Pourquoi lire aujourd'hui, pourquoi rééditer ces vingt-sept volumes de l'Histoire de France d'Ernest Lavisse ?Parce que ce monument est l'expression indépassable d'un grand moment historique et national, au croisement d'une histoire en train de se faire scientifique et d'une République en train de se faire définitive, du début du XXe siècle (1903) au lendemain de la guerre (1922). Un miroir de réfraction, le socle d'un édifice en partie détruit, en partie indestructible et dans lequel nous vivons encore, un roman qui nous permet une meilleure compréhension de ce que nous sommes par le récit de ce que nous ne sommes plus."Pierre Nora de l'Académie française"Le présent volume est le premier des deux que Jean-Hippolyte Mariéjol consacra à l'Histoire de France de Lavisse. Il couvre la période qui s'étend de la mort accidentelle d'Henri II, en 1559, à l'Édit de Nantes qui réussit en 1598, après huit guerres civiles meurtrières, à imposer durablement une coexistence pacifique entre catholiques et protestants. Il fallait la puissance de synthèse et la clarté de jugement de l'auteur pour guider le lecteur dans les péripéties compliquées des affrontements politiques et confessionnels. []L'apport de Mariéjol à la connaissance du déroulement des événements reste essentiel aujourd'hui ; c'est àr partir de la trame qu'il a solidement établie que la recherche ultérieure a pu se développer. Cette raison s'ajoute au plaisir que procure une narration allègre pour rendre sa lecture indispensable."Ariette Jouanna
Nombre de pages
304
Date de parution
28/03/1972
Poids
336g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070280544
Titre
De la Réforme aux Lumières
Auteur
Trevor-Roper Hugh-Redwald
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
336
Date de parution
19720328
Nombre de pages
304,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Que s'est-il réellement passé dans le bunker de la chancellerie du Reich entre la mi-avril et le 8 mai 1945 ? En septembre 1945, les circonstances de la mort ou de la disparition de Hitler cinq mois plus tôt restaient toujours aussi mystérieuses. Les rumeurs les plus folles circulaient. Certains déclaraient qu?il avait été tué au cours des combats de Berlin, d?autres qu?il avait été assassiné par des officiers dans le Tiergarten. La thèse de l?évasion par avion ou sous-marin avait aussi ses défenseurs? C?est cette énigme que résout Trevor-Roper. L?auteur soumet à l?enquête la plus minutieuse, la plus méthodique, la plus scientifique, les derniers mois, les derniers jours de l?existence d?Adolf Hitler, jusqu?au moment où sa trace s?évanouit. À partir de documents divers, interrogatoires de témoins, journaux tenus par certains d?entre eux (parmi lesquels le valet de chambre Hans Linge, le ministre des Finances Schwerin-Krosigck, le général d?aviation Koller), télégrammes interceptés, pièces découvertes et saisies après la catastrophe, comme les testaments de Hitler, l?auteur rétablit la vérité historique : celle de la mort d?Adolf Hitler.
Que s'est-il réellement passé dans le bunker de la chancellerie du Reich, entre la mi-avril et le 8 mai 1945 ? Dès septembre 1945, les rumeurs les plus folles commencèrent à circuler au sujet des circonstances de la mort de Hitler : assassinat, évasion ? L'auteur soumet à l'enquête la plus minutieuse les derniers jours d'Adolf Hitler, jusqu'au moment où sa trace s'évanouit. A partir de documents divers, interrogatoires de témoins, télégrammes, il rétablit la vérité historique.
Le jeune Timothy Gedge vit à Dynmouth, petite cité tranquille du Dorset, à la fin des années 60. Pervers, rusé et impudent, l'adolescent s'introduit chez ses voisins dans l'idée de détruire la fade tranquillité de leurs jours et de leurs nuits. Voici ce que raconte l'adolescent sur son voisinage : le capitaine Gordon Abigail est soit disant attiré par les jeunes garçons ; Mrs Dass et son mari n'ont rien fait pour retenir leur fils unique aujourd'hui enfui ; Mr Plant lorgne les femmes et en trousse certaines ; pire, le père de Stephen a sans doute tué sa première épouse. Oui, c'est ce que clame à qui veut l'entendre et souvent aux intéressés eux-mêmes le jeune Timothy. Mais de ce qu'il a raconté, insinué, affirmé, où sont les mensonges et où est la vérité ?
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.