la fois une chance et une fatalité, qu'il faut toujours minorer, relativiser ou naturaliser et qui amène des musulmans, en grand nombre lorsqu'on cherche à implanter l'idée que c'est irréversible, mais en moins grand nombre lorsqu'on cherche à relativiser le djihadisme. Il faut s'élever, par tous moyens, contre l'idée de Grand Remplacement, dévoiler l'imposture, quitte à faire dire à son inventeur ce qu'il n'a pas dit. La mauvaise foi n'est pas interdite. L'auteur tente de décoder ce que les décodeurs n'ont pas vu, pas voulu voir ou mal vu sur des sujets sur lesquels ils exercent pourtant une intense vigilance.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.